Le Bousquet-d'Orb

commune française du département de l'Hérault

Le Bousquet-d'Orb (prononcé [lə buskɛ dɔʁb] ; en occitan Lo Bosquet d'Òrb) est une commune française située dans le nord du département de l'Hérault en région Occitanie.

Le Bousquet-d'Orb
Le Bousquet-d'Orb
Mairie
Blason de Le Bousquet-d'Orb
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté de communes de Grand Orb
Maire
Mandat
Jean-Luc Lanneau
2025-2026
Code postal 34260
Code commune 34038
Démographie
Gentilé Bousquetains
Population
municipale
1 599 hab. (2023 en évolution de +1,2 % par rapport à 2017)
Densité 135 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 37″ nord, 3° 10′ 02″ est
Altitude Min. 236 m
Max. 787 m
Superficie 11,83 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Bédarieux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Clermont-l'Hérault
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web lebousquetdorb.fr

Exposée à un climat méditerranéen, elle est traversée par l'Orb, le Graveson, le ruisseau de Vernazoubres et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, la commune possède un patrimoine naturel composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Le Bousquet-d'Orb est une commune rurale qui comptait 1 594 habitants en 2022. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bédarieux. Ses habitants sont appelés les Bousquetains ou Bousquetaines.

Géographie

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Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Avène, Camplong, Lunas-les-Châteaux et La Tour-sur-Orb.

Communes limitrophes du Bousquet-d'Orb
Avène Lunas
Camplong du Bousquet-d'Orb Lunas
La Tour-sur-Orb

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs, en 2020, Météo-France publie une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 981 mm, avec 8,3 jours de précipitations en janvier et 3,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bédarieux à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 982,0 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,7 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

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Espaces protégés

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La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[10],[11].

Un espace protégé est présent sur la commune : le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184 ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[12]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et Mer Méditerranée, ce territoire domine les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[13],[14].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

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Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 2] est recensée sur la commune[15] : les « Monts d'Orb » (13 437 ha), couvrant 6 communes du département[16].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Le Bousquet-d'Orb est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bédarieux, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (73,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (73,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,3 %), zones urbanisées (9,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,5 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune du Bousquet-d'Orb est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à deux risques particuliers : le risque minier et le risque de radon[18]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[19].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Orb et le Graveson. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1995, 1996, 1997, 2006 et 2014[20],[18].

Le Bousquet-d'Orb est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 4],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Bousquet-d'Orb.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[22]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 38,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 700 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 420 sont en aléa moyen ou fort, soit 60 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[23],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[24].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[25].

La commune est en outre située en aval du Barrage des monts d'Orb, un ouvrage de classe A[Note 5] sur l'Orb, mis en service en 1961 et disposant d'une retenue de 30,6 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[27].

Risque particulier

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L’étude Scanning de Géodéris réalisée en 2008 a établi pour le département de l’Hérault une identification rapide des zones de risques miniers liés à l’instabilité des terrains[28]. Elle a été complétée en 2015 par une étude approfondie sur les anciennes exploitations minières du bassin houiller de Graissessac et du district polymétallique de Villecelle. La commune est ainsi concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[29].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune du Bousquet-d'Orb est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[30].

Toponymie

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On trouve pour l'église Saint-Martin-de-Clémensan les formes anciennes : de Clemenciano (1153), de Clementiano (1216), prior de Clemensan (1571), St Martin de Clemensan (1590).

Le nom dérive d'un domaine gallo-romain : gentilice Clementius + -anum[31].

Histoire

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Aperçu rapide

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La commune du Bousquet d'Orb est issue de la fusion du domaine de Clémensan et du Mas du Bousquet, deux lieux séparés par le ruisseau du Rouffiac. Le domaine de Clémensan dépendait auparavant de la commune de Lunas tandis que le Mas du Bousquet dépendait de la commune de Boussagues.

Origine hypothétique du nom Clémensan

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Clemens est la forme latine du prénom ou du nom Clément. Les Romains donnaient fréquemment aux propriétés rurales le nom de leur propriétaire. La plupart du temps le nom d'un domaine rural était un adjectif dérivé du nom du propriétaire avec le suffixe latin -anus. Les noms gallo-romains obéissaient à une construction similaire avec le suffixe gaulois -acus. Un certain Clementius (ou Clemensius) aurait donc donné son nom à sa propriété : Clémensan.

Après avoir construit une église sur ce domaine, le clergé a choisi Martin comme saint patron. Le nom obtenu serait : Saint-Martin de Clémensan.

