Le Nom des gens

film de Michel Leclerc, sorti en 2010

Le Nom des gens est une comédie romantique française réalisée par Michel Leclerc, sortie en 2010.

Le Nom des gens
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Logo du film.
Réalisation Michel Leclerc
Scénario Baya Kasmi
Michel Leclerc
Acteurs principaux Sara Forestier
Jacques Gamblin
Zinedine Soualem
Jacques Boudet
Sociétés de production Delante Films
Karé Productions
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie romantique
Durée 100 min
Sortie 2010

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le film est présenté pour la première fois en séance spéciale dans la sélection de la Semaine de la critique lors du 63e Festival de Cannes le . Après des projections dans plusieurs autres festivals, il sort dans les salles françaises, belges et suisses le de la même année.

Synopsis

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Bahia Benmahmoud est une pasionaria des temps modernes. Adepte du mode de vie baba cool, elle fait l’amour plutôt que la guerre et couche avec les hommes de droite qu'elle croise pour les faire changer d'opinion, se définissant elle-même comme une « pute politique ». Cette méthode porte ses fruits jusqu'au jour où elle rencontre Arthur Martin, qu'elle classe immédiatement comme un fasciste potentiel en raison de son discours sur le principe de précaution et la grippe aviaire, qu'elle qualifie de paranoïaque, mais aussi de son homonymie avec un fabricant de cuisines et d’appareils électroménagers.

Elle réalise néanmoins son manque de discernement : Arthur Martin est en réalité plutôt un homme de gauche modéré, posé, qui se déclare ouvertement comme étant jospiniste, c'est-à-dire comme un fidèle admirateur de Lionel Jospin, ancien Premier ministre et dirigeant du Parti socialiste[1].

Peu à peu, Bahia se rend compte progressivement qu'elle est attirée par Arthur.

Fiche technique

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Distribution

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L'actrice principale Sara Forestier, lors d'une avant-première du film.

Production

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L'acteur principal Jacques Gamblin, lors d'une avant-première du film.

Le film est en grande partie à Bagnolet, où vit la coscénariste Baya Kasmi. Le réalisateur explique que « 80 % du film a été tourné à Bagnolet. Cette ville, où beaucoup de populations différentes cohabitent, collait parfaitement à l’histoire et au propos du film, qui parle des obsessions françaises, de l’identité »[2]. En effet, Bahia est très fière de ses origines algériennes alors qu'Arthur cache à tous que sa mère était juive et que ses grands-parents sont morts dans les camps.

Le tournage a lieu entre mi-septembre et mi- dans tous les quartiers (le Plateau, la Dalle, les cités des Malassis et Pablo-Neruda, la clinique Floréal, le Parc-des-Guilands). De nombreuses scènes montrent l’Hôtel de Ville et sa place, le café le Bal perdu, le Franprix, le marché. Le réalisateur s'en explique ainsi : « J’aime beaucoup cette place, très XIXe siècle, alors que Bagnolet a des architectures hétéroclites, très cinématographiques »[2]. La scène de mariage est quant à elle jouée dans le 4e arrondissement de Paris[3].

Liste des lieux de tournage :

L'ancien Premier ministre Lionel Jospin fait une courte apparition dans son propre rôle dans une scène de trois minutes[7] où Bahia l'invite pour faire plaisir à Arthur[1]. Il y fait preuve d'autodérision en déclarant : « Un jospiniste aujourd'hui, c'est aussi rare qu'un canard mandarin dans l'île de Ré »[7].

L’auteur des peintures exécutées à l'âge adulte par le personnage de Mohamed Benhmamoud (le père de Bahia dans le film) est Dib Kasmi, le père de Baya Kasmi, la coscénariste du film : « Il est d’ailleurs proche du personnage du père de Sara-Bahia dans le film et il peint. Et comme le père dans le film, il n’a jamais montré ses tableaux. Zinedine Soualem, qui joue donc son rôle, a travaillé avec lui pour imiter sa gestuelle »[8].

Le réalisateur de film d'animation Serge Élissalde est l'auteur des dessins exécutés par le personnage du père de Bahia lorsqu'il est enfant en Algérie.

Accueil critique

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Le film est bien reçu dans l'ensemble par la critique journalistique. La dimension sociale et politique est le point qui suscite de la réserve chez certains critiques. Le site Allociné propose une moyenne de 3,7 sur 5, à partir de l'interprétation de 25 critiques de presse[9].

Le critique cinématographique Jacques Mandelbaum écrit dans Le Monde : « Si l'ensemble se révèle un peu inégal, notamment à cause d'une désinvolture qui finit par l'éloigner du sentiment de la réalité, on saura gré au film de faire souvent mouche. »[10]. Olivier Seguret remarque dans le quotidien Libération : « Les aventures sentimentales et comiques du couple Bahia-Arthur (Sara Forestier et Jacques Gamblin) forment tout le sujet du Nom des gens, titre qui s'explique par un gag qui sous-tend le film : le réalisateur, Michel Leclerc, a transposé sa fatale homonymie »[11]. Dans le journal Le Figaro, Emmanuèle Frois parle d'une comédie insolente sur les thèmes de l'identité nationale et des origines[12].

Distinctions

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L'actrice principale Sara Forestier au déjeuner des nommés des César 2011.

Récompenses

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Nominations

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Notes et références

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  1. 1 2 « Quand Lionel Jospin jouait au cinéma », Première,
  2. 1 2 « Bagnolet collait parfaitement à l’histoire du film », Le Parisien, (consulté le )
  3. « « Le Nom des Gens » de Michel Leclerc », sur site de la Ville de Paris, (consulté le )
  4. « Christine PASSEVANT, Le Nom des gens de Michel Leclerc, vous avez dit identité nationale? », sur Divergence, (consulté le )
  5. « Tourisme en Normandie : la Côte d’Albâtre : St-Valéry-en-Caux, Étretat », sur didiertougard.blogspot.fr, (consulté le ).
  6. Le générique mentionne une équipe de tournage en Algérie, sans apporter de précision de lieu.
  7. 1 2 « Quand Lionel Jospin fait l'acteur », Dépêche du Midi, (consulté le )
  8. « Interview des scénaristes réalisée en octobre 2010 lors du 32e Festival International du Cinéma Méditerranéen à Montpellier et parue en janvier 2011 sur le site Divergence »
  9. « Le Nom des gens (fiche du film sur la presse) », sur Allociné
  10. Jacques Mandelbaum, « Le Nom des gens : une comédie contre les préjugés avec Jospin en invité », Le Monde,
  11. Olivier Seguret, « Critique Le Nom des gens, en partant du pieu gauche », Libération,
  12. Emmanuèle Frois, « Le Nom des gens : le blues des jospinistes », Le Figaro,
  13. « Lauréats, finalistes et films 1986-2020 », sur prix-scenariste.org (consulté le ).
  14. « Le Nom des gens de Michel Leclerc », sur France Culture, (consulté le )

Liens externes

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