Lazare Duvaux, né en 1703 en France et mort le à Paris, est un marchand mercier français.

Lazare Duvaux
Naissance
Décès
Paris
Nationalité Français
Profession

Biographie

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Formation et débuts

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Afin d'être marchand mercier, Lazare Duvaux doit suivre les règles de la corporation, décrites par Jacques Savary des Bruslons : être français et faire un apprentissage de trois ans suivi d'une formation de trois autres années en qualité de garçon[1]. Après cela, il acquitte les droits (1000 livres environ)[2]. Dans le bureau de la corporation situé rue Quincampoix, comme tout marchand mercier, il acquitte le droit de visite annuel (12 livres), ainsi que 9 livres pour la visite des poids et mesures[2].

Lazare Duvaux fait partie des marchands merciers suivant la cour, et bénéficie à ce titre d'avantages, notamment fiscaux[3.1]. Il reçoit ce privilège avant 1756[4].

Il s'installe rue de la Monnaie, près de la rue Saint-Honoré où se trouvent la plupart des marchands merciers[5.1], à l'enseigne « Au Chagrin de Turquie »[6]. Il déménage plus tard rue Saint-Honoré[4].

Accédant à l'échevinage, il porte la robe consulaire de drap noir à collet et manches pendantes, parementée et brodée de velours de même couleur.[réf. nécessaire]

Le 7 mars 1741, il épouse Françoise Nicole Boutron[6] avec qui il a un fils, Jean-François Duvaux. Ce mariage est essentiel dans sa carrière puisqu'il lui permet de doubler son capital de 15 000 livres grâce à la dot de 16 000 livres de sa femme[5.2]. Son fils ne reprend pas le commerce paternel à la mort de Duvaux et devient écuyer maître d’hôtel du comte d’Artois et gendarme de la garde du roi[4].

Développement de son activité de marchand mercier

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Activité

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Les marchands merciers constituent le troisième des Six-Corps de la ville, parmi les plus puissants du fait de son vaste commerce[7]. Il est divisé en vingt classes, selon la nature de leur commerce. Successeur de Thomas-Joachim Hébert, paroisse de Saint-Eustache[réf. nécessaire], Lazare Duvaux appartient à la 13e classe. Il est donc autorisé à vendre « des tableaux, des estampes, des candélabres, des bras, des girandoles de cuivre doré et de bronze, des lustres de cristal, des figures de bronze, de marbre, de bois et d'autres matières, des pendules, des horloges, des montres, des cabinets, coffres, armoires, tables, tablettes, guéridons de bois de rapport et doré, des tables de marbre et autres marchandises et curiosités propre à l'ornement des appartements. »[1]

Le 8 juillet 1755, il obtient le brevet d'orfèvre-joaillier du roi[6] après la mort de son prédécesseur Claude Roussel[4].

Les ventes effectuées par Lazare Duvaux sont connues grâce à son livre-journal (publié par Louis Courajod en 1873[8]), qu'il tient quotidiennement . Ainsi, en 1750, il vend 137 721 livres de marchandise[5.3]. Entre 1748 et 1758, il réalise un chiffre d'affaires annuel équivalent à 275 millions de francs, soit près de 42 millions d'euros[réf. nécessaire]. Son journal renseigne également sur son calcul de pourcentage de bénéfice. Celui-ci varie entre 5 et 10 %[5.3].

Clientèle

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Fournisseur de la haute bourgeoisie, il devient rapidement celui de Madame de Pompadour, puis du roi Louis XV et de la famille royale à travers le Garde-Meuble[9], ainsi que de la noblesse. En , le roi décide que son service Bleu Céleste qui vient de lui être livré en décembre doit être exposé chez Lazare Duvaux rue Saint-Honoré, jusqu'au mois de février.[réf. nécessaire]

La marquise de Pompadour apparaît à la Cour en 1743. Mécène des arts, elle joue un rôle déterminant dans le développement de la Manufacture de Vincennes mais aussi dans la carrière de Lazare Duvaux. Elle est l'une de ses clientes principales, ce que révèle l'analyse des ventes effectuées par Duvaux en 1750. En effet, si la moyenne mensuelle de son chiffre d'affaires est de 11 477 livres, celui-ci s'élève à environ 30 000 livres pour les mois de novembre et décembre respectivement, correspondant à des achats de nombreux objets couteux par la marquise[5.3]. Par exemple, en 1755, elle lui achète des salières figuratives en or, et, le 23 février 1756, une cafetière et un réchaud pour son service de vaisselle d'or, aujourd'hui tous disparus[3].

