Les Coopérants

Film du réalisateur camerounais Arthur Si-Bita

Les Coopérants est un film camerounais réalisé par Arthur Si-Bita, sorti en 1983.

Les Coopérants
Réalisation Arthur Si-Bita
Scénario Arthur Si-Bita
Musique Pierre Akendengué
Pays de production Drapeau du Cameroun Cameroun
Genre Comédie
Durée 110 minutes
Sortie 1983

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Cette comédie raconte l'histoire de sept étudiants qui quittent Yaoundé pour découvrir la vie dans un village forestier. Ils y sont confrontés aux difficultés des populations rurales et aux agissements d'un ancien fonctionnaire qui détourne des fonds destinés aux paysans[1].

Le film est considéré comme une œuvre marquante de la carrière d'Arthur Si-Bita et du cinéma camerounais. Il aborde notamment la corruption et le tribalisme dans le contexte de la politique de développement agricole associée à la «révolution verte»[2].

Synopsis

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Sept étudiants quittent Yaoundé pendant leurs vacances pour s'intégrer à la communauté d'un petit village d'Ebizok[3]. Ils découvrent les conditions de vie des populations rurales et les difficultés auxquelles sont confrontés les paysans. Leur séjour les conduit à observer les agissements d'un ancien fonctionnaire qui détourne des fonds destinés au développement agricole[1].

Fiche technique

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[1],[4]

Distribution

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[1],[4]

Production

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Le film est réalisé par Arthur Si-Bita, cinéaste camerounais né en 1948 et mort en 2016. Il est tourné majoritairement à Tchangue, près d'Ébolowa, dans la région du Sud du Cameroun. La production est associée au Fonds de développement de l'industrie cinématographique (FODIC)[5].

Le film bénéficie d'un budget important pour le cinéma camerounais de l'époque, grâce notamment au soutien de l'État camerounais et de la coopération française[2],[5].

Thèmes

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Dans le contexte de la «révolution verte», le film met en scène la rencontre entre de jeunes citadins et les réalités du monde rural. Il aborde la corruption, les conflits autour des terres et les détournements de ressources destinées aux paysans. Le récit dénonce également le tribalisme et les abus de pouvoir[2].

La revue Africultures présente le film comme une fable moderne qui met en évidence les tensions sociales dans un village forestier camerounais[6].

Réception

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Le film rencontre un succès populaire au Cameroun et demeure associé à la carrière d'Arthur Si-Bita dans les rétrospectives consacrées au cinéma national[2],[5].

Récompenses et distinctions

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En 1985, il reçoit au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) le prix de la meilleure musique, attribué au compositeur gabonais Pierre Akendengué[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « Les Coopérants », sur IFcinéma (consulté le )
  2. 1 2 3 4 « Arthur Si Bita : l'homme derrière « Les coopérants » », sur Cameroon Tribune, (consulté le )
  3. ↑ Tsogo Momo Marie Nadège, « De l'appropriation ou non de l'émergence dans les films camerounais (1962 - 2010) : essai d'analyse historique », revue scientifique, vol. XLII, no 4,‎ , p. 51 - 62 ((https://www.journals.codesria.org/index.php/ad/article/download/706/796/863). [PDF])
  4. 1 2 « U.S. Premiere — Les Coopérants », sur Filmfest DC (consulté le )
  5. 1 2 3 4 « Arthur Si Bita », sur Africultures (consulté le )
  6. ↑ « Le cinéma camerounais, en lumières et ombres », sur Africultures (consulté le )

Liens externes

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