Le Dîner (roman)

roman d'Herman Koch

Le Dîner est un roman néerlandais de Herman Koch, paru en 2009 par les éditions Anthos (Pays-Bas).

Le Dîner
Auteur Herman Koch
Genre roman
Version originale
Langue néerlandais
Titre Het diner
Éditeur Anthos (nl)
Lieu de parution Amsterdam
Date de parution 2009
ISBN 978-9041413680
Version française
Traducteur Isabelle Rosselin
Éditeur Belfond
Collection Littérature étrangère
Date de parution 2011
Nombre de pages 329
ISBN 978-2714446640

En France, il est publié par l'éditeur Belfond en 2011. Avec des éditions dans 37 pays et 33 langues, il s'agit d'un des romans néerlandais les plus traduits.

Résumé

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Le Dîner est l'histoire de quatre parents dont la loyauté envers leurs enfants est mise à l'épreuve quand il s'avère qu'ils ont un crime sur la conscience : peut-on continuer à protéger ses enfants dans de telles circonstances ? L'ouvrage est assez dérangeant et procède de la satire sociale.

Le livre comporte 46 petits chapitres, divisés en cinq sections narratives nommées d'après les plats d'un dîner, « Apéritif », « Entrée », « Plat », « Dessert » et « Digestif », suivies d'un épilogue intitulé « Pourboire ».

Inspiration

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Le roman s'inspire d'un fait divers réel, l'assassinat d'une femme sans-abri à Barcelone. María del Rosario Endrinal Petit a été agressée en par trois garçons de milieux favorisés dans le porche d'une banque puis brûlée vive. Le crime a été enregistré par les caméras de surveillance de la banque et les images ont ensuite été montrées à la télévision espagnole, et circulent encore sur YouTube[1]. Les deux jeunes de 18 ans ont été arrêtés et condamnés à 17 ans de prison en 2008, tandis que le troisième garçon, âgé de seize ans lors des faits, a écopé d'une peine de 8 ans d'internement dans un centre pour mineurs[2],[3].

Le jeu sur le statut du narrateur

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Le roman joue habilement sur la crédibilité du narrateur : comme il est la seule source d’information du lecteur, celui-ci établit avec lui un pacte narratif en le présumant intelligent, véridique et sain d’esprit. Agatha Christie a déjà joué sur ce crédit qu’on lui accorde spontanément pour créer la surprise à la fin du Meurtre de Roger Ackroyd, où l’on apprend que le narrateur est l’assassin.

Dans Le dîner, la crédibilité du narrateur décroît peu à peu, et le malaise s’installe à mesure que le lecteur découvre qu’il avait fait confiance à un malade mental, amoral et atteint de graves troubles du comportement, et que lui (et sa femme, et son fils…) sont capables de crimes pour préserver le bonheur apparent de leur cellule familiale.

Le lecteur en vient à penser que l’individualisme exacerbé de la société des téléphones portables et des réseaux sociaux qui se met alors en place (le roman est paru en 2009) corrompt le jugement et la fiabilité de ceux-là mêmes qui la décrivent. Mais l’histoire a une portée plus générale sur le comportement moral de l’homme social, pour qui l’intérêt personnel a souvent prévalu sur les impératifs moraux…

Accueil

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Le livre a généralement été très bien reçu[4]. Herman Koch a emporté en 2009 le Prix du public du livre néerlandais (nl)[5]. En Europe, le livre se vend à plus d'un million d'exemplaires[6].

Janet Maslin écrit en une critique très négative de The Dinner, traduction anglaise du livre, dans les colonnes du New York Times. Elle qualifie les personnages de « désagréables » et la morale « révoltante ». Elle cite notamment un passage où les parents disent que le clochard n'est pas forcément innocent et qu'ils ne doivent pas imposer un complexe de culpabilité à leurs enfants[7],[4]. Quelques semaines après cette critique, le livre est en neuvième place de la liste de best-sellers du New York Times Book Review[8].

Adaptations

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Théâtre

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Cinéma

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Notes et références

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  1. ↑ (nl) « De neefjes van Herman Koch », article de blog du journaliste Edwin Winkels sur les jeunes de Barcelone qui ont assassiné une sans-abri.
  2. ↑ (es) Pere Ríos, « Condenados a 17 años de cárcel los dos jóvenes que quemaron a una indigente en Barcelona », El Pais, 11 novembre 2008
  3. ↑ (es) Juan Manuel García, « El autor del crimen del cajero se confiesa 11 años después y pide perdón », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 (nl) Sebastiaan Kort, « "NY Times maakt gehakt van Het Diner van Herman Koch" », NRC, 7 février 2013
  5. ↑ (nl) « Koch wint NS Publieksprijs », sur NU.nl, .
  6. ↑ (en) Arif Akbar, « The Dinner, By Herman Koch, trans. Sam Garrett ». The Independent, 28 juillet 2012
  7. ↑ (en) Janet Maslin, « Now Serving Spite and Dutch Malaise », The New York Times, 6 février 2013
  8. ↑ (nl) Sebastiaan Kort, « Herman Koch op bestsellerlijst van New York Times » NRC, 21 février 2013

Liens externes

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