Le Brusc
Le Brusc est un quartier de la commune de Six-Fours-les-Plages dans le Var, à 15 kilomètres à l'ouest de Toulon, un petit village de pêcheurs et une station estivale.
| Le Brusc | |||
Vue générale du quartier du Brusc (Var) | |||
| Administration | |||
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| Pays | |||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | ||
| Département | Var | ||
| Ville | Six-Fours-les-Plages | ||
| Arrondissement | Toulon | ||
| Canton | Canton de Six-Fours-les-Plages | ||
| Code postal | 83140 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 43° 04′ 21″ nord, 5° 48′ 42″ est | ||
| Altitude | 25 m |
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| Cours d’eau | Mer Méditerranée | ||
| Transport | |||
| Bus | 87 - Le Brusc / La Seyne
72 - Plage Bonnegrace / Gare Routière de Toulon via le Brusc |
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| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Var
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Géographie
modifierAu nord se trouvent les communes de Sanary-sur-Mer et Bandol, au nord-est la commune de Six-Fours dominée par le petit massif et le fort du même nom. Plus loin, la cuvette du Beausset et les contreforts du massif de la Sainte-Baume.
À l'ouest s'étend la rade du Brusc-Six-Fours-Sanary, à laquelle succèdent golfes et baies (Bandol, Saint-Cyr-sur-Mer, La Ciotat, Cassis et Marseille).
Au sud, le Brusc est séparé de la mer ouverte, par une zone appelée "la lagune du Brusc" et l'archipel des Embiez. D'après l’Institut océanographique Paul-Ricard, cette zone s'apparente, dans sa fonctionnalité, à un lagon, protégée par trois passes et un récif barrière de Posidonia oceanica (posidonie). Il n'y a pas de mélange d'eau douce et d'eau de mer comme dans une lagune classique. Cette configuration unique est à l'origine du classement du site en zone en NATURA 2000 en 2014. La zone lagunaire (30 ha) a vu la prairie de cymodocea nodosa (cymodocée) disparaître entre 2004 et 2014, est fait l'objet d'actions scientifiques de restauration (SAR -LAB 2017-2023).
Histoire
modifierLa préhistoire
modifierLes premiers vestiges témoignant d'une occupation humaine ancienne, datés du Paléolithique supérieur (entre -40 000 et -10 000 ans) furent découverts dans un dolmen naturel dominant la mer dans les falaises du quartier de "la Lèque" au lieu-dit "la Fosse" en 1955 par Christian Cresci[1].
Jean Layet, spécialiste de la préhistoire dans la région de Toulon y mène des fouilles. Découverte d'une sépulture collective avec des nombreux ossements brisés (5-6 individus), ainsi que quelques objets (pointe de silex, coquillages et cailloux de couleur)[2].
Le Brusc, une colonie grecque puis romaine
modifierVers 600 ans avant notre ère, des Grecs de Phocée, ville d'Asie Mineure, fondaient Massalia, aujourd'hui Marseille. Ce n'est que plus tard que des Massaliotes installèrent des colonies ou comptoirs sur les côtes. Le comptoir de Tauroïs (fi) (Le Brusc) ne fut fondé qu'au IIIe siècle av. J.-C. (découverte de vaisselle en céramique et d'objets).
Au Mourret, sur les hauteurs du Brusc, dans la forêt du Mont Salvat, un habitat fortifié daté de la fin du Ve siècle av. J.-C. permettait de surveiller et de protéger le commerce grec le long des côtes depuis Nikaïa (Nice), Antipolis (Antibes), Olbia (Hyères-l'Almanare), Tauroeïs (Le Brusc) et Massalia (découverte de céramiques massaliotes).
À l'entrée du village, au lieu-dit la Citadelle, furent découverts des restes d'un aqueduc destiné à alimenter les navires qui mouillaient dans la rade.
Au IIe siècle av. J.-C., les légions romaines entrent en Gaule transalpine, battent les tribus ligures, et une "bande côtière de Marseille à l'Italie de 12 à 8 stades (2 200 m à 1 480 m) est évacuée et attribuée à Massalia".
Tauroentum (Le Brusc) participe au trafic commercial de l'arrière pays depuis Massalia jusqu'à l'Italie et sert d'escale entre Citharista (La Ciotat-Ceyreste) et Telo Martius (Toulon).
Le , la flotte de Decimus Iunius Brutus, officier de Jules César détruisit celle de Lucius Nasidius, général de Pompée, soutenue par les Massaliotes dans la rade de Tauroentum (bataille de Tauroentum) qui passe alors sous la domination romaine.
La région fut ensuite occupée par les Romains et après les incursions des Wisigoths, des Ostrogoths et des Francs, elle fut christianisée à partir du Ve siècle.
Les temps anciens
modifierLa Provence fit ensuite partie de l'Empire de Charlemagne, à partir de 771, lorsque celui-ci usurpa l'héritage de son frère Carloman. À la mort du fils de Charlemagne, l'empereur Louis le Pieux, la province échoit à son fils Lothaire. Elle fait partie alors du Saint Empire Romain Germanique jusqu'au XVe siècle et ce malgré les incursions des Sarrasins ; ils furent définitivement arrêtés par les Six-Fournais en 950 à la bataille de Malogineste sur la route du Brusc (un oratoire commémore encore aujourd'hui cet événement dont la réalité est contestée).
En 968 est créé le Royaume de Provence et Six-Fours-Le Brusc appartient au vicomte de Marseille. En 1486, la Provence est rattachée à la France et la région qui était agricole jusque-là se tourne vers la mer, la pêche, les métiers de la mer et la construction navale (arsenal et chantiers).
