Le Pays lointain
Le Pays lointain est la dernière pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce, achevée peu de temps avant sa mort et publiéé en 1995 aux éditions Les Solitaires Intempestifs.
Juste avant de mourir
modifierLa pièce est écrite quelques semaines avant que Jean-Luc Lagarce meure du sida ; on l'a rapprochée du Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès[1].
« J'ai près de trente-quatre ans maintenant et c'est à cet âge que je mourrai », dit le protagoniste Louis dans le prologue de Juste la fin du monde. Le Pays lointain reprend le thème du fils qui retourne dans sa famille juste avant de mourir. Ce thème est déjà développé dans les pièces précédentes comme J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne ou Juste la fin du monde. Le Pays lointain est une réécriture de Juste la fin du monde, qui n'avait pas été accepté[2],[3].
Lagarce construit dans la pièce un chœur antique dans lequel s'expriment les vivants et les morts. Des personnages sans texte, comme Un Garçon, tous les garçons ou Le Guerrier, tous les guerriers, opèrent dans la pièce comme des machinistes qui jouent les rôles des hommes que Louis a croisés pendant sa vie.
L'univers de la pièce semble être le lieu d'une multiplication, d'une mise en résonance où s'additionnent les figures, les voix et les expressions de tout ce que Louis a croisé dans son existence.
Les personnages
modifier- Louis
- Longue Date
- Le Jeune disparu
- Un Garçon, tous les garçons
- Le Guerrier, tous les guerriers
- Le Père, mort déjà
- La Mère
- Antoine, le frère de Louis
- Suzanne, la sœur de Louis
- Catherine, la femme d'Antoine
- Hélène
- L'amant, mort déjà
Mises en scène
modifier- 17 - : mise en scène de François Rancillac, scénographie de Raymond Sarti, chorégraphie de Thierry Thieû Niang, avec Patrick Azam, Adama Niane et Bénédicte Wenders, festival d'Avignon, Gymnase du Lycée Saint-Joseph[4],[5],[6].
- : mise en scène de Rodolphe Dana, avec Pierre Banderet, Noisiel, La Ferme du Buisson[7].
- : mise en scène de Clément Hervieu-Léger, musique de Pascal Sangla, avec Audrey Bonnet, Loïc Corbery, Nada Strancar et Stanley Weber, Théâtre national de Strasbourg - TNS[8],[9]
- puis : Théâtre des Célestins, Lyon[10].
- : mise en scène de Christophe Rauck, adaptation et dramaturgie Haïla Hessou et Lucas Samain, avec les comédiens de l'École du Nord, Théâtre du Nord, Lille
- reprise - : Festival d'Avignon, Théâtre Benoît-XII[11].
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Pierre Thibaudat, « Lagarce revient du Pays lointain », Libération, (lire en ligne).
- ↑ Françoise Heulot-Petit 2007.
- ↑ Alina Kornienko, « Juste la fin du mot : l’hybridité de la parole déconstruite dans le théâtre de Jean-Luc Lagarce », Skén&graphie, no 5, , p. 71-80 (lire en ligne
). - ↑ « Pays lointain, un combat contre le sommeil éternel », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Le Pays lointain [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Maïa Bouteillet, « Lagarce au chevet de sa mort », Libération, (lire en ligne)
- ↑ « Le Pays lointain [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Brigitte Salino, « Théâtre : un beau voyage dans Le Pays lointain », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Anne Diatkine, « Nada Strancar : «Les personnages monstrueux m’ont structurée» », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Le Pays lointain [notice de spectacle] », sur Bibliothèque nationale de France.
- ↑ Fabienne Darge, « Avignon : le Pays lointain et aimé de Jean-Luc Lagarce », Le Monde, (lire en ligne).
Bibliographie
modifier- Françoise Heulot-Petit, « La Reconnaissance dramatique dans Le Pays Lointain : de l’impossibilité de modifier son histoire ? », dans Geneviève Jolly, Didier Juilliard, Andrée Pascaud (dir.), Jean-Luc Lagarce. Problématiques d'une oeuvre (actes de colloque, 18-, Théâtre national de Strasbourg et Université Marc Bloch, Strasbourg), Besançon, Les Solitaires intempestifs, coll. « Du désavantage du vent », , 141 p. (ISBN 978-2-84681-190-3, lire en ligne
).