L'église Saint-Martin de Clémensan

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La première église Saint-Martin de Clémensan est construite à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle[32]. Elle est de style roman. Comme de nombreuses églises chrétiennes, son emplacement était probablement un lieu de culte antique.

En 1614, le prieur de Saint-Martin fait accoler à l'église un presbytère sur les ruines d'un ancien lieu de culte. Le dernier acte inscrit sur les registres paroissiaux de cette église est un acte de baptême daté du . Le registre est clos le sur ordre du procureur de la commune de Boussagues. L'église est mal entretenue et est ravagée dans les débuts de la révolution de 1789. En 1851, le prêtre de la paroisse, Gustave Lacassaigne, fait reconstruire l'église au même emplacement. Son clocher est érigé en 1867. En 1925, la verrerie du Bousquet d'Orb offre un vitrail à l'église.

Jusqu'en 1789, Saint-Martin de Clémensan est gérée de façon administrative et juridictionnelle par les Seigneur de Lunas. Le compoix terrier de Saint-Martin est consultable sur celui de Lunas dans les archives en ligne de l'Hérault.

D'après le Cartulaire (livre noir) de Béziers[Note 6], une bulle du pape Eugène III datée du [33] confirme les possessions de l'évêque de Béziers, dont l'église Sancti de Martini de Clemenciano[34],[Note 7]. Dans le Gallia Cristiana[Note 8], une bulle du pape d'Alexandre III rappelle les possessions de l'évêque de Béziers en 1178, parmi lesquelles figure Sancti Martini de Clementiano[Note 9]. Les Lettres communes des Papes d'Avignon, dont une intitulée De Bénéficiis Vacantibus Anni IV 1338, datée du et envoyée par Benoît XII, témoignent de son approbation de l'attribution à Guilhaume de Beaulieu d'une charge de curé de l'église de Sancti Martini de Clementiano.

En 1539, l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose la rédaction des actes de justice et des actes administratifs en français[Note 10] : Saint-Martin devient donc Saint-Martin de Clémensan.

Pour la période allant de 1541 à 1574, les Archives ecclésiastiques de l'Hérault antérieures à 1790[Note 11], regroupent des documents concernant les « Arrantements et Collation du Bénéfice » des prieurés tels que celui de Saint-Martin de Clémensan appartenant au chapitre de l'église de Saint-Jean de Libron, domaine des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Dans ces mêmes archives, est mentionnée cette appellation dans des documents concernant le service divin, les dîmes et arrantements pour la période allant de 1602 à 1694[Note 12].

En 1660, les registres paroissiaux apparaissent et mentionnent les baptêmes, les mariages et les sépultures de Saint-Martin, en précisant le nom de l'église paroissiale de Saint-Martin de Clémensan[Note 13]. Certains actes font apparaître l'appartenance cléricale des masages de La Séguinerie, de Cazilhac[Note 14] et de Sérieys à cette paroisse. Les masages du Bousquet de Grajau et de Fontenilles font partie de la paroisse de Saint-Xist jusqu'en 1789.

Le Bousquet de Grajau

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Le Bousquet de Grajau tire son nom de l'Occitan : le bosc signifie le bois, et le bosquet ou le bousquet signifie donc un petit bois[Note 15].

Grajau : Il est possible que ce mot soit le nom d'un des premiers occupants de ce lieu. On le retrouve dans un journal local de Marseille « La Vedette », en 1895 : il s'agit du nom d'un des participants à un mariage[réf. nécessaire].

D'après N.-E. Dionne, professeur d'archéologie à l'université de Laval, Grajau serait dérivé de Graulges, commune de la Dordogne dans l'arrondissement de Nontron. Grajau signifierait aussi « coquelicot »[35].

Le Bousquet de Grajau est peu cité dans les textes. Il est mentionné dans les registres paroissiaux et dans la matrice de Compoix de Boussagues Camplong de 1737, sous le nom de « Lou Bousquet de Grajal »[36].

Après la révolution de 1789

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À la révolution de 1789 (loi du ), le Bousquet de Grajau devient Le Bousquet d'Orb ; Saint-Martin de Clémensan devient Saint-Martin d'Orb. Avec les hameaux de Cazilhac, la Séguinerie et Fontenilles, tous sont rattachés à la commune de Camplong. Le hameau de Sérieys (précédemment appelé Mas de Sareillan) intègre, de fait, la commune et la paroisse de Lunas.

En 1843, la création de la commune de Saint-Martin d'Orb la sépare de celle de Camplong et y incorpore les hameaux du Bousquet d'Orb, de Fontenilles, de la Séguinerie et de Cazilhac. Le député André Kœchlin soumet le projet à l'Assemblée qui l'approuve dans la loi du [37].

