Le Ventre de Naples
Le Ventre de Naples est un roman de l'écrivaine napolitaine Matilde Serao, publié en 1884 par la maison d’édition des frères Treves. Il se compose de plusieurs articles, chacun relatif à divers aspect de la cité parthénopéenne du XIXe siècle et en particulier celui de sa reconstruction, alors gangrénée par la pauvreté.
| Le Ventre de Naples | |
| Auteur | Matilde Serao |
|---|---|
| Pays | Italie |
| Genre | Roman |
| Version originale | |
| Langue | Italien |
| Version française | |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1975 |
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Structure
modifierL'ouvrage se scinde en deux parties, dans lesquelles chaque chapitre est une sorte de chronique récapitulative d'autres chroniques contemporaines, fondée sur la dégradation de la vie d'une partie de la population napolitaine.
Première partie
modifierEn 1884, une épidémie de choléra frappe la ville de Naples, déclenchant alors la controverse de la Question méridionale. Le maire de l'époque, Nicola Amore, envoie une lettre au président Depretis à Rome pour l'informer de la situation. Matilde Serao décrit dans son ouvrage le « ventre » de la ville, ces quartiers grouillant de personnes pauvres et marginalisées qui peinent à survivre, en proie à la dégradation urbaine et aux maladies. L'auteur s'attarde sur l'extraordinaire capacité de survie des Napolitains, malgré l'adversité, et sur leurs manières singulières d'affronter la maladie et la mort, en partie grâce à des coutumes proches du paganisme et de la pratique de rites occultes.
Liste des chapitres composant la première partie :
- Il faut détruire Naples
- Ce qu'ils gagnent
- Ce qu'ils mangent
- Les Petits Autels
- La Loterie
- Encore la loterie
- L'Usure
- Le Pittoresque
- La Pitié
Deuxième partie
modifierLe gouvernement du premier ministre Depretis annonce la « destruction » des quartiers les plus défavorisés de Naples dans le cadre du plan de réaménagement de la ville, qui commence en 1888. De nombreux quartiers et rues sont rasés pour laisser place à de grandes places et de larges canaux. Cependant, Matilde Serao reste critique envers cette politique, qui n'a révélé que son côté le plus sombre et spéculatif, et qui n'a pas résolu le problème de la pauvreté et maintenant au contraire les plus précaires et les plus démunis dans leur situation initiale. Elle s'interroge néanmoins sur les Napolitains eux-mêmes, imprégnés d'un profond sentiment de révisionnisme social et nostalgiques du passé, qui préfèrent se résigner à leur sort, se fiant à l'Église et à des charlatans se faisant passer pour des guérisseurs, plutôt que de se faire soigner par les autorités sanitaires locales.
Liste des chapitres composant la deuxième partie :
- L'Écran
- Les Maisons du peuple
- Ce qu'il faut faire?
Éditions
modifier- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, Treves, (Service bibliothécaire national SBL0735976, lire en ligne)
- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, Perrella, (Service bibliothécaire national SBL0736043)
- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, Vito Bianco, (Service bibliothécaire national SBL0601605)
- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, Imagænaria, (ISBN 978-88-89144-91-6, Service bibliothécaire national ANA0451444)
- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, (ISBN 978-88-17-05485-0, Service bibliothécaire national MIL0818147)
- Matilde Serao, Il ventre di Napoli, Fagiolari, (ISBN 978-88-98979-41-7, Service bibliothécaire national RMS2729723)
Sources
modifier- L'Italie à Paris, « Le Ventre de Naples de Valeria Parrella », 23 février 2009, URL consulté le 14 mai 2026.