Le Mauvais Œil

film sorti en 1937

Le Mauvais Œil (Het kwade oog) est un film de fiction belge en noir et blanc de Charles Dekeukeleire montré en 1937. Drame paysan scénarisé par Herman Teirlinck d’après sa pièce De vertraagde film (1922), tourné dans les environs d’Audenarde (Ardennes flamandes) avec des acteurs non professionnels.

Le Mauvais Œil
Titre original Het kwade oog
Réalisation Charles Dekeukeleire
Scénario Herman Teirlinck
Sociétés de production Produkt Karel Dekeukeleire
Pays de production Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Drame
Durée 74 minutes
Sortie 1937

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Un vagabond éveille la panique dans un village. Les paysans voient en lui le "mauvais œil" qui met le feu aux moulins, ensorcèle les étables et maudit les moissons. Tout le monde le maudit et le fuit en se signant, il est devenu la bête noire du village entier. À la demande de ses paroissiens, le curé organise une procession pour exorciser champs et bétail. Mais l'homme rode toujours, particulièrement autour du moulin où il tente de s'approcher de la meunière. Le meunier finit par attraper le vagabond qui lui raconte son histoire. Jadis il a rencontré le grand amour avec une jolie paysanne. Un enfant naquit de cette union qui est aussitôt égorgé par le couple illégitime. Conscients de leur crime et bourrelé de remords, les jeunes gens décident de se suicider. Liés l'un à l'autre ils se jettent à l'eau. Mais un dernier sursaut d'instinct de conservation pousse le jeune homme à se cramponner au gazon de la berge et ils sont sauvés tous les deux. Épouvantée, la jeune fille repousse son amant et s'enfuit. Des années ont passé et lui erre toujours à la recherche de son amour perdu. Il l'a enfin retrouvé : c'est l'heureuse épouse du meunier et elle l'a reconnu...

Saisi de pitié pour ce malheureux qui expie son crime depuis tant d'années, le meunier le ramène chez lui. Là, le vagabond se retrouve en face de son ancien amour. La meunière est entourée de ses enfants. Elle regarde longuement le vagabond qui a enfin trouvé la paix. Il tombe à genoux et meurt.

Fiche technique

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Distribution

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Charles Dekeukeleire réalise un film à mi chemin du fantastique et du documentaire, une docufiction, avec des acteurs non professionnels, il documente les manifestations de la croyance rurale dans le mauvais œil[1].

Par ailleurs, dans l'utilisation des flous et des surimpressions il se rapproche des films d'avant-garde des années 1920 : les visages heureux des amoureux se mêlent aux images de Jean Painlevé, ramifications de cristaux et panaches de spirographe ; quand pour l'évocation du suicide, les images des cristaux deviennent anguleuses et tranchantes et celles du vampire Nosferatu de Murnau recouvrent l'écran[1].

Notes et références

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  1. 1 2 Roxane Hamery, Jean Painlevé : le cinéma au cœur de la vie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le Spectaculaire », 2009, 312 p. pages 111-112.

Liens externes

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