Lee Michaels

musicien américain

Lee Eugene Michaels, né Michael Lee Olson le 24 novembre 1945 à Los Angeles[1] est un auteur-compositeur-interprète américain de rock.

Lee Michaels
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Genre artistique

Il est surtout connu pour son tube de 1971 Do You Know What I Mean (en), classé dans le Top 10 américain.

Biographie

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Né à Los Angeles, Michaels commence sa carrière avec The Sentinals, un groupe de surf originaire de San Luis Obispo, en Californie , qui comprenait le batteur John Barbata (qui rejoindra plus tard The Turtles, Jefferson Airplane et Jefferson Starship)[1]. Michaels intègre ensuite Barbata au sein du Joel Scott Hill Trio, un groupe dirigé par le guitariste Joel Scott Hill. Il s'installe à San Francisco, où il rejoint une première formation de The Family Tree, un groupe mené par Bob Segarini (en)[2]. En 1967, il signe un contrat avec A&M Records et sort son premier album, Carnival of Life, la même année, avec David Potter à la batterie. En tant que musicien de studio, il joue notamment avec Jimi Hendrix[1].

Le choix de l'orgue Hammond comme instrument principal par Michaels est inhabituel pour l'époque, tout comme son accompagnement minimaliste sur scène et en studio : généralement avec un seul batteur[3], le plus souvent un musicien surnommé « Frosty » (de son vrai nom Bartholomew Smith-Frost), membre de Sweathog (en), dont la technique à mains nues inspirera John Bonham[4], ou avec Joel Larson (en) de The Grass Roots. Cette approche non conventionnelle lui vaut un public à San Francisco et attire l'attention de la critique. Le magazine Sounds, ainsi, qualifie Michaels de « meilleur organiste de puissance »[3]. Mais Michaels ne connaît un véritable succès commercial qu'avec la sortie de son cinquième album.

Cet album, intitulé 5th et sorti en 1971, est un succès surprise aux États-Unis avec le titre Do You Know What I Mean, qui se classe dans le Top 10 (6e place fin 1971). Il s'agit d'un hommage autobiographique à la perte d'une petite amie. Billboard classe Do You Know What I Mean 19e meilleure chanson de 1971. Le titre suivant de Michaels, une reprise du standard de la Motown Can I Get a Witness, se classe dans le Top 40 et atteint la 39e place le jour de Noël 1971, huit ans jour pour jour après que la version de Marvin Gaye a culminé à la 22e place. Michaels enregistre deux autres albums pour A&M avant de signer un contrat avec Columbia Records en 1973. Ses enregistrements chez Columbia ne rencontrant pas le succès escompté, Michaels se retire partiellement de l' industrie musicale à la fin de la décennie[1].

En 1991, Michaels récupère l'intégralité des droits sur tous ses enregistrements A&M à la suite d'un accord mettant fin à un litige. A&M a accordé à Delicious Vinyl (en) des licences pour l'utilisation de ses enregistrements par échantillonnage numérique sur plusieurs titres de Young MC. Une fois ses droits de propriété recouvrés, Michaels concède des licences à Rhino Records et à Shout Factory (en) pour la sortie de plusieurs compilations « best of » au fil des ans. À partir de novembre 2015, Manifesto Records réédite l'intégralité de son catalogue A&M et Columbia en CD et vinyle jusqu'en février 2016.

Vie privée

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Il épouse l'actrice et mannequin Mary Hughes[5] en [6]. Le couple s'installe en Californie du Nord où il élève des animaux sauvages[7], puis divorce dix-huit ans plus tard[7] après qu'ils ont eu deux enfants[6].

En 1988, Lee Michaels fonde la chaîne de restaurants Killer Shrimp à Marina del Rey, en Californie, qu'il dirige depuis avec sa famille[1].

Discographie

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Titre Détails États-Unis Australie[8]
Carnival of Life
  • Date : 1968
  • Label : A&M
  • Formats : LP
Recital
  • Date : 1968
  • Label : A&M
  • Formats : LP
Lee Michaels
  • Date : 1969
  • Label : A&M
  • Formats : LP
53
Barrel
  • Date : 1970
  • Label : A&M
  • Formats : LP
51
5th
  • Date : 1971
  • Label : A&M
  • Formats : LP
16 38
Space and First Takes
  • Date : 1972
  • Label : A&M
  • Formats : LP
78
Lee Michaels Live
  • Date : 1973
  • Label : A&M
  • Formats : 2-LP
135
Nice Day for Something
  • Date : 1973
  • Label : Columbia
  • Formats : LP
172
Tailface
  • Date : 1974
  • Label : Columbia
  • Formats : LP
Absolute Lee
  • Date : 1983
  • Label : Squish
  • Formats : LP

Singles

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Année Titre Classement dans les chart
positions
Record Label B-side Album
US AUS[8]
1968 Love A&M Records Sounding the Sleeping Carnival of Life
If I Lose You My Friends Recital
1969 Goodbye, Goodbye The War
Heighty Hi 10647 Want My Baby Lee Michaels
1970 What Now America Uummmm My Lady Barrel
1971 Do You Know What I Mean 626 Keep the Circle Turning 5th
Can I Get a Witness 39 You Are What You Do
1972 Hold on to Freedom 104* Own Special Way (As Long As) Space and First Takes
1973 Same Old Song Columbia Records Rock and Roll Community Nice Day for Something
Rock Me Baby A&M Records Heighty Hi Lee Michaels Live
[9]

Compilations

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  • The Lee Michaels Collection (Rhino, 1992)
  • The Best of Lee Michaels (One Way, 1997)
  • Hello: The Very Best of Lee Michaels (Shout Factory, 2004)
  • Heighty Hi: The Best of Lee Michaels (Manifesto, 2015)
  • The Complete A&M Albums Collection, 7 CD (Manifesto, 2015)

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 The Guinness Encyclopedia of Popular Music, Guinness Publishing, , First éd. (ISBN 0-85112-939-0), p. 1682
  2. Richie Unterberger (en), Liner Notes for Roxy's Roxy, Richieunterberger.com.
  3. 1 2 Mr. Piano Power, Spotlight Publications, , p. 3
  4. Experience Summary, Soulhat.net ; Biography of Bartholomew Smith-Frost, Frostysmith.tripod.com.
  5. (en) Tom Lisanti, Glamour Girls of Sixties Hollywood: Seventy-Five Profiles, McFarland, (ISBN 978-1-4766-1241-6, lire en ligne), p. 100 à 102
  6. 1 2 « Mary Hughes », sur IMDb (consulté le )
  7. 1 2 (en-US) Condé Nast, « When Surfing, Malibu, and the Beach Life Became a National Phenomenon », sur Vanity Fair, (consulté le )
  8. 1 2 David Kent, Australian Chart Book 1970–1992, St Ives, N.S.W., Australian Chart Book, , illustrated éd. (ISBN 0-646-11917-6), p. 199
  9. Joel Whitburn, The Comparison Book Billboard/Cash Box/Record World 1954–1982, Sheridan Books, (ISBN 978-0-89820-213-7), p. 342

Liens externes

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