Lays-sur-le-Doubs
Lays-sur-le-Doubs est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Lays-sur-le-Doubs | |||||
L'église de Lays-sur-le-Doubs, sous le vocable de saint Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Louhans | ||||
| Intercommunalité | Bresse Nord Intercom' | ||||
| Maire Mandat |
Claudine Charvieux 2026-2032 |
||||
| Code postal | 71270 | ||||
| Code commune | 71254 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lacusien | ||||
| Population municipale |
164 hab. (2023 |
||||
| Densité | 16 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 55′ 21″ nord, 5° 14′ 51″ est | ||||
| Altitude | Min. 177 m Max. 182 m |
||||
| Superficie | 10,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pierre-de-Bresse | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
modifierLays-sur-le-Doubs fait partie de la Bresse louhannaise. Comme son nom l'indique, elle est traversée par le Doubs.
Actuellement, Lays-sur-le-Doubs conserve son excellente réputation de pêche (le Doubs, plusieurs zones d'étangs avec carte) et de camping. Le Doubs dans sa base vallée, pleine de méandres, quand il est bas l'été, offre de nombreuses plages, et petits bassins, propices à tout baigneur aguerri qui sait bien mesurer le danger. La zone est classée Natura 2000, toutes les grèves ne sont pas accessibles au public, en zone biotope elle accueille des espèces animales totalement disparues aux alentours.
Communes limitrophes
modifier| Pourlans | Annoire (Jura) | |||
| Longepierre | N | Fretterans | ||
| O Lays-sur-le-Doubs E | ||||
| S | ||||
| Charette-Varennes | Terrans | Pierre-de-Bresse |
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 897 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chamblanc à 13 km à vol d'oiseau[7], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,7 %), prairies (26,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), eaux continentales[Note 2] (8,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,6 %), forêts (4,2 %), zones urbanisées (2,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
modifierHistoire
modifierUne villa gallo-romaine entre Pourlans et Lays-sur-le-Doubs a été retrouvée lors des survols aériens de 1976, à la suite de la sécheresse de cette année en été (nord-ouest de Lays). Des fouilles ont permis la découverte d'une chaussure à clous, gallo-romaine, semblable à celles retrouvées à Arcenant au site de l'Ecartelot (canton de Nuits-Saint-Georges). Une autre villa gallo-romaine aurait été décelée sur le territoire de Lays-sur-le-Doubs. Elle n'a pas été fouillée, mais semble reconnue sur le village lui-même.
Le secteur a appartenu aux ducs de Bourgogne, capétiens puis valois. La grande voie menant à Dole (Jura) est parsemée de terres et de la grande voie dont ils étaient propriétaires.
Le Doubs n'a pas toujours été une frontière. Les possessions bourguignonnes étaient, à l'image de Saint-Jean-de-Losne, Chaugey et Maison-Dieu, de Bourgogne, c'est-à-dire implantées au-delà de l'eau. Le pont de Lays a une longue tradition jusqu'à nos jours puisqu'il n'a pas toujours été au même endroit et le franchissement aura connu diverses mésaventures mais un seul déplacement (du devant du château à l'arrière de celui-ci[15]).
À une certaine époque, Lays aura accueilli plus de 5 000 personnes (estimations) du fait de ses échanges commerciaux. La rue des Juifs et le Vieux Porto en sont les souvenirs : c'est tout un couloir de rivage est-ouest qui a été utilisé, sans doute pour entrepôt et donc, toutes nuances gardées, d'échanges commerciaux.

La première église du lieu était située au bord de l'eau, en face du château, à l'emplacement des gravières et du vaste endroit inoccupé de nos jours. Une pietà a été retrouvée dans les eaux (elle daterait du XVIe siècle et aurait été retrouvée fortuitement au XVIIIe siècle, ou début XIXe siècle), issue de l'église, maintenant dans une chapelle deux fois déplacée (une fois accolée à l'église, une autre fois le long d'une ferme dans l'actuelle rue du Bourg, et, depuis peu, légèrement à l'écart du carrefour route de Pierre - rue du Bourg). L'ensemble a été reconstruit dans le respect total du monument.