Parmi ses clients, outre le roi et sa famille, on compte Madame de Pompadour, le fermier général Pierre-Louis Randon de Boisset en 1757, grand collectionneur du siècle des Lumières, le prince de Rohan, de la Reynière, Moras de Saint-Priez, le marquis d'Argenson, la marquise d'Ambres, la marquise du Châtelet, la duchesse de Mazarin, Monsieur de la Live, Lallemand de Betz et Randon, Augustin Blondel de Gagny, le duc de Tallard, la princesse de Trivulce, la vicomtesse de Rochechouart, ou M. Boulogne de Préninville.[réf. nécessaire]

Manufacture royale de porcelaine de Sèvres, assiette du « petit service vert » livré par Lazare Duvaux à Louis XV le 9 mars 1758[6], porcelaine tendre, H.3cm ; D.24,7cm, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon (inv. V6094)
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Objets en porcelaine

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Approvisionnement
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Comme la plupart des marchands merciers, Lazare Duvaux propose à ses clients des pièces de porcelaine, une partie provenant de la manufacture de Sèvres-Vincennes, dont il est le plus important revendeur à Paris[6]. Il achète les trois cinquièmes de la production de cette fabrique en 1757 pour un montant de 165 876 livres[2], lorsque celle-ci s'installe à Sèvres et devient la Manufacture nationale de Sèvres. La Manufacture de Sèvres accorde une remise de 9 % à ceux qui achètent sa production en gros pour la revendre[5.3]. Lazare Duvaux aurait pourtant bénéficié d'une remise plus avantageuse à hauteur de 12%[4]. Il semblerait également que Duvaux a une influence sur la production par la manufacture de Sèvres de pièces inspirées par les « porcelaines de Saxe » de la manufacture de Meissen. Ainsi, il vend à la duchesse de Mirepoix une « tasse de Vincennes faite sur un modèle de Saxe »[5.4].

Le marchand du Chagrin de Turquie participe en outre au phénomène d'imitation des pièces provenant de Sèvres. Ainsi, son journal mentionne « deux vases en carton verni imitant l'albâtre d'Orient » (n°475)[2.1].

Duvaux est, en revanche, un bien moins important revendeur de la manufacture de Chantilly, dont il ne vend des pièces qu'à trois reprises entre 1748 et 1758, et uniquement des pots de chambre[4].

Une partie des porcelaines de la marchandise de Lazare Duvaux sont importées de Chine et du Japon. Dans son cas, il s'agit en particulier de céladons, particulièrement en vogue en Europe au XVIIIe siècle. En effet, ils représentent un tiers de ses ventes de porcelaines importées entre 1750 et 1756. Il vend ces pièces rares entre 24 et 1680 livres à ses clients fortunés tels que Madame de Pompadour[10]. On trouve dans son journal des mentions de porcelaines bleu céleste, très rares, Duvaux n'en vendant que quarante sur la même période. Parmi les pièces importées, le livre-journal mentionne également des porcelaines monochromes vertes ou des blancs de Chine, des pièces seules ou des garnitures, des statuettes d'animaux et d'humains - parfois avec des têtes et mains amovibles-, des pagodes ou encore des magots[10].

Typologies
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Afin d'accroitre leur valeur et de les rendre au goût du jour, Lazare Duvaux enrichit également ses objets de montures en bronze ou d'orfèvrerie. Une pièce faisant l'objet d'une commande bien particulière peut voir son prix décuplé par rapport à un objet ordinaire[2.2]. Son livre-journal révèle qu'il a commandé des « modèles fait exprès » de bronzes à Jean-Claude Duplessis à dix reprises[5.5].

Similairement à d'autres marchands ou créateurs et actionnaires de la Manufacture de Vincennes (par exemple, le plat « Hébert », nommé d'après Thomas-Joachim Hébert), il donne son nom à certaines formes de pièces produites par celle-ci, comme le « déjeuner Duvaux » ou les « pots-pourris Duvaux »[6].

