Lee Hee-moon

chanteur coréen

Lee Hee-moon (en coréen 이희문), né en 1976 à Séoul, est un chanteur sud-coréen de musique traditionnelle (minyo 민요).

Lee Hee-moon
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Biographie

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Lee Hee-moon est né à Gangnam, à Séoul. Son père, Coréen, ayant habité au Japon, Lee Hee-moon a vécu enfant à Tokyo[1]. Il fait ensuite des études de cinéma dans une école japonaise (le « Toho Gakuen Film Techniques Training College ») et devient assistant réalisateur en Corée et au Japon, dans l'industrie de la vidéo pour la musique pop[2].

Go Ju-rang (Ko Jurang), sa mère, est une maîtresse du Gyeonggi minyo (ko) (« chants de la région de Gyeonggi »). Il a lui-même été formé au Gyeonggi minyo par la chanteuse Lee Chun-hee, assez tardivement, peu avant d'atteindre la trentaine[3]. Lee Hee-moon prétend avoir « trois mères » : Go Ju-rang qui lui a donné naissance, la chanteuse Lee Chun-hee et la chorégraphe Ahn Eun-me[2].

Il est détenteur du Bien culturel immatériel (en) no  57 Gyeonggi Minyo et dirige la Lee Hee-moon Company, dédiée à la chanson folklorique[4]. Lee Hee-moon est aussi le leader du groupe néofolk OBSG[5]. Il a par ailleurs collaboré avec un groupe de jazz, Prelude, et chanté avec un autre chanteur dans un duo, Nomnom[6].

Il fonde le groupe SsingSsing (en) (씽씽밴드) en 2014[7]. Il se fait connaître internationalement en 2017 en chantant avec ce groupe, grâce à un Tiny Desk Concert qui a eu 10 millions de vues. La popularité de Lee Hee-moon en Corée est toutefois de moindre ampleur[8]. C'est la première apparition de chanteurs coréens dans cette émission[7].

À la suite de l'annulation des concerts à cause de la pandémie de Covid-19 durant l'année 2020, il met en œuvre un projet appelé « Not Alone » (« Pas seul ») conduisant à la mise en ligne de quatre vidéos, dans lesquelles il interprète quatre chansons traditionnelles, sur le thème de la collaboration et de la communication. Le but est de garder le contact avec son public[9].

Lee Hee-moon et ses groupes SsingSsing et OBSG contribuent à la reconnaissance culturelle de la Corée à l'étranger, en participant à des manifestations culturelles organisées hors de Corée[10].

Style musical

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Lee Hee-moon, au centre, avec le groupe SSingSSing en 2017 (Chu Dahye à gauche).

Ses performances relèvent, selon David A. Tizzard, « tout à la fois du concert, du rituel et du cosplay culturel », Lee Hee-moon étant en même temps chaman et artiste queer. Ses chants appartiennent à la tradition du Gyeonggi minyo (« chants de la région de Gyeonggi »), presque exclusivement chanté par des femmes[8] (Les chanteurs hommes ont quasiment disparu pendant l'occupation japonaise de la Corée[3]). Sa rencontre en 2007 avec la chorégraphe Ahn Eun-me[3] lui permet de fixer son style artistique : bas résille et chant traditionnel[2].

Lee met en relation son travestissement sur scène avec l'histoire des chanteuses de Gyeonggi minyo, socialement déconsidérées. Son public est d'ailleurs en grande partie féminin[8]. Lee explique que les chamans coréens, masculins, sont censés incarner des esprits et masculins et féminins. De là son apparence féminine, afin de tendre à une performance unisexe[2].

Il chante des chants traditionnels, sur de la musique jazz, hip-hop, techno, disco ou trot (genre musical coréen)[3]. Il utilise des instruments occidentaux pour accompagner le chant traditionnel, tout en privilégiant le chant à l'accompagnement instrumental. Il préfère ne pas mêler instruments occidentaux et instruments traditionnels à cause de leurs différences de tonalité[4].

Discographie

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  • 2023 : OBSG, Spangle.

Prix et récompenses

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  • 2010 : « Presidential Award » au 16e Concours national de chanson folklorique.

Références

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  1. ↑ (en) AJIMI, « Lee Heemoon: Innovation and Tradition Rooted in a Folk Song Singer », sur Niew, .
  2. 1 2 3 4 (en) Jocelyn Clark, « SsingSsing DanceDance: Playing on Gender in Korea’s 21st Century Traditional Performing Arts », Culture and Empathy, vol. 2, no 2,‎ , p. 116-130
  3. 1 2 3 4 (en) Hwang Dong-hee, « Lee Hee-moon's glam journey through folk songs -- in heels and hanbok », sur The Korea Herald, .
  4. 1 2 (en) Dong Sun-hwa, « Korean folk song master reveals why he acts like 'alien’ », sur The Korea Times, .
  5. ↑ (en) « Korean Neo-Folk Band OBSG to Return to Japan in May », sur Niew, .
  6. ↑ (en) Park Jin-hai, « Band SsingSsing hits US with 'minyo rock’ », sur The Korea Times, .
  7. 1 2 (en) Xu Aiying et Sohn JiAe, « New pop group juggles tradition, modernity », sur Korea.net, .
  8. 1 2 3 (en) David A. Tizzard, « Lee Hee-moon: shaman of Seoul », sur The Korea Times, .
  9. ↑ (en) Kwon Mee-yoo, « Lee Hee-moon unveils 4 new music videos », sur The Korea Times, .
  10. ↑ (en) Lee Kap-soo, « “Breaking Tradition, Reaching the World”… K-Traditional Music Expands as a New Cultural Diplomacy Platform in LA », sur The Korea Post, .

Liens externes

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