Le Galatée
Le Galatée ou Des manières[1] (en italien : Il Galateo overo De' costumi), généralement appelé simplement le Galatée[2],[3],[4],[5] (en italien : Il Galateo), est une œuvre de Giovanni Della Casa[note 1], archevêque de Bénévent[6], qui fut publiée pour la première fois à Milan[3] en 1558[6],[1]. Le Galatée a été décrit comme un « manuel de savoir-vivre » du XVIe siècle[2].
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(it) Il Galateo |
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Le titre du Galatée ferait référence à Galeazzo Florimonte, évêque de Sessa, dont Giovanni Della Casa se serait inspiré pour composer l'ouvrage[7]. L'œuvre fut traduite dans différentes langues européennes au cours du premier siècle suivant sa publication[1]. Elle servit de « prototype à tous les traités de savoir-vivre publiés en Europe[5] » et rencontra un tel succès en Italie que le mot galateo fut adopté en italien « comme nom commun pour désigner non seulement ce genre d'ouvrage, mais aussi, par extension, le savoir-vivre lui-même, les règles de la civilité[5]. »
Contenu
modifierAinsi que l'explique Edmond Bonnaffé,
« L'auteur, Jean della Casa, distingue, parmi les manières d'agir dans le monde, celles qui peuvent choquer les sens ; ensuite, celles qui s'opposent à la volonté ; enfin, celles qui manquent de proportion et ne s'accommodent pas avec la personne, le temps ou le lieu. Tout cela paraît bien subtil et d'une ordonnance assez confuse. En passant, le moraliste signale les fautes principales contre la tenue ; en somme, sa dissertation, for élégante, pourrait mieux s'appeler : l'Art de plaire dans la conversation, titre sous lequel elle a été traduite en français au XVIIe siècle siècle[3]. »
Exemple d'usage recensé dans Le Galatée
modifierCi-dessous un usage recensé dans le Galatée (dans sa traduction en moyen français d'origine) :
« Il ne faut pas se laver les mains en compagnie, si ce n'est lorsque l'on se veut mettre à table : pour ce que alors il se faut laver à la veue de la compagnie, quoyque tu n'en eusses point de besoing, à fin que ceux en soyent acertenés, qui mettent la main au mesme plat où tu la mets[2]. »
Traductions
modifier- En français
- Le Galathée, ou la manière et fasson comme le gentilhomme se doit gouverner en toute compagnie (trad. Jean du Peyrat), (lire en ligne)
- Le Galatée, premièrement composé en italien par I. de la Case, & depuis mis en françois, latin, & espagnol par divers auteurs, (lire en ligne)
- Galatée ou l'Art de plaire dans la conversation, (lire en ligne)
- En latin
- Galateus seu de morum honestate, et elegantia, (lire en ligne)
- Galateus de moribus, (lire en ligne)
- Galateus, sive de morum elegantia liber, (lire en ligne)
Notes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Conte 2007, p. 664.
- 1 2 3 4 Bonnaffé 1878, p. 43.
- 1 2 3 Bonnaffé 1898, p. 66.
- ↑ Franklin 1908, p. 165.
- 1 2 3 Pons 1990, p. 11.
- 1 2 Montandon 1990, p. 11.
- ↑ Furey 2006, p. 157.
Bibliographie
modifier- Edmond Bonnaffé, Inventaire de la duchesse de Valentinois, Charlotte d'Albert, Paris, (lire en ligne)
- Edmond Bonnaffé, Études sur la vie privée de la Renaissance, (lire en ligne)
- Sophie Conte, XVIIe siècle, (lire en ligne), « Au-delà de la rhétorique : la civilité »
- Alfred Franklin, La civilité, l'étiquette, la mode, le bon ton, du XIIIe au XIXe siècle, (lire en ligne)
- Constance M. Furey, Erasmus, Contarini, and the Religious Republic of Letters, (lire en ligne)
- Alain Pons, Savoir Vivre, vol. 1, Lyon, Césura Édition, (lire en ligne), « Le thème de la communication dans le Galatée de Giovanni della Casa »