Jean-Charles Ducrollay et manufacture de Sèvres, tabatière dite vert enfants, 1756/59, or ciselé, plaques de porcelaine, H.3,1 cm ; L.5,9 cm ; P.4,5cm, Paris, musée du Louvre (OA 12148)

Parmi les objets de luxe vendus au Chagrin de Turquie dans les années 1750 se trouvent les tabatières, la vente desquelles Duvaux a le monopole[3]. Sèvres fournit Duvaux en plaques de porcelaines ornées de motifs dits féminins tels que des putti. Entre 1756 et 1759, la manufacture vend à plusieurs reprises des plaques à Duvaux par groupe de six pour environ 360 livres[3.2]. Duvaux se charge ensuite de les faire monter par des orfèvres, comme Jean Ducrollay dans le cas d'une tabatière conservée au musée du Louvre (OA 12148). Il vend cette dernière au duc de Rohan pour 1 200 livres le 22 octobre 1757[6].

En 1752, il se fait une spécialité de boîtes vernies. Entre 1753 et 1756, les oiseaux à fond lapis et or sont tous achetés par Duvaux au prix de 15 livres chaque pour une première paire, vendue le , puis au prix de 24 livres chaque en 1754 et 1755[pas clair].

Bernard II van Risenburgh, encoignure (paire), vers 1745 - 1749, H.91.1 cm ; L.86 cm ; P.66.4 cm, New York, Metropolitan Museum (1983.185.2a, b). Lazare Duvaux vend deux encoignures similaires en janvier 1750 et avril 1751[11].

Meubles et laques

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L'activité de Lazare Duvaux ne se limite pas au commerce de pièces de porcelaine. Ainsi, entre 1740 et 1755, il vend également des panneaux de laque anciens[12]. Ces pièces sont importées d'Asie (Chine, Japon), détachées de leur support d'origine pour être remontées sur des meubles adaptés aux goûts des européens appréciant les chinoiseries. Plus rarement, ces laques peuvent être vendus comme pièce de décoration en soi, tel que le « morceau de lacque garni en bronze doré d'or moulu » livré par Duvaux à M. de Villaumont en 1749[5.6]. Duvaux utilise aussi des panneaux de laque fabriqués à Paris (notamment avec la technique du vernis Martin), afin de compléter des meubles à moindre prix[7.1].

En 1756, il vend un corps de bibliothèque en marqueterie Boulle à Ange Laurent La Live de Jully pour 12 000 livres, considéré comme un des meubles les plus chers du XVIIIe siècle[9.1].

Tableaux

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Par l'article XII des statuts renouvelés des merciers de janvier 1613, ceux-ci ont le droit de vendre des peintures. Avec comme exception Edme-François Gersaint, la vente de tableaux représente cependant un pourcentage moindre des ventes des marchands merciers, Duvaux compris. Son inventaire après-mort ne fait état que de dix-sept pièces, estimées 764 livres[13]. L'historien de l'art Patrick Michel souligne cependant que des annotations sur un exemplaire du catalogue de la vente Tallard en 1756 (conservé à l'Institut néerlandais pour l'histoire de l'art de La Haye) mentionnent que certains des tableaux sont vendus par Duvaux[13.1].

Restauration et entretien

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Attribué à Étienne-Simon Martin et Guillaume Martin, paire de bronzes décoratifs, 1745-50, Malibu, J. Paul Getty Museum (88.DH.127). Cet exemplaire est similaire à celui restauré par Duvaux.

Lazare Duvaux propose aussi à ses clients de restaurer leurs biens de luxe. Son journal révèle qu'il travaille avec les ateliers Martin pour « le racommodage » de certains meubles, consistant en la réparation de la structure, mais aussi la réfection complète du laque. Ses services de restauration s'étendent aussi aux objets en bronze. Par exemple, en 1752, la Marquise de Pompadour lui confie deux commodes et une paire de statuettes de porteurs de canne à sucre à cet effet[5.7].

Il dirige en outre le nettoyage du château de Bellevue en hiver 1753 : re-dorure des bronzes, réparation des meubles, nettoyage des chandeliers en cristal[5.7]...

Inventaire après-décès

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Lazare Duvaux meurt le 23 novembre 1758 à Paris. Il est inhumé en l'église Saint-Eustache[4].