Le , la commune de Saint Martin d'Orb est retirée du canton de Bédarieux au bénéfice de celui de Lunas.

Le , la brigade de gendarmerie à cheval établie à Lunas est transférée au Bousquet d'Orb, commune de Saint-Martin d'Orb.

Mine : carte postale (fin du XIXe siècle - début du XXe siècle)

Le , est créé le Bureau de Poste de Saint-Martin d'Orb. Le , est créée l'école des garçons de Saint-Martin. Le , est créée l'école des filles, au Bousquet d'Orb.

Enfin, malgré la réticence des populations due à l'industrie minière et aux industries et services induits (verreries, commerces, etc.), la commune de Saint-Martin d'Orb devient commune du Bousquet d'Orb[38] par la loi du [39]. Un nouveau groupe scolaire est construit aux limites des communes du Bousquet d'Orb et de Saint-Martin d'Orb. Il est inauguré en . Au début du XXIe siècle, les locaux de la mairie se trouvent au centre de ce bâtiment.

La loi du (modifiant l’art. 9 de la loi de 1905) précise que les églises construites entre 1802 et 1905 appartiennent à la commune, dès lors qu'elles ont été construites sur un terrain communal. Les églises construites avant 1905 restent propriété des communes, les cathédrales sont propriété de l'État. La mise à disposition est gratuite : la commune ne peut exiger une redevance en échange de son usage.

Héraldique

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Blason de Le Bousquet-d'Orb Blason
« Parti de un coupé de deux d'argent et de gueules: aux 1er et 2e à l'étoile de l'un en l'autre surbrochant sur trois éclairs, d'azur sur l'argent, et d'argent sur le gueules, au 3e à une lettre capitale anglaise B d'or, au 4e à la lampe de mineur brochant sur un pic et une pelle passés en sautoir, le tout de gueules, au 5e au chalumeau de verrier de sable brochant sur deux felles en sautoir de gueules avec leur boule de pâte de verre du même en pointe, au 6e à la lettre capitale anglaise O d'or ».
Détails
Ces armes ont été créées dans les années 1950 par Gaston Gachon.

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1844 1848 Jean Montagnol    
1848 1850 Jean Neveu Fabre    
1850 1851 Jean-Pierre Bouhiome    
1851 1854 Jean Neveu Fabre    
1854 1862 Sainte Beaure de la Bussière    
1862 1865 Adolphe Berthet    
1865 1870 Justin Crestou    
1870 1876 Jacques Bessiere    
1876 1877 Amédée Fauchard    
1877 1878 Justin Crestou    
1878 1892 Amédée Fauchard    
1892 1895 Adolphe Crebasso    
1895 1895 Joseph Courtes    
1895 1896 Henri Lachaussée    
1896 1898 Paul Riviere    
1898 1898 Louis Pelé   Président de la délégation spéciale
1898 1905 Charles Gros    
1905 1909 Lucien Boubals    
1909 1919 Jean-Baptiste Cotté    
1919 1935 Clovis Berger    
1935 décembre 1943
(démission d'office)
Pierre Campo
(?-1945)
SFIO Ouvrier verrier, puis employé des mines
Révoqué par le Gouvernement de Vichy[40]
1944 1945 Henri Daures   Président du comité local de libération
1945 1947 André Bonnafous    
1947 1948 René Thomas    
1948 1953 Jacques Masse    
1953 1971 Adrien Vernet SFIO-PS Coiffeur, membre du MLN
1971 1989 René Campo
(1912-2005)
DVG Fils de Pierre Campo
Commissaire de police, ancien résistant FFI
Chef de la section économique et financière du SRPJ (1945-1970)
1989 juin 1995 Robert Thomas PS  
juin 1995 mars 2008 Francis Boutet PCF Viticulteur
mars 2008 mai 2025 Yvan Cassili[41] SE-DVG Retraité Fonction publique
mai 2025 en cours
(au août 2025)
Jean-Luc Lanneau[42] SE 1er adjoint du maire assurant la gestion des affaires courantes

En 2017, le préfet de l'Hérault modifie l'appartenance aux arrondissements dans le cadre de l'application d'un schéma départemental de coopération intercommunale. L'objectif de cette modification est d'éviter que les communes d’une même intercommunalité soient à cheval sur deux arrondissements, afin qu'elles soient ainsi gérées auprès de leurs sous-préfectures respectives[43]. La commune du Bousquet-d'Orb faisant partie de la communauté de communes du Grand Orb, elle quitte l'arrondissement de Lodève et rejoint celui de Béziers[43],[I 2].

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[45].

