Les Maskoutains

municipalité régionale de comté de la Montérégie, au Québec (Canada)

Les Maskoutains est une municipalité régionale de comté (MRC) du Québec dans l'est de la région de la Montérégie[1]. Sa principale municipalité est la ville de Saint-Hyacinthe; pour cette raison la MRC est souvent référée par les expressions « Grande région de Saint-Hyacinthe » et « Région maskoutaine ».

Les Maskoutains
Carte
Municipalités de la MRC.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Montérégie
Statut municipal MRC
Chef-lieu Saint-Hyacinthe
Préfet
Mandat
Francine Morin
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Maskoutain et Maskoutaine
Population 89 432 hab. ()
Densité 68 hab./km2
Code géographique 2454
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 00″ nord, 72° 57′ 00″ ouest
Superficie 131 390 ha = 1 313,9 km2
Divers
Langue(s) parlée(s) Français
Localisation
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Liens
Site web www.mrcmaskoutains.qc.ca

Géographie

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Carte
Dans la région : Montérégie.

Subdivisions limitrophes

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Entités territoriales

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La MRC est constituée de dix-sept municipalités locales.

Nom Statut Population
Superficie
(km2)
Densité
(h/km2)
Ref.[2]
La Présentation Municipalité du Québec 2 638 94,8 27,83
Saint-Barnabé-Sud Municipalité du Québec 962 58,1 16,56
Saint-Bernard-de-Michaudville Municipalité du Québec 616 65,9 9,35
Saint-Damase Municipalité du Québec 2 447 80,9 30,25
Saint-Dominique Municipalité du Québec 2 741 71,1 38,55
Saint-Hugues Municipalité du Québec 1 340 85,9 15,6
Saint-Hyacinthe Ville du Québec 57 239 191,6 298,74
Saint-Jude Municipalité du Québec 1 326 77,9 17,02
Saint-Liboire Municipalité du Québec 3 036 75,2 40,37
Saint-Louis Municipalité du Québec 740 48,4 15,29
Saint-Marcel-de-Richelieu Municipalité du Québec 507 51,4 9,86
Saint-Pie Ville du Québec 5 847 108,6 53,84
Saint-Simon Municipalité du Québec 1 386 69,9 19,83
Saint-Valérien-de-Milton Municipalité du Québec 1 767 107,7 16,41
Sainte-Hélène-de-Bagot Municipalité du Québec 1 696 71,4 23,75
Sainte-Madeleine Municipalité de village 2 268 5,3 427,92
Sainte-Marie-Madeleine Municipalité de paroisse 2 876 49,8 57,75
Total 89 432 1 313,9 68,07

Démographie

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Évolution démographique
1986 1991 1996 2001 2006 2011 2016 2021
73 22476 82878 75478 91780 69484 24887 09989 432

Toponymie

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Le gentilé « Maskoutains » tire son origine d’un ancien toponyme d’origine abénaqui, lié au territoire de la rivière Yamaska. Le nom a connu plusieurs formes et graphies au cours de son histoire, dont « Maska », avant de donner les formes « Maskoutain » et « Maskoutains » utilisées aujourd’hui.

L’étymologie du terme est généralement associée à la langue abénaqui, une langue de la famille algonquienne. Certaines interprétations le rapprochent d’éléments signifiant « joncs », « foin » ou faisant référence à des terrains marécageux. La signification exacte demeure toutefois discutée en raison des transformations phonétiques et orthographiques du terme au fil du temps.

Histoire

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Le territoire des Maskoutains est situé dans la vallée de la rivière Yamaska, un espace fréquenté depuis longtemps par les populations autochtones, notamment les Abénaquis, dont la présence est attestée dans la région de la vallée du Saint-Laurent et des Cantons-de-l'Est. Après la Grande Paix de Montréal de 1701, les relations entre les nations autochtones et les autorités coloniales françaises se stabilisent, favorisant une occupation plus importante du territoire par les colons d'origine européenne[3].

