Les Enfants Oppermann

roman de Lion Feuchtwanger

Les Enfants Oppermann est un roman historique de Lion Feuchtwanger publié en 1933 qui fait partie de la « trilogie de la salle d'attente »[1]. L’œuvre plonge le lecteur au cœur de l’Allemagne de 1932-1933, à travers le destin des frères et de la sœur Oppermann, Gustav, Martin, Edgar et Klara, et de leurs familles. Écrit alors que les nazis arrivaient au pouvoir, le roman dépeint les événements que Feuchtwanger vivait lui-même, en ne les romançant que très légèrement[2]. Il précisait dans une note à la fin de l’ouvrage : « Aucun des personnages de ce livre n’a réellement existé en tant qu’individu à l’intérieur des frontières du Reich allemand dans les années 1932-33, mais bel et bien en tant qu’entité… Le roman… ne présente pas des figures de la réalité, mais de l’Histoire. » Il déclara vouloir avec ce roman « informer le plus rapidement possible ses lecteurs du vrai visage et des dangers de la domination des nazis »[3].

Les Oppermann
Titre original
(de) Die Geschwister OppermannVoir et modifier les données sur Wikidata
Format
Partie de
Der Wartesaal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Langue
Auteur
Traduction
James Cleugh (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genre
Period novel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sujet
Date de parution
Pays
Œuvre dérivée
The Oppenheim Family (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Histoire du roman

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Les deux premières éditions du roman parurent chez Querido Verlag (Amsterdam) en 1933 et 1935 sous le titre Die Geschwister Oppenheim. Le nom de famille avait été modifié, alors que le livre était sous presse, suite à la demande d’un nazi du nom d’Oppermann et de ses menaces à l’encontre du frère de Feuchtwanger, qui vivait encore en Allemagne. Les éditions ultérieures portèrent le titre initialement prévu[4].

Feuchtwanger avait longtemps pensé que le mouvement nazi échouerait et avait encore annoncé, lors d'une interview en décembre 1932, la fin politique d'Hitler (« Hitler is over »). Bien connu pour ses critiques du NSDAP, il fut dès janvier 1933 déchu de sa nationalité, ses biens à Berlin furent saisis, ses œuvres inscrites sur la liste noire de littérature « non allemande » et brûlées en mai, et il fut définitivement interdit de publication dans le Troisième Reich nouvellement établi. Les Enfants Oppermann fut publié alors que l'auteur était déjà en exil en à Sanary-sur-Mer.

Le livre s’appuyait sur des recherches que Feuchtwanger avait menées pour un scénario sur lequel il travaillait avec le scénariste britannique Sidney Gilliat. Bien que le projet ait été commandé par le Premier ministre Ramsay MacDonald, il ne fut jamais achevé, MacDonald et son gouvernement ayant décidé d'une politique d'apaisement face au nazisme et au fascisme après la prise du pouvoir par Hitler[5]. Feuchtwanger commença à remanier le scénario en avril 1933 et acheva le roman en octobre[6]. Feuchtwanger s’appuya à la fois sur les notes qu’il avait prises alors qu’il était encore en Allemagne et les informations reçues de la part d’amis allemands alors qu’il était déjà parti en exil[7].

D’abord publié en allemand, le roman fut traduit, la même année 1933, en anglais, tchèque, danois, hongrois, norvégien, polonais et suédois ; l'année suivante, il parut aux États-Unis et en France[8] ; en Union soviétique, il fit même l'objet d'une adaptation cinématographique dès 1938. En Italie, Mondadori le fit traduire dès 1934, et s’engagea[9] devant le ministre de la Presse et de la Propagande, Galeazzo Ciano, à y apporter (avec l’accord de l’auteur) toutes les modifications jugées nécessaires, mais c’est seulement en 1946 qu’il put paraître.

Résumé

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Le livre comporte trois parties : Hier, Aujourd’hui et Demain.

