Le Cri du peuple (journal, 1871)
Le Cri du peuple est un quotidien français créé par Jules Vallès et Pierre Denis le . Il paraît jusqu'à la semaine sanglante, puis à nouveau entre 1883 et 1889.
| Pays |
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|---|---|
| Langue | Français |
| Prix au numéro | 5 centimes |
| Fondateur |
Jules Vallès Pierre Denis Albert Callet (d) |
| Date de fondation | |
| Date du dernier numéro | |
| Ville d’édition | Paris |
| Directeur de publication |
Jules Vallès Séverine |
|---|---|
| ISSN |
0070-1483 2547-247X |
| OCLC | 935691087 |
| Site web | gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32752488q/date |
Histoire
modifierL’existence du Cri du peuple est éphémère ; le journal paraît sur une première période, du au (soit 18 numéros) et connaît une interruption du fait de l'interdiction du journal ordonnée par le préfet de police de Paris, le général Valentin[1]. Il reprendra ensuite, du au , jusqu'à la semaine sanglante (soit 65 numéros).
C'est un in-folio (5 colonnes) dont la rédaction s'effectue à Paris, 9 rue d'Aboukir. Il tire à 50 000, 80 000, voire 100 000 exemplaires sous la Commune et devient le quotidien le plus lu de la capitale insurgée. Politique et social, il parle du peuple au peuple. Son prix était de cinq centimes (un sou) et ses principaux rédacteurs étaient Henri Bellenger, Casimir Bouis, Henri Verlet, Eugène Vermersch et Jean-Baptiste Clément.
Le journal luttait essentiellement contre la politique d’Adolphe Thiers et la majorité de l'Assemblée nationale.
De retour d'exil, grâce à la collaboration intellectuelle de Séverine et à l'aide financière d'Adrien Guebhard, le compagnon de cette dernière, Jules Vallès relance le journal le . Cette seconde version continue à paraître durant les premières années après la mort de son fondateur, sous la direction de Séverine. En 1887 elle fait partir Jules Guesde et la totalité de son équipe excepté Georges de Labruyère. Jules Guesde tentera de créer un autre journal qui durera six semaines. Séverine quittera le Cri en 1888 ; le journal cesse de paraître en 1889.
Galerie
modifier- La une du tout premier numéro, lors de sa reparution en 1883 (dimanche ).
- Annonce de la publication de Germinal en 1885.
- Élisée Reclus lisant Le Cri du peuple dans le jardin de sa maison de Bruxelles.
- Séverine.
Références
modifier- ↑ « La Commune de Paris – Unité Laïque » (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Maxime Jourdan, Le Cri du peuple : 22 février 1871-23 mai 1871, Paris, L'Harmattan, , 306 p., 22 cm (ISBN 978-2-7475-8405-0, OCLC 757593573, lire en ligne) [présentation en ligne]