Deux ans après sa mort, sa veuve fait procéder à un inventaire avec estimation des biens et usages fournis à Nicolas de Saint-Priez. Le procès-verbal est fait par Dominique Sprote, conseiller du roi, marchand mercier, bijoutier qui représente les intérêts de Moras de Saint-Priez et par Claude-François Julliot, aussi marchand mercier, bijoutier pour la veuve de Lazare Duvaux, en date du . L'ensemble est estimé à 1059 livres et représente des ventes du au . Cet ensemble comprend deux grilles pour 36 livres, une grille argentée pour 18 livres, une lanterne carrée à console dorée d'or et garnie de glaces (288 livres) et le cordon de la dite lanterne (20 livres), une petite lanterne de garde robe, une grille argentée (120 livres), deux portes (2 livres), une table de nuit (84 livres), un jeu de bras à une branche (30 livres), une grille à ornements dorés (240 livres), une lanterne en cristal avec son cordon de soie bleue (22 livres), plus le raccommodage de paire de feux[réf. nécessaire].

Objets vendus par Lazare Duvaux

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  • 1749, vase de Saxe le , un vase en pot-pourri en porcelaine de Saxe peint en Watteau avec terrasse et garnitures dorées.
  • 1749, coffret du Japon, 180 livres au Duc de Tallard.
  • 1749, deux garde vue argentés, le à M. Boulogne de Préninville pour 18 livres.
  • 1750, tasses et soucoupes le , peintes en Watteau, avec le plateau de Chine. Il vend également cette année-là des paillassons en natte de paille épaisse, servant à s'essuyer les pieds.
  • 1750, garde vue de bronze, doré d'or moulu sur une figure de Saxe et fleurs de Vincennes, 156 livres à la vicomtesse de Rochechouart.
  • 1750, pot-pourri de Saxe, le , peint de sujets Watteau, garni en bronze doré.
  • 1750, Le Persan et la statue, œuvre de Jacques Bousseau en terre cuite, vendu à Lalive de Jully.
  • 1750, cabinet en laque rouge à Madame de Pompadour à Versailles (Métropolitan Museum de New-York, États-Unis), elle fut peut être à l'origine de la commande de celui de Louis XV pour son cabinet intérieur.
  • 1750, dix table à écrire avec tiroirs et cornets argentés 58 livres pièces, livrées en août et novembre à Mme de Pompadour les deux premières à Bellevue (Meudon).
  • 1750, table estampillée « BVRB », livrée à Bellevue pour Mme de Pompadour.
  • 1750, réparations en décembre, facture de 200 livres pour dix-sept commodes et douze tables.
  • 1750, boîte de lacque, le avec coqs dessus et dans laquelle il y a neuf petites boîtes de lacques avec rosettes.
  • 1750, nécessaire de toilette livré à Louis XV, avec les accessoires pour un petit déjeuner léger.
  • 1751, six table à écrire, livrées à Mme de Pompadour au même prix que les précédentes.
  • 1751, deux bureaux en laque rouge.
  • 1751, deux vases de Saxe, , sujets peints en Watteau, montés en pot-pourri sur des terrasses dorées avec des enfants de Saxe aux côtés, au bas une guirlande de fleurs de Vincennes.