L'église actuelle, rattachée à la paroisse catholique Notre-Dame de Bresse-Finage (dont le siège est situé à Pierre-de-Bresse), a été bâtie sur des terres protégées par la digue du XVIIe siècle, après de terribles inondations qui ont emporté le premier lieu de culte (sis au nord du village, sur le terrain plat actuel).
Bien des pages de l'histoire de Lays restent à écrire : ancienne fromagerie, sentiers de randonnée, traditions de menuisiers-charrons, charpentiers, l'école, élevage, agriculture et château de briques encore en état…
Jusqu'à la Révolution française, Lays-sur-le-Doubs, localité du département de Saône-et-Loire relevant depuis 1801 du diocèse d'Autun, dépendit du diocèse de Besançon.
1802 : Lays-sur-le-Doubs est l'une des premières communes de Saône-et-Loire à être cadastrée, conformément aux dispositions de l'arrêté du 12 brumaire an XI établissant le premier système de cadastre dit « par masse de culture » (il s'agissait d'établir la nature des cultures présentes sur le territoire des communes sans introduire toutefois de découpage entre les parcelles, l'administration se chargeant de faire coïncider les déclarations des propriétaires et les superficies concernées)[Note 3].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].
En 2023, la commune comptait 164 habitants[Note 4], en évolution de +14,69 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Vie locale
modifierCulte
modifierLays-sur-le-Doubs et son église Saint-Pierre relèvent de la paroisse Notre-Dame-de-Bresse-Finage, paroisse du diocèse d'Autun qui totalise 16 clochers et dont le siège est installé à Pierre-de-Bresse.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierParmi les principaux lieux et monuments de Lays-sur-le-Doubs figurent notamment :
- l'église Saint-Pierre, construite dans le style roman en 1849 d'après des plans de l’architecte Gaguin de Louhans, sur des terres protégées par la digue du XVIIe siècle (la précédente église ayant été emportée lors d'une crue du Doubs)[20] ;
- le château de Lays-sur-le-Doubs[21].
Personnalités liées à la commune
modifierParmi les personnalités attachées à l'histoire de Lays-sur-le-Doubs figurent en particulier :
- les membres de la famille de Truchis de Lays ;
- Étienne Breton-Leroy (Dijon, 1970), écrivain.
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Lucien Guillemaut : Histoire de la Bresse Louhannaise. tome 1, Louhans 1897.
- Lucien Guillemaut : Armoiries et familles nobles de la Bresse louhannaise : armoiries ouvrières, armoiries particulières et de familles, Vve L. Romand, Louhans, 1909, gallica
- Claude Courtépée Description historique et topographique de Duché de Bourgogne, Chez Causse, Dijon, tome 5, 1780, Google Books
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Lays-sur-le-Doubs sur le site de l'Institut géographique national
- Lays-sur-le-Doubs sur INSEE, Institut national de la statistique et des études économiques,
- Lays-sur-le-Doubs sur la Base Mémoire du Ministère de la Culture
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ La démarche était expérimentale : 1800 communes avaient été retenues pour l’ensemble du territoire national. Tirées au sort, elles devaient être au moins deux par arrondissement et pas plus de huit, théoriquement. Pour le département de Saône-et-Loire, il subsiste aujourd’hui une quarantaine de plans, disponibles sur le site internet des archives départementales, avec une répartition inégale d’un arrondissement à l'autre. Techniquement, le plan devait être réalisé à l'échelle du 1/5000e, après arpentage et triangulation. Le territoire de la commune était divisé en masses colorées figurant de la même manière les terrains portant des récoltes identiques. Source : Annie Bleton-Ruget, Un département à l'aube du XIXe siècle : images et représentations de la Saône-et-Loire, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire », n° 199-200 de novembre 2019, p. 18-24.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Lays-sur-le-Doubs et Chamblanc », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pagny-le-chateau », sur la commune de Chamblanc - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Pagny-le-chateau », sur la commune de Chamblanc - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Lays-sur-le-Doubs ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Actuel emplacement d'un camping.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Pierre de Lays-sur-le-Doubs éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ Demeure dont le propriétaire, en 1978, était la comtesse J. de Truchis de Lays. Source : Châteaux et manoirs de Saône-et-Loire : quelques châteaux de Saône-et-Loire qui n'ont pas été retenus pour l'ouvrage consacré aux châteaux de France, article du colonel de La Comble paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 37 (avril 1978), p. 9.