Livre premier : Hier

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Les événements survenus entre le 16 novembre et le 31 décembre 1932 concernent les membres de la famille juive Oppermann, qui sont contraints de faire face à la montée de l'antisémitisme et au renforcement du mouvement nazi. Le 16 novembre 1932, le Dr Gustav Oppermann, intellectuel juif berlinois, fête ses 50 ans. Retiré de l’affaire familiale, il vit sereinement et confortablement à Grunewald, occupé par sa biographie de Lessing et sa jeune maîtresse, Sybil. Son frère Martin, pragmatique, dirige l’entreprise de meubles qu’il envisage de protéger en la fusionnant celle d’un concurrent aryen. Berthold, le fils de Martin, lycéen brillant, se heurte à son professeur Vogelsang, nationaliste fanatique, qui lui reproche de minimiser l’importance d’Arminius le Chérusque, héros germanique. Vogelsang, qui recrute des élèves pour les Junge Adler (jeunesses nazies), exige des excuses de Berthold, plongeant la famille dans le dilemme : céder ou résister ? Le directeur du lycée, François, humaniste, critique le mauvais allemand de Mein Kampf et refuse que ce livre soit cité dans son établissement. Pour le reste, il lui est difficile de résister à Vogelsang[10].

Le troisième frère, Edgar, célèbre médecin, ne parvient pas à accorder une promotion à son assistant juif. Il est lui-même la cible d’attaques dans la presse. Son avocat, Mühlheim, le dissuade de porter plainte, arguant que la justice est déjà sous influence nazie. Wolfsohn, le vendeur qui travaille chez Oppermann voit certains clients refuser d’être servis par un Juif ; il est, en outre, harcelé par son voisin nazi Zarnke, qui convoite son appartement. Seuls les Lavendel perçoivent dans le nazisme un danger sérieux. Les Oppermann, quant à eux, jugent la situation plus favorable. « On souriait de voir le petit-bourgeois, cet animal domestiqué, menacer de réendosser la peau du loup. » (p. 47) Le 31 décembre, Gustav apprend qu’un juif a été agressé par des nazis après avoir témoigné dans un procès, et ses agresseurs acquittés pour « légitime défense ». Pourtant, Gustav et François restent convaincus que « le peuple a un bon fond » et « ne se laissait pas rouler par le verbiage du Führer ». A cet épisode succède immédiatement la dernière phrase du livre : « Le 30 janvier, le président du Reich nomma l’auteur de Mein Kampf chancelier du Reich. » (p. 129)

Livre deuxième : Aujourd’hui (février-mars 1933)

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Les événements s’accélèrent entre la prise de pouvoir d’Hitler (30 janvier) et les élections au Reichstag du 5 mars. La pression sur les Oppermann et leur entourage devient insupportable. Martin essaie de négocier avec son concurrent non juif pour sauver l’entreprise, et finit par être humilié. Quand Gustav signe un appel contre la « barbarisation » de la vie publique, il est immédiatement attaqué par la presse et critiqué par Mühlheim, qui lui conseille la prudence. Même François, son ami, n’ose plus acheter chez Oppermann.

Berthold est exclu du club de football et harcelé par Rittersteg, un camarade de classe fanatisé, qui a poignardé un journaliste critique du Führer et est célébré comme un héros. Vogelsang exige des excuses publiques de Berthold avant le 1er mars, sous peine d’exclusion. François essaie de le consoler en lui rappelant la lettre de Lessing du 31 décembre 1777[11]. Certains lui conseillent de partir en Palestine ; son oncle Ranzow lui suggère de céder. Dans la nuit du 28 février, Mühlheim informe Gustav que le Reichstag est en feu : celui-ci se résout à fuir, sans Sybil qui refuse de l’accompagner.

Berthold relit Michael Kohlhaas. Il est frappé par les paroles du protagoniste du récit de Heinrich von Kleist (1771-1811)[12]. Bien qu’il ait promis de se rétracter le lendemain matin, il reprend le manuscrit de son exposé et n’y trouve rien à changer. Il l’écrit sur une feuille de papier et ajoute une citation de la nouvelle de Kleist : « Mieux vaut être un chien qu’un homme, si je dois être piétiné[13]. » C’est la nuit du 1er mars 1933 (quatre jours avant le succès électoral du parti nazi) et il se suicide.

Livre troisième : Demain (mars-été 1933)

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Après son départ, Gustav séjourne à Berne et s’informe sur les horreurs causées par les nazis, qui « ont brisé le mètre étalon du monde civilisé » (p. 284, l’expression apparaît plusieurs fois). Frischlin, son secrétaire, lui rend visite et lui décrit le système militaro-bureaucratique de la terreur.

Le 1er avril 1933, Edgar se rend à la clinique malgré le boycott des Juifs pour opérer lui-même un patient ; les médecins juifs sont chassés, Edgar en est temporairement dispensé.

Quand Martin se rend à son magasin malgré le boycott, il est contraint de s’acquitter d’une taxe auprès des nazis pour payer les affiches antisémites qu’ils ont posées. La nuit suivante, il est arrêté et battu, puis libéré moyennant une taxe d’hébergement de 2 marks.