  • 1751, singe en terre des Indes, pièce ancienne, sans socle facturée à Tallard 96 livres et revendu cinq ans plus tard 78 livres monté sur plateau.
  • 1752, boîtes vernies à fleurs émaillées.
  • 1753, six commodes en acajou pour Mme de Pompadour, réalisées par Fermet.
  • 1753, Orchestre à Singes en décembre, pendule de Jean Moisy, pour Mme de Pompadour.
  • 1753, service bleu céleste, première livraison au mois de décembre, exposition en janvier, février à Paris chez Lazare Duvaux.
  • 1754, papier des Indes le , quatre panneaux à Mme de Pompadour (très beaux), 266 livres, provenant de Canton.
  • 1754, store de taffetas d'Italie, peint à bouquets et guirlandes en transparents.
  • 1754, trois cafetières en or pour Louis XV et une pour Madame de Pompadour.
  • 1754, trente-six paires de bras de lumière, dix-huit feux, dix-huit lanternes, plus des montures de porcelaine et un rateau de bronze à manche d'ivoire.
  • 1754, fontaine Pompadour à Roseaux, avec son couvercle et sa cuvette, monture en vermeil et bronze doré, 1754, 35,5 cm, pour la marquise de Pompadour[14].
  • 1755, vase couvert de forme balustre en céladon, motif en reliefs époque Qianlong, avec monture en bronze doré, attribué à Jean-Claude Duplessis.
  • 1755, damier Polonais le , en cuir avec ses dames en palissandre pour Mme de Pompadour.
  • 1755, deux pots à eau, garniture en argent doré fait pour Louis XV et vendu à Moras de Saint-Priez pour 48 livres.
  • 1756, deux encoignures, livrées à Augustin Blondel de Gagny, 1800 livres.
  • 1757, pot-Pourri aujourd'hui dans la collection Wallace, achetée 1200 livres aurait appartenu à Mme de Pompadour.
  • Manufacture royale de Vincennes et Charles-Nicolas Dodin, Naïade ou « La Source », 1756, H.30 cm ; L.52 cm, Paris, musée du Louvre (TH 693).
    1757, grande Figure de Sèvres, devant être le groupe du musée du Louvre. Duvaux aurait acheté cette pièce à l'été 1757 avant de la revendre au marchand Hébert[3]. La base, le palmier et certains décors de bronze doré sont faits sous la direction d'Hébert.
  • 1758, Amours jouant avec des fleurs, des cygnes et des colombes, tableau de Joseph-Marie Vien, pour Louis XV (château de Fontainebleau).
  • 1758, garde vue de porcelaine de Saxe, garni de branchages dorés d'or moulu orné de fleurs de porcelaine le prix, 192 livres, à la princesse de Trivulce.
  • 1758, douze lots de tableaux, soit dix-sept pièces estimés à 764 livres.
  • 1758, service vert pour Louis XV, destiné à Fontainebleau.
  • 1758, plusieurs pendule, pour le roi dont une pour son petit-fils aîné, le duc de Bourgogne, de l'horloger Le Roy.
  • 1758, plusieurs lanterne, dont une à six bras de lumière pour le château de Choisy et d'autres pour le salon Saint-Hubert à Fontainebleau et Bellevue.
  • Le Jeune Tobie, huile sur toile, vendu par Edmé Calley à Duvaux, qui le revend à Laurent Grimod de La Reynière, fermier général, ou à son père également fermier général, Antoine Gaspard Grimod de La Reynière.
  • Secrétaire à pente, 200 livres (musée des arts décoratifs de Paris, succession David Weill).