En 2023, la commune comptait 1 599 habitants[Note 16], en évolution de +1,2 % par rapport à 2017 (Hérault : +7,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
6796997797558891 2781 8422 4151 825
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
1 7631 9291 7731 8072 1012 3162 4242 5412 262
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
2 2612 5822 5022 2701 9441 8161 7021 4831 571
2008 2013 2018 2023 - - - - -
1 5961 5731 5851 599-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine

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Lieux et monuments

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Église paroissiale de Saint-Martin d'Orb commune du Bousquet-d'Orb
Église de Saint-Martin d'Orb.

Personnalités liées à la commune

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  • Pierre Cance est né dans cette commune.
  • Michel Galabru a passé son enfance dans cette commune.
  • Marc Galabru, frère de Michel Galabru, est inhumé au cimetière vieux de la commune auprès de leur père Paul Galabru[49].
  • Philippe Estang, collectionneur et fondateur du musée « les lumières de la mine » en 2001. Sa collection est gérée et exposée par la commune du Bousquet d'Orb, la CC Grand Orb et le département de l'Hérault[50].

Le , l'équipe bousquetaine de rugby à XV perd contre l'équipe de Puisserguier sur le score de 0 à 240[51],[52].

Galerie photographique

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  5. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[26].
  6. Cartulaire : recueil de copie des actes civils ou religieux ayant trait a la gestion administrative ou historique des biens d'un évêché.
  7. Clementiano avec un C
  8. Gallia Cristiana : ensemble encyclopédique détaillé rédigé en latin traitant de l'histoire de l'Ancienne France chrétienne, de la totalité des diocèses et des monastères français, et contenant des listes biographiques des archevêques, des évêques, des abbés et des abbesses.
  9. Clementiano avec un T
  10. Il ne s'agit pas du français tel que nous le parlons aujourd'hui.
  11. Série G. Clergé séculier - Évêché de Béziers -, dans la série G 668.
  12. Série G. Clergé séculier - Évêché de Béziers -, dans la série G en G527.
  13. Documents présents aux archives départementales à Montpellier.
  14. À ne pas confondre avec la commune de Cazilhac, dans le même département.
  15. Il est possible que tous nos hameaux et mazades[pas clair] existent depuis très longtemps et que leur patronyme se soit formé en fonction du nom de leur premier habitant, en fonction de leur situation géographique ou en fonction de l'activité que l'on y exerçait, le tout selon des origines différentes (celtes, romaines, chrétiennes, germaniques, etc.).
  16. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  1. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  2. 1 2 3 Insee, « Métadonnées de la commune de Le Bousquet-d'Orb ».
  3. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Bédarieux », sur insee.fr (consulté le ).
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Autres sources

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Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Philippe Estang, 2001 – 2021 L’ESPACE MUSEOGRAPHIQUE « Les Lumières de la Mine » a 20 ans ! Le Bousquet d’Orb Hérault – Occitanie – France, 2020, 54 p., éditeur Blurb.
  • Jean René Tuffou, Les mineurs de Graissessac : le Bousquet d'Orb au XIXe siècle, Paris, Fédération nationale des foyers ruraux, coll. « Annales du milieu rural », , 72 p.
  • J Castagne, « La fermeture des verreries du Bousquet d'Orb », Revue de l'économie méridionale, t. 4, no 14, , p. 179-186
  • Hélène Brunel, « Le Bousquet-d'Orb (1910-1914) », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 7, , p. 139-160
  • Pierre Salles, Le passé industriel du Bousquet-d'Orb : mines et verreries, Sète, Flammarion, , 194 p.
  • Louis Fargier, « Au Bousquet d'Orb, à la fin du XIXe siècle, le magasin universel, ou La Grande surface avant la lettre », Bulletin de liaison de l'Association des amis du musée de la pharmacie, no 12, , p. 48-57
  • Isabelle Commandre et Laurence Serra, « Un siècle et demi de production verrière dans les hauts cantons héraultais : l'atelier industriel du Bousquet-d'Orb », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 42, , p. 221-232
  • Louis Fargier, « Histoire de la fondation de l'église et des écoles des Frères de la doctrine chrétienne du Bousquet d'Orb », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 3, , p. 121-136
  • Gilbert Crepel, Le Haut pays minier : histoire et techniques, Boussagues, Bousquet d'Orb, Castanet, Castan, Graissessac.., Montpellier, Espace Sud, , 323 p.
  • H Brunel, « Le bassin houiller de Graissessac, Le Bousquet d'Orb : histoire de l'ouverture de ses mines », Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, Béziers, , p. 29-44

Fonds d'archives

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Articles connexes

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Liens externes

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