À Lugano, Gustav attend la visite de son ami Johannes Cohen, professeur de philosophie, mais celui-ci a été interné dans un camp de concentration. Une connaissance de Frischlin, le Dr Bilfinger, remet à Gustav un rapport détaillé sur des cas de persécution en Souabe.

Vogelsang propose à François un sursis s’il revient sur son évaluation de « Mein Kampf ». Ce dernier refuse de renier ses valeurs et se prépare à être licencié – Vogelsang part pour le service du personnel du ministère de la Culture à Berlin. Jacques Lavendel (mari de Klara) liquide ses affaires pour quitter l’Allemagne ; après une promenade en bateau, son fils, Heinrich, attaque l’élève nazi Rittersteg dans la forêt, mais ne se résout pas à le tuer.

Wolfsohn hésite à émigrer ; après une nuit en prison, il décide de partir pour la Palestine ; ironiquement, son voisin nazi, Zarnke, pris de doutes au sujet de l’idéologie des nazis, est envoyé en camp de concentration.

Le 11 avril (14 Nisan), on célèbre la Pâque chez Lavendel, au bord du lac de Lugano (p. 327) ; c’est la dernière fois que les Oppermann sont réunis, l’histoire des Oppermann est terminée. Tous semblent d’accord pour considérer que « … avec ou sans prétexte, les völkisch étaient bien décidés à se mettre la fortune des juifs dans la poche, à leur faucher la place, à les anéantir. Il ne fallait donc pas se leurrer. Il fallait répéter sans cesse à la face du monde qu'au sein de cette Allemagne, on célébrait comme des vertus tous les instincts primitifs hostiles à la civilisation et qu'on y élevait au rang de religion d'Etat la morale de la meute sauvage." (p. 330)

Quelque temps plus tard, à Bandol, en Provence, Gustav rencontre Anna, une de ses amantes ; ils passent quelques semaines ensemble, et elle ne prend conscience de ce qui se passe en Allemagne qu’en apprenant le « suicide de Cohen dans un camp de concentration ».

Gustav rencontre Georg Treibschitz, un ancien communiste, et obtient qu’il lui cède son passeport. À Zurich, il rencontre Heinrich Lavendel et son ami Tüverlin ; ce dernier lui explique qu’il ne vaut pas la peine de mourir juste pour « de beaux discours et de beaux gestes » (367) sans effet réel sur la situation. Néanmoins, Gustav retourne en Allemagne au début de l’été 1933, déterminé à documenter les crimes nazis et à éveiller les consciences, comme Feuchtwanger lui-même. Il se rend compte que les Allemands sont paralysés par la peur. Il rencontre par hasard le Dr Frischlin ; celui-ci tient absolument à le renvoyer à l’étranger, estimant que Gustav fait preuve d’un héroïsme de pacotille. Dans un bar, Gustav et quelques autres critiquent les nazis (373), ce qui leur vaut d’être envoyés au camp de concentration de Moosach où il subit le travail forcé, la faim et les brimades. Gustav finit par être envoyé au cachot où il s’effondre. Après plusieurs interventions de ses proches, il est libéré, mais meurt six semaines plus tard.

Lavendel récupère ses affaires, accompagnées d’un rapport de Frischlin sur leur dernière conversation au cours de laquelle ils s’étaient demandé si la vie de Gustav avait eu un sens. Gustav a aussi laissé un témoignage sur le camp de Moosach et une carte avec une citation du Talmud : « Il ne t’incombe pas d’achever le travail, mais tu n’es pas libre pour autant de t’y soustraire. » (Maximes des Pères II, 21)

Cette phrase, répétée à plusieurs reprises dans le roman, en constitue la devise — un appel à lutter pour la libération définitive des Juifs opprimés. C’est à cet appel qu’a répondu Gustav, lui qui, naguère dilettante, a finalement choisi de mettre sa vie en jeu – pour presque rien.


Réception

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Le roman fit forte impression à sa sortie, comme en témoignent Sigmund Freud[14] et Primo Levi ; ce dernier se souviendra : « Seul un aveugle et un sourd volontaire pouvaient douter du sort réservé aux Juifs dans une Europe germanisée : nous avions lu Les Frères Oppenheim de Feuchtwanger, importé clandestinement de France, [...] dans lequel étaient décrites les « atrocités nazies » ; nous n’en avions cru que la moitié, mais cela suffisait »[15].