Les temps modernes
modifierL'église Saint-Pierre du Brusc et les deux premières écoles du village sont construites en 1873 par Jules de Greling, un riche brasseur marseillais propriétaire de l'île des Embiez[3], qui donnera son nom en 2003 à un espace d'exposition[4]. Les bas-côtés seront construits en 1890[5].
Le tourisme démarre au Brusc à la fin de la Première Guerre mondiale.
Au cours du deuxième conflit mondial, le village est occupé par les italiens puis par les allemands. Le port est détruit en 1944.Alors que la pêche décline progressivement, le Brusc devient un centre résidentiel, de tourisme balnéaire et de plaisance. Le sculpteur Paul Landowski, notamment, s'y installe en 1927 et fait construire un atelier où il créera une bonne part de son œuvre.
Toponymie
modifierSelon l'historien Henri Ribot, le nom vient d'une pratique qui se déroulait sur cet espace, où les bateaux étaient brusqués, c'est-à-dire le lieu où ils étaient flambés avec de la bruyère[6]. La même origine se retrouve dans la rue du Brusque à Marseille. Lou brusc désigne la bruyère en provençal.
Vie locale
modifierLe hameau dispose de plusieurs commerces et services publics : mairie annexe, bureau de poste.
Tous les jeudis matin un grand marché hebdomadaire a lieu sur le Quai Saint Pierre.
Sport
modifierLe Brusc possède son propre club de rugby, le Rugby Club Bruscain. Il évolue en série territoriale, et a gagné quatre titres de champion de Côte d'Azur : Honneur en 2004, 2e série en 2003, 3e série en 2002 et 2012.
Le Brusc est un spot renommé pour la pratique du wind-surf, et toutes ses déclinaisons (foil, wing, kite). Ce qui a permis au Bruscain Adrien Bosson de devenir champion du monde de freestyle en 2018 (PWA world tour[7]).
Protection de l'environnement
modifierLa lagune du Brusc étant un site NATURA 2000, et avec l'objectif de préserver l'herbier marin du piétinement, un arrêté municipal et préfectoral interdit de marcher, de nager et de naviguer dans la zone lagunaire. Seule est autorisée la pratique du stand up paddle, du kayak, du canoé, de la pirogue polynésienne et de l'aviron, avec obligation d'embarquement et de débarquement à la base nautique[8].
Tourisme
modifierDepuis 2017, les communes de Six-Fours, La Seyne et Ollioules font partie de l'Office de Tourisme métropolitain Provence Méditerranée.
Au Brusc vous trouverez plusieurs types d'hébergement pour vos vacances au bord de la Méditerranée en Provence[9], de nombreux restaurants aux terrasses colorées sur le port, et vous pourrez pratiquer de nombreuses activités[10] comme le stand Up Paddle, le ski nautique, la planche à voile, le kayak..., la commune étant Station Nautique 4 étoiles.
Lieux et monuments
modifier- Église Saint Pierre (fresques du chœur réalisées en 1941 par Nadine Landowski[5])
- Le Port
- Maison du Patrimoine
- Lagune du Brusc (zone Natura 2000 depuis 2014)
- La statue située à l'entrée de l'île du Gaou, dit "Petit Gaou", est "Vénus sortant des Flots" et a été réalisée par Robert Forrer.
Notes et références
modifier- ↑ http://www.premiumorange.com/archives-autran/forum/photos_forum_2010/dolmen_graffitis/cresci_2.jpg galerie d'image]
- ↑ galerie d'image
- ↑ Fouglas 1963, p. 76.
- ↑ « Le Brusc, Patrimoine : Catherine De Greling est décédée, petite histoire de la paroisse », sur Ouest-Var.net (consulté le )
- 1 2 Jouglas 1969, p. 77.
- ↑ A.I., « Le Brusc : Les noms de lieux de l’ouest Var expliqués », sur Ouest-Var.net. Actualités Ouest-Var, (consulté le )
- ↑ « Adrien Bosson | Equipe de France de Funboard », sur hn.ffvoile.fr (consulté le )
- ↑ Voir l'arrêté en pdf sur le site de la préfecture maritime
- ↑ Hôtels, résidences de vacances, campings, gîtes et chambres d'hôtes
- ↑ activités nautiques
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Antoine Peretti (dir.), Henri Ribot (dir.), Isabelle Helferstorfer, Françoise Laurier, Jacqueline Viollet-Repetto et al., Regards sur un territoire : Six-Fours-Les-Plages, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal et Centre archéologique du Var, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 11), , 345 p., 21 cm x 15 cm
- Eugène-Henri Duprat, Tauroentum (Le Brusq - Six-Fours), Marseille, Institut Historique de Provence, coll. « Bibliothèque de l'Institut Historique de Provence » (no XII), , 344 p.
- Louis Baudoin, Histoire générale de la Seyne-sur-Mer avec abrégé des annales de l'ancienne métropole de Six-Fours des origines au XVIIe siècle, Marseille, Imprimerie Saint-Victor, , 908 p.
- François Jouglas, Histoire du Vieux Six-Fours, Nice, Société d'Imprimerie Méditerranéenne, , 106 p. (lire en ligne).
. - François Jouglas, Six-Fours la plage : Guide historique et touristique, Nice, Imprimerie Michel-Ange, , 175 p..
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Mairie de Six-Fours-les-plages
- Le Brusc Info : animations au Brusc par le CLAB : Comité de Liaison des Associations Bruscaines
- Office du Tourisme Provence Méditerranée
- Rapport Programme SAR LAB de l' Institut Océanographique Paul Ricard (restauration de la lagune du Brusc)