Le Vaulmier
Le Vaulmier est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Le Vaulmier | |||||
L'église Saint-Ferréol, au bourg. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Mauriac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Salers | ||||
| Maire Mandat |
Christian Fournier 2020-2026 |
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| Code postal | 15380 | ||||
| Code commune | 15249 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
60 hab. (2023 |
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| Densité | 3,4 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 11′ 24″ nord, 2° 34′ 02″ est | ||||
| Altitude | Min. 710 m Max. 1 510 m |
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| Superficie | 17,51 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Riom-ès-Montagnes | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Géographie
modifierCommunes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Anglards-de-Salers, Collandres, Le Falgoux, Saint-Bonnet-de-Salers, Saint-Vincent-de-Salers et Trizac.
Géomorphologie
modifierLe territoire de la commune peut se diviser en 4 espaces distincts entre 710 et 1 510 m d'altitude
- Le fond de vallée reposant sur le socle granitique, formé d'une succession d'ombilics et de verrous glaciaires entaillés par le Mars. Les prairies planes occupe une surface réduite.
- Le flanc de vallée d'exposition nord-est. Les pentes sont raides, à mi-pente, les brèches volcaniques forment par endroit des falaises et des chandelles. En partie sommitale des coulées basaltiques accentuent à de nombreux endroit le relief vertical. Cet ubac est occupé majoritairement par de la forêt (hêtraie)
- Le flanc de vallée d'exposition sud-ouest. Bien que symétrique du précédant les prairies sont plus abondantes, les zones non accessibles étant recolonisées par les frênes. Au niveau d'Albos, la cicatrice d'un important glissement de terrain se lit encore dans le paysage.
- Le plateau basaltique en pente douce occupe toute la partie nord-est de la commune. il fait partie de la planèze de Trizac, c'est le domaine des estives et des burons.
Accès
modifierLe bourg du Vaulmier est situé dans la vallée du Mars. Il est traversé par la D 12 qui dessert aussi les principaux villages. La D 30 traverse également la commune en direction de Trizac en passant par le col d'Aulac.
Hydrographie
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 816 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Claux à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 8,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 515,7 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,4 %), prairies (13,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
modifierEn 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 123, alors qu'il était de 118 en 2013 et de 122 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 27,3 % étaient des résidences principales, 68 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements au Le Vaulmier en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (68 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 90 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (75,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Le Vaulmier[I 2] | Cantal[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 27,3 | 67,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 68 | 20,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,7 | 11,9 | 8,2 |
Toponymie
modifierHistoire
modifierDepuis le XIIe siècle, les communes du Falgoux, du Vaulmier et de Saint-Vincent-de-Salers faisaient partie de la baronnie des Valmiers, possession des Comptours d'Apchon. Un château (donjon ou maison forte) au Vaulmier est attesté jusqu'à la fin du XVIIe siècle[15].
En 1839, Le Vaulmier est érigée en commune par démembrement de Saint-Vincent[16].
Politique et administration
modifierLa commune est administrée par un conseil municipal de 7 membres.
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].
En 2023, la commune comptait 60 habitants[Note 2], en évolution de −15,49 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
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L'économie est basée principalement sur l'activité agricole, la production d'énergie et le tourisme. En 2023, 8 exploitations agricoles ont leur siège sur la commune[21]. Leur production principale est l'élevage de bovins allaitants. Une exploitation a développé une activité complémentaire de ferme auberge pendant la saison estivale. Une micro-centrale hydraulique produit de l'électricité.
Plusieurs logements sont déclarés en meublés de tourisme et un restaurant d'altitude ouvert d'avril à la Toussaint est situé au col d'Aulac.
Culture locale et patrimoine
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Lieux et monuments
modifierLa commune du Vaulmier est composée de :
- Le bourg du Vaulmier
- Espinouze
- Lespinasse
- le Furgoux
- Albos
- le Meynial
- Broussouze
- les Caves
- la Sabie
- la Moréthie
- Malprengère
- la Rochenie haute et basse
- la Saliège
- le Chambon
- Gromont
- Outre
Moulin de la Fanchette : très ancien moulin situé sur le Mars (entre Gromont et Outre), rénové et visitable tous les vendredis de 14 h à 16 h.
Mini golf communal : mini golf situé au bord du Mars à la sortie du Vaulmier en direction du Falgoux, actuellement non exploité
Gour noir : bassin naturel sur le Mars anciennement aménagé pour alimenter en eau un moulin actuellement ruiné.
Ruisseaux et cascades :
- Le ruisseau de Lespinasse comporte une dizaine de cascades.
- Les autres cascades de la commune : de Furgoux , de la Pissarote ou " Lo Pissarote do Juzole " , d'Estrumeyre , de Lacoste , de Lainette , Lesfarges ...
Personnalités liées à la commune
modifier- Barthélémy Dupuy, docteur en pharmacie, né en 1838 à Trizac, décédé en 1917 à Puteaux. Il est auteur de nombreuses publications scientifiques et membre de plusieurs sociétés savantes. Il est maire du Vaulmier de 1887 à 1898. En 1894 il fait construire la fontaine du Vaulmier, sur ses propres deniers.
- Giuseppe Tribus (1901-1960), décorateur italien, il se rend pour l'été 1933 au Vaulmier, invité par de riches ferrailleurs parisiens, et convainc le pharmacien de Trizac de décorer un panneau de sa toute nouvelle pharmacie ; panneau toujours intact de nos jours où l'on peut encore lire l'adresse parisienne de l'artiste.
- Antoine Fageol, émigre aux États-Unis où sa descendance se lance dans l'industrie mécanique et fabrique camions, tracteurs agricoles, bus sous leur nom de 1916 à 1938 quand l'entreprise, en faillite, a été démantelée, et l'usine reprise par le fondateur de la marque Peterbilt créée en 1938.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- 1 2 « Chiffres clés - Logement en 2018 au Le Vaulmier » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2018 au Le Vaulmier - Section LOG T2 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2018 au Le Vaulmier - Section LOG T7 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
Autres sources
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Le Vaulmier et Le Claux », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Claux », sur la commune du Claux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Le Claux », sur la commune du Claux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Antony Chambon, D'Apchon à Salers : la baronnie des Valmiers et ses voisines. XIVe-XVIIIe siècles, Aurillac, 2008.
- 1 2 « Le Vaulmier », sur guillaume-lafarge.fr (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Exploitations bénéficiant d'aides PAC ayant leur siège sur la commune », sur www.telepac.agriculture.gouv.fr/telepac/tbp/accueil/accueil.action (consulté le )