En 2018, Sabine Peschel souligne le fait que la Deutsche Welle a intégré « le roman le plus célèbre de Feuchtwanger » à sa liste des « 100 incontournables de la littérature allemande » et écrit qu'il est aujourd'hui « considéré comme l'une des œuvres littéraires les plus importantes témoignant de la chute d'une démocratie ». Elle cite Klaus Mann, selon qui ce roman est le « récit le plus saisissant et le plus lu de ceux portant sur la calamité qui s’est abattue sur l’Allemagne »[16].

Pamela Paul classe ce livre parmi les romans « qui sont à la fois profondément ancrés dans leur époque et pourtant presque prémonitoires quant à l'avenir », et rappelle que dans la critique qu’écrivit Fred T. March pour le New York Times en 1934, il disait que le roman « s'adresse au peuple allemand, qui n'aura pas le droit de le lire, pour l'exhorter à ouvrir les yeux. Et il s'adresse au monde extérieur en lui lançant ce message : " Réveillez-vous ! Les barbares sont à nos portes." »[17].

Dans un article[18] approfondi, Gal Beckerman note que « [c]e roman est … un vestige d’un monde rongé par l’angoisse, l’incrédulité, une peur qui s'insinue insidieusement et — ce qui nous semble peut-être le plus familier aujourd’hui — l’impossibilité de déterminer si une société est réellement au bord du gouffre. » Il ajoute : « Dans Les Oppermann, les membres d’une famille juive allemande prennent conscience, chacun à son rythme, qu’ils ne sont plus les bienvenus dans le pays qu’ils en étaient venus à considérer comme leur patrie. Le projet de Feuchtwanger consiste à nous montrer cette prise de conscience, les différentes vitesses auxquelles elle s’opère, et ses conséquences. » Au début « [i]ls sont confrontés à un choix difficile : préserver leur dignité ou écouter la voix du bon sens. Ces deux notions, dignité et bon sens, résonnent tout au long du livre, et les personnages de Feuchtwanger sont tourmentés, en cette heure d’urgence, par la tension entre ces impératifs : faut-il suivre ce que dictent l’éthique et l’ego, ou prêter plutôt attention aux bruits de verre brisé dehors, à la « barbarie », comme la décrivent les Oppermann, et reconnaître qu’elle ne peut être surmontée par une seule personne, et encore moins par un Juif ? » Il conclut que « Feuchtwanger lui-même ne semble pas proposer de modèle expliquant comment la démocratie meurt. En fait, dans son roman, les modèles se brisent pour un rien, et vite. Malgré toutes les leçons qu’il tente de transmettre en 1933, il n’y a pas de réponse claire quant au moment précis où il faut partir, où on s’accroche à sa dignité par refus de se contraindre, au point de se mettre en danger. Ce qui reste, c’est plutôt une profonde conscience de cette « force élémentaire » qui gronde, et des choix impossibles auxquels on est confronté si on se retrouve pris dans son sillage. »

Sergio Romano trouve le roman extraordinairement prophétique, mais il se demande pourquoi «le livre, bien que traduit et publié rapidement dans de nombreux pays, n’a pas provoqué une indignation généralisée et n’a eu aucune influence sur la politique des gouvernements», en identifiant les causes dans les préjugés dont étaient victimes les Juifs dans l’entre-deux-guerres, dans le désir de l’opinion publique d’éviter un nouveau conflit mondial en ne s’opposant pas à Hitler, et enfin dans l’incrédulité face à des manifestations de cruelle barbarie « dans un pays cultivé et civilisé, riche d’extraordinaires succès dans le monde de l’industrie et des sciences »[19].

Adaptations cinématographiques

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Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Heike Krösche : « Ja. Das Ganze nochmal » Lion Feuchtwanger: deutsch-jüdisches Selbstverständnis in der Weimarer Republik (Lion Feuchtwanger : l'identité juive allemande sous la République de Weimar). Oldenburgische Beiträge zu jüdischen Studien 13. Oldenburg 2004, (ISBN 3-8142-0827-7).
  • Peter Thalheim : Lion Feuchtwanger, Die Geschwister Oppermann. Interpretation (Les frères et sœur Oppermann. Interprétation). Oldenbourg, München 1994, (ISBN 3-486-88667-3)