La colonisation européenne du territoire commence véritablement au XVIIIe siècle avec l'ouverture des terres agricoles de la vallée de la Yamaska. La seigneurie de Saint-Hyacinthe, concédée en 1748 à Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme, devient le noyau du développement colonial qui mènera à la création de la ville de Saint-Hyacinthe. Le développement agricole, particulièrement autour des céréales, de l'élevage et plus tard de l'industrie agroalimentaire, marque profondément l'identité économique de la région[4].

Au XIXe siècle, Saint-Hyacinthe devient un important centre régional grâce au développement des institutions religieuses, de l'éducation, du commerce et du chemin de fer. La ville acquiert progressivement un rôle de pôle agricole et administratif pour les communautés environnantes de la vallée de la Yamaska[5].

Au XXe siècle, la région des Maskoutains consolide son rôle de centre agroalimentaire québécois. La création d'institutions spécialisées en agriculture et en alimentation contribue à faire de Saint-Hyacinthe un important pôle de recherche et d'innovation dans ce domaine[6].

Économie

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Le Vieux marché de Saint-Hyacinthe, lieu de rencontre des marchands, producteurs et maraîchers de la région.

La région des Maskoutains est reconnue pour son patrimoine de terres agricoles; la ville de Saint-Hyacinthe étant désignée « technopole et cité de la biotechnologie agroalimentaire».

Plusieurs institutions gouvernementales y sont présentes, telles que l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), le Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA) et le Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ).

Plusieurs entreprises et organisations ont élu domicile dans la région, dont le Centre de distribution de médicaments vétérinaires (CDMV), Damafro, La Coop Comax, Nutri-Œuf, Olymel, etc.

Politique

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Circonscriptions électorales

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À l'Assemblée nationale du Québec, la MRC des Maskoutains comprend la circonscription électorale de Saint-Hyacinthe ainsi qu'une partie de : Iberville, Johnson, Nicolet-Yamaska, Richelieu et Verchères.

La circonscription électorale fédérale de Saint-Hyacinthe—Bagot couvre entièrement la MRC des Maskoutains.

Éducation

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Éducation post-secondaire et professionnelle

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Écoles secondaires du réseau privé

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Écoles secondaires du réseau public

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Commission scolaire de Saint-Hyacinthe

  • École Polyvalente Hyacinthe-Delorme
  • École secondaire Fadette
  • École secondaire Casavant
  • Polyvalente Robert-Ouimet
  • École Raymond

Attraits touristiques

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La Porte des anciens maires, sur les quais de la rivière Yamaska, Saint-Hyacinthe.
  • Porte des anciens maires (Saint-Hyacinthe)
  • Cathédrale de Saint-Hyacinthe
  • Centre d'art religieux de Saint-Damase
  • Centre des arts Juliette-Lassonde (Saint-Hyacinthe)
  • Beaux mardis de Casimir (Saint-Hyacinthe)
  • Microbrasserie Le Bilboquet (Saint-Hyacinthe)
  • Le Vieux marché de Saint-Hyacinthe
  • Crête Saint-Dominique
  • Réseau cyclable régional La Maskoutaine
  • Parc de la Seigneurie-de-Ramezay (Saint-Hugues)
  • Parc des Salines (Saint-Hyacinthe)
  • Centre culturel de Saint-Hyacinthe
  • Aréna L.P. Gaucher (Saint-Hyacinthe)
  • Exposition agricole et d'alimentation de Saint-Hyacinthe
  • Autodrome Sanair (Saint-Pie)
  • Jardin Daniel A. Séguin (Saint-Hyacinthe)
  • Centre d'interprétation des oiseaux de proie blessés Chouette à voir! (Saint-Jude)

Services médiatiques

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Journaux

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Télévisions

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Notes et références

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  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Les Maskoutains », 540, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le ).
  2. Profil du recensement de la population de sur le site de Statistiques Canada.
  3. « Histoire des Abénakis », sur Centre de la culture abénakise
  4. « Histoire de Saint-Hyacinthe », sur Ville de Saint-Hyacinthe
  5. « Saint-Hyacinthe », sur L'Encyclopédie canadienne
  6. « Saint-Hyacinthe Technopole », sur Saint-Hyacinthe Technopole

Annexes

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