Le Parti national
Le Parti national est un journal quotidien français publié entre 1887 et 1914.
Histoire
modifierAnnoncé depuis le printemps 1886 et définitivement lancé le 1er janvier 1887, après la diffusion de 500 000 exemplaires d'un numéro specimen en fin d'année 1886[1], Le Parti national est dirigé par Jules Brisson, déjà directeur des Annales politiques et littéraires, un hebdomadaire principalement littéraire. Les deux périodiques, dont les bureaux sont situés au no 5 de la rue Coq-Héron, partagent la même équipe dirigeante (avec Adolphe Brisson, fils de Jules, en tant que rédacteur en chef, et Jean-Louis Vinsoneau en tant que gérant)[2] et les mêmes collaborateurs pour leur partie littéraire.
Malgré son titre, ce quotidien n'a rien a voir avec le Parti républicain national formé quelques mois plus tard autour du Boulanger : bien au contraire, le Parti national de Brisson est un organe des républicains modérés et libéraux du Centre gauche, à l'instar du Journal des débats[3].
Son programme a été exposé dans les Annales du 22 août 1886 : Le Parti national « travaillera à la création d'une République large, tolérante, économe, sagement progressive, qui sera la République de tout le monde et non de quelques-uns, qui s'inspirera des conseils du bon sens, et qui appliquera les grands principes de droit, de liberté et de justice, sans lesquels il ne saurait y avoir de gouvernement durable. En littérature, il fera justice des tendances de l'école contemporaine qui, sous le nom de naturalisme et de pessimisme, prépare la décadence des lettres françaises. En ce qui concerne la politique extérieure, le Parti national n'aura qu'un objectif : entretenir le patriotisme du pays et préparer au dehors les alliances qui lui permettront à un moment donné de faire rentrer dans le domaine national les provinces perdues, et dans nos caisses publiques les six milliards dont nous avons été dépouillés.»[1]
Entre 1891 et 1894, le Parti national est exploité par la Société générale de journaux parisiens, fondée par Émile Trocard, directeur de La Paix[4],[5].
Collaborateurs
modifier- Paul Belon (d)[6]
- Charles Benoist[7]
- Hippolyte Bosselet (d)[8]
- Adolphe Brisson (rédacteur en chef puis critique musical)
- Jules Brisson (directeur)
- Ali Coffignon (d) (rédacteur en chef en 1892)[9]
- Albert Dayrolles (critique musical)[10]
- Henri Deloncle
- Jules Domergue (d)[11]
- Pierre Dorian
- Henri Flamans[11]
- Victor Fournel[6]
- Henri Joly[12] (Simon Verdelet)[13]
- Émile Landrodie[9]
- Paul Leconte[9]
- Charles Margat-Morin
- Richard Penard[14]
- Hector Pessard
- Léon Plée
- Georges Price[6]
- Eugène Rendu
- Edmond Renoir[11]
- Francisque Sarcey[6]
- Baronne Staffe (Comtesse de Bassanville)[15]
- Edmond Stoullig (Loret)[16]
- Jules Tellier[6]
- André Theuriet[17]
- Victor Tissot[18]
Notes et références
modifier- 1 2 Les Annales politiques et littéraires, 22 août 1886, p. 116-117.
- ↑ Benoist, p. 38.
- ↑ Benoist, p. 41-42.
- ↑ Journal des villes et des campagnes, 6 octobre 1891, p. 1.
- ↑ Revue des grands procès contemporains, 1895, p. 367.
- 1 2 3 4 5 Le Livre, 1888, p. 280.
- ↑ Le Livre, 1888, p. 392.
- ↑ Le Livre, 1888, p. 616.
- 1 2 3 Annuaire de la presse française, 1892, p. 141.
- ↑ Annuaire de la presse française, 1891, p. CLXIX.
- 1 2 3 Annuaire de la presse française, 1891, p. 131.
- ↑ Benoist, p. 39.
- ↑ Les Annales politiques et littéraires, 20 février 1887, p. 114.
- ↑ Annuaire de la presse française, 1892, p. CCXI.
- ↑ Annuaire de la presse française, 1892, p. 2.
- ↑ Annuaire de la presse française, 1891, p. 9.
- ↑ Le Livre, 1888, p. 559.
- ↑ Les Annales politiques et littéraires, 12 juin 1887, p. 374.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Charles Benoist, Souvenirs, t. I (1883-1893), Paris, Plon, 1932, p. 36-42 (consultable sur Gallica).