Liens externes

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Notes et références

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  1. ↑ La trilogie décrit l’Allemagne des années 1930 comme une « salle d’attente » (« Wartesaal »), période de transition angoissante, où la société allemande est confrontée à la montée du nazisme. Les deux autres romans sont ‘’Erfolg’’ (‘’Succès’’, 1930) et ‘’Exil’’ (1939)
  2. ↑ Paul, Pamela (6 October 2022). "Opinion | Ninety Years Ago, This Book Tried to Warn Us". The New York Times. & Peschel, Sabine (10 August 2018). "Lion Feuchtwanger: 'The Oppermanns'". Deutsche Welle. & Cohen, Joshua (3 October 2022). "A Classic Novel of the Nazis' Rise That Holds Lessons for Today". The New York Times.
  3. ↑ https://editions-metailie.com/livre/les-enfants-oppermann/
  4. ↑ Postface de Gisela Lüttig dans l'édition de poche publiée aux éditions Aufbau-Verlag (ISBN 978-3-7466-5630-4) et Lorenz, Dagmar C. G. (2018). Nazi Characters in German Propaganda and Literature. Brill. p. 56. (ISBN 978-9004365261).
  5. ↑ Peschel, Sabine (10 August 2018). "Lion Feuchtwanger: 'The Oppermanns'". Deutsche Welle. & Spalek, John M.; Bell, Robert F. (1982). Exile: The Writer's Experience. University of North Carolina Press. doi:10.5149/9781469658421_spalek. (ISBN 080788099X). JSTOR 10.5149/9781469658421_spalek
  6. ↑ Cohen, Joshua (3 October 2022). "A Classic Novel of the Nazis' Rise That Holds Lessons for Today". The New York Times. & Roffman, Frederick S. (15 May 1983). "New Life for a Prescient Novel About Nazism". The New York Times.
  7. ↑ Dagmar C. G. Lorenz, ‘Lion Feuchtwanger's Family Saga Die Geschwister Oppenheim’, in Nazi Characters in German Propaganda and Literature, Leiden; Boston, Brill Rodopi, 2018, pp. 56-63, {ISBN|978-90-04-36525-4}, p. 56.
  8. ↑ Susanna Nirenstein, 'Torna il romanzo che ha previsto la furia nazista’, in La Repubblica, 10 juillet 2014 (en italien) :
  9. ↑ La lettre de Mondadori est reproduite entre les pages 346 et 347 de la nouvelle édition publiée par Skira en 2014
  10. ↑ « Si au moins ce type était un opportuniste. Le pire, c'est qu'il est sincère, qu'il croit aux niaiseries qu'il débite. Son sentiment d'infériorité l'a fait se barder de la carapace du nationalisme le plus grossier que ne parvient à percer aucune lueur de raison. Et lui, François, il faut qu'il écoute ces balivernes avec patience, attention, politesse. Sombre époque ! » (p. 103)
  11. ↑ Lessing y souligne l’intelligence qu’a eu son fils de mourir bien vite (« N’est-ce pas être intelligent que de flairer si tôt le malheur qu’on doit vous faire venir au monde au forceps ? N’est-ce pas intelligent que de saisir la première occasion de s’en retourner ? »
  12. ↑ « Je n'ai pas l'intention de rester dans un pays où l'on ne veut pas préserver mes droits. Si l'on doit me piétiner, je préfère être un chien plutôt qu'un homme ».
  13. ↑ Chapitre 2 : « ... puis-je rester dans un pays qui ne veut pas soutenir mon droit, ou je suis traité comme un chien que l'on repousse du pied ? », dans la traduction d’A.-I. et J. Cherbuliez.
  14. ↑ Roberto Zapperi, Freud e Mussolini: la psicoanalisi in Italia durante il regime fascista, Milano, Angeli, 2013, {ISBN|978-88-204-4309-2}, 2013, p. 70.
  15. ↑ Primo Levi, Potassio, in Il sistema periodico, 1ª ed., Torino, Einaudi, 1975, p. 61.
  16. ↑ Peschel, Sabine (10 août 2018). « Lion Feuchtwanger : Les Oppermann, Deutsche Welle.
  17. ↑ Paul, Pamela (6 October 2022). "Opinion | Ninety Years Ago, This Book Tried to Warn Us". The New York Times, repris par le nouvel éditeur américain :
  18. ↑ "What It Feels Like when Fascism Starts", The Atlantic, 19 December 2022 : https://www.theatlantic.com/books/archive/2022/12/the-oppermanns-book-holocaust-nazi-fascism/672505/
  19. ↑ Sergio Romano, Storia di una famiglia ebrea nella Germania nazista, in Corriere della Sera, 14 luglio 2014.