Collaborateurs

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Ébénistes

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Horlogers

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Orfèvres et fondeurs

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  • Jean-Claude Duplessis : bronzier, orfèvre, cartonnier et dessinateur, créateur de modèles, directeur artistique de la Manufacture de Vincennes. Il dessine notamment les modèles pour les pièces du service bleu céleste de Louis XV[15].
  • Jean-Joseph de Saint-Germain : fondeur, ciseleur.
  • Vassou
  • Gallien

Vernisseurs

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Collections publiques conservant des objets vendus par Lazare Duvaux

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Notes et références

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  1. 1 2 « Mercerie », dans Jacques Savary des Bruslons, Dictionnaire universel de commerce, t. III, Paris, Vve Estienne, (lire en ligne), p. 356-60
  2. 1 2 3 Pierre Verlet, « Le commerce des objets d'art et les marchands merciers à Paris au XVIIIe siècle », Annales. Histoire, Sciences Sociales, vol. 13, no 1,‎ , p. 10–29 (ISSN 0395-2649 et 1953-8146, DOI 10.3406/ahess.1958.2705, lire en ligne, consulté le )
    1. ↑ p.20
    2. ↑ p.27
    3. ↑ p.24
  3. 1 2 3 4 5 Décors, mobilier et objets d'art du musée du Louvre: de Louis XIV à Marie-Antoinette, Somogy éditions d'art : Louvre éditions, (ISBN 978-2-7572-0602-7 et 978-2-35031-484-6)
    1. ↑ p.64
    2. ↑ p.359
  4. 1 2 3 4 5 6 7 « DUVAUX Lazare (FR) », sur agorha.inha.fr (consulté le )
  5. Carolyn Sargentson, Merchants and luxury markets: the marchands merciers of eighteenth-century Paris, Victoria and Albert Museum in association with the J. Paul Getty Museum, (ISBN 978-0-89236-295-0 et 978-1-85177-176-9)
    1. ↑ p. 18-23
    2. ↑ p.26
    3. 1 2 3 4 p.34
    4. ↑ p.74-5 et 93
    5. ↑ p.52 et 60
    6. ↑ p.86
    7. 1 2 p.89-90
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Sylvia Vriz, « Lazare Duvaux (vers 1703-1758) », dans Rose-Marie Herda-Mousseaux, La Fabrique du luxe : Les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle, Paris, Paris-Musées ; Musée Cognacq-Jay, (ISBN 978-2-7596-0400-5), p. 142-3
  7. ↑ Pierre Verlet, « Le commerce des objets d'art et les marchands merciers à Paris au XVIIIe siècle », Annales, EHESS, vol. 13, no 1,‎ , p. 10–29 (DOI 10.3406/ahess.1958.2705, lire en ligne, consulté le )
    1. ↑ p.19
  8. ↑ Lazare Duvaux et Louis Courajod, Livre-journal de Lazare Duvaux, marchand bijoutier ordinaire du roy, 1748-1758, Paris, Société des bibliophiles français, (lire en ligne)
  9. ↑ Frédéric Dassas, « L'esprit du décor », dans Jannic Durand, Michèle Bimbenet-Privat, Frédéric Dassas, Décors, mobilier et objets d'art du Musée du Louvre : de Louis XIV à Marie-Antoinette, Paris, Louvre Éditions, Somogy, (ISBN 978-2-7572-0602-7)
    1. ↑ p.86
  10. 1 2 Stéphane Castelluccio, Le goût pour les porcelaines de Chine et du Japon à Paris aux XVIIe-XVIIIe siècles, Éditions Monelle Hayot, (ISBN 978-2-903824-78-5)
  11. ↑ (en) « Armoire d'angle (encoignure) (une d'une paire) », sur Metropolitan Museum (consulté le )
  12. ↑ Vincent Bastien, « Jean Ducrollay et l'orfèvrerie à Paris au XVIIIe siècle », dans Stéphane Castelluccio, Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, Berne, Peter Lang, (ISBN 978-3-03911-804-5), p. 140
  13. ↑ Patrick Michel, Le commerce du tableau à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle: acteurs et pratiques, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Histoire de l'art », (ISBN 978-2-7574-0001-2)
    1. ↑ p.30 (note 36)
  14. ↑ La Gazette de l'Hôtel Drouot, n°23, 10 juin 2005, p. 186.
  15. ↑ « Acquisition exceptionnelle : Un rare plat du service bleu céleste de Louis XV | Château de Versailles », sur www.chateauversailles.fr (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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Ouvrages généraux

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  • Louis Courajod, Lazare Duvaux, Livre Journal, 2 t., Paris, 1873. Réédition en 1965, F de Nobele, Paris (Mayenne imp J.Floch).
  • René de Lespinasse, Les métiers et corporations de la ville de Paris : XIVe-XVIIIe siècles. Orfèvrerie, sculpture, mercerie, ouvriers en métaux, bâtiment et ameublement, 1897 (lire en ligne).
  • Pierre Vidal et Léon Duni, Histoire de la Corporation des marchands merciers Paris(sd), 1912.
  • François Olivier-Martin, L'organisation corporative de la France d'Ancien Régime. In: Revue d'histoire de l'Église de France, tome 25, n°108, 1939. pp. 360-364 (lire en ligne).
  • Pierre Verlet Sèvres, Tome 1 : Le XVIIIe siècle. Les XIXe & XXe siècles, 1954.
  • Pierre Verlet, Le commerce des objets d'art et les marchands merciers à Paris au XVIIIe siècle. In: Annales. Economies, sociétés, civilisations. 13ᵉ année, N. 1, 1958. pp. 10-29. (lire en ligne).
  • Georges Wildenstein, Rapport d'expertise de 1712 à 1790, Burt Franklin à New-York, 1921 et 1969.
  • Guillaume Glorieux, À l'enseigne de Gersaint (1694-1750) marchand d'art sur le Pont Notre-Dame, Champ Vallon, 2002, 585p.
  • Patrick Michel, Le commerce des tableaux dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Septentrion PU, 2007, 384 p.
  • Défendin Détard, "Lazare Duvaux, marchand mercier à la Ville et à la Cour", L'Objet d'art, , p. 70-75.

Registres

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  • Pierre Grégory, Inventaire après décès de Lazare Duvaux retrouvé aux Archives nationales
  • Dominique Gustave Saint-Joanny, Registre des délibérations et ordonnances des Marchands merciers de Paris, 1596-1696: manuscrit incendié aux Archives de la Ville le 24 mai, 1871: reconstitué avec préface et notes-appendices. Volume 4 de Collection historique des bibliophiles parisiens, Paris, 1878.

Liens externes

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