Le Juif errant (Émile Bernard)
Le Juif errant est une œuvre littéraire et artistique majeure de l'artiste et écrivain français Émile Bernard (1868-1941). S'inscrivant dans sa production tardive et sa ferveur catholique, ce long poème mystique est composé de vingt chants. Pour accompagner son poème, Émile Bernard a personnellement réalisé vingt-et-une gravures sur bois originales.
| Le Juif errant | |
Couverture de l'édition Floury de 1945 | |
| Auteur | Émile Bernard |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Poème épique |
| Version originale | |
| Langue | Français |
| Version française | |
| Éditeur | Floury, Michel-Ange Bernard |
| Lieu de parution | Tonnerre |
| Date de parution | 1927 |
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Rédaction
modifierÉcrit vers mai 1920, ce poème mystique fait partie d’une ambitieuse trilogie spirituelle baptisée La Divine Épopée (qui inclut également Adam, ou l'homme publié en 1922)[1], et Christophe Colomb, un poème qui demeure inédit[2]. Le poème retrace le mythe de Ahasverus (le « Juif errant »), condamné par le Christ à marcher éternellement pour lui avoir refusé son aide sur le chemin du Golgotha. L'œuvre est dédiée « à tous ceux qui n'ont pas trouvé le Christ ».
Diffusion
modifierLe livre a été imprimé en 1927 à Tonnerre (Yonne) par le fils de l'auteur Michel-Ange Bernard, sur les presses à bras des éditions À la rénovation esthétique. Il a été réédité à titre posthume en 1945 via une souscription de 250 exemplaires numérotés lancée par l'éditeur Floury. D'après WorldCat, des exemplaires du livre sont conservés dans au moins 39 bibliothèques publiques, principalement des bibliothèques universitaires américaines[3]. Jamais réédité depuis, le livre a été numérisé en 2025 par la New York Public Library[4].
Les illustrations et gravures sur bois
modifierPour accompagner son poème, Émile Bernard a personnellement réalisé vingt-et-une gravures sur bois originales[2]. Un ensemble important de ces estampes (imprimées en noir sur papier vergé ou papier vert) est aujourd'hui conservé au musée Van-Gogh d'Amsterdam[5].
En 2025, la bibliothèque du musée d'Orsay fait l'acquisition de deux exemplaires du livres dont les gravures sont colorées à la main par l'auteur : un exemplaire non numéroté ayant appartenu au banquier zurichois Titus Vasella, ainsi que l'exemplaire personnel d'Emile Bernard[6], également non numéroté[7].
La lithographie aquarellée (1897)
modifierBien avant la publication de son livre, Émile Bernard avait déjà traité ce thème en 1897 à travers une lithographie rehaussée à l'aquarelle. Tirée à seulement 25 épreuves, cette estampe s'inspire directement de l'imagerie populaire (notamment les images d'Épinal). Elle représente le personnage légendaire marchant le long de la grève, sous des inscriptions prophétiques : « Le dernier jugement finira ton tourment ». Un exemplaire original est conservé à la Bibliothèque de l'INHA à Paris[8].
Notes et références
modifier- ↑ « Émile Bernard (1868-1941) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- 1 2 Neil McWilliam et Laura Karp Lugo, « Catalogue des œuvres », dans Émile Bernard. Au-delà de Pont-Aven, Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, coll. « Panoramas », (ISBN 978-2-917902-75-2, DOI 10.4000/books.inha.4769, lire en ligne).
- ↑ « Le Juif errant : poème en vingt chants », sur worldcat.org, WorldCat (consulté le ).
- ↑ Emile Bernard, Le Juif errant: poème en vingt chants, M.-A. Bernard, coll. « Divine épopée.Juif errant. », (lire en ligne).
- ↑ (en) « Artists' book Le Juif errant by Emile Bernard », sur vangoghmuseum.nl, musée Van-Gogh (consulté le ).
- ↑ « BERNARD, Emile : Le juif errant. Tonnerre : A la rénovation esthétique, 1927-1928... », sur avignon-encheres.com, Hôtel des ventes d'Avignon (consulté le ).
- ↑ « Notice du livre Le Juif errant, poème en vingt chants », sur ccbmn.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « Le juif errant », sur bibliotheque-numerique.inha.fr, Institut national d'histoire de l'art.