Les Orphelins de Simitra

Les Orphelins de Simitra est un roman pour la jeunesse de Paul-Jacques Bonzon, publié en 1955.

Les Orphelins de Simitra
Auteur Hector Malot
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman, Littérature d'enfance et de jeunesse
Sujet Orphelin
Distinctions Prix Enfance du Monde (1955)

Prix du Children's Spring Book Festival (1962)

Éditeur Hachette
Collection Idéal-Bibliothèque
Lieu de parution Paris
Date de parution 1955
Illustrateur Albert Chazelle
Nombre de pages 191

Historique

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Ce roman fut publié pour la première fois par Hachette en 1955 dans la collection Idéal-Bibliothèque, avec des illustrations d'Albert Chazelle[1]. L'ouvrage portait le sous-titre Le Relais de l’Empereur, un titre proposé par l'auteur mais que l'éditeur décida finalement de ne pas conserver. En janvier 1956, l'éditeur enregistrait déjà 18 070 exemplaires vendus pour le seul exercice fiscal de 1955. Le 20 décembre 1962, le roman fut réédité par Hachette dans la collection Nouvelle Bibliothèque Rose, avec plusieurs modifications et la suppression de certaines descriptions et observations psychologiques jugées trop prolixes[2],[3].

Résumé

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Porphyras Patagos est un garçon de douze ans qui vit avec ses parents, son frère aîné Constantin et sa jeune sœur Mina (diminutif de Marina) dans le village grec de Simitra. Son père dirige un petit garage au bord de la route et espère le transformer en station-service. Fasciné par les automobiles, Porphyras rêve de porter un uniforme rouge et de servir les automobilistes dans la future station familiale. Alors que son rêve est sur le point de se réaliser, la vie de la famille est bouleversée lorsqu'un violent tremblement de terre détruit Simitra. Porphyras perd ses parents et son frère, tandis que Mina est grièvement blessée. Les deux enfants sont placés dans un orphelinat et risquent d'être séparés avant d'être confiés à la même famille d'accueil.

Ils sont ensuite adoptés par la famille Van Hoolen aux Pays-Bas, qui a déjà deux enfants, Piete et Johanna. Bien qu'ils soient traités avec bienveillance, ils ont du mal à s'adapter à un pays, une langue et un mode de vie qui leur sont étrangers. Tandis que Porphyras s'habitue peu à peu à son nouvel environnement et apprécie de travailler après l'école dans un garage, Mina peine à trouver sa place. Une lettre de leur ami grec Zaïmis ravive sa nostalgie de la Grèce et elle supporte de plus en plus mal ce qu'elle considère comme la résignation de son frère à leur nouvelle existence. Incapable de surmonter son mal du pays, elle finit par disparaître et, malgré d'intenses recherches, aucune trace d'elle n'est retrouvée.

Convaincu que sa sœur est partie en France à la recherche d’Anne-Marie, une touriste française dont elle s'était liée d'amitié, Porphyras quitte les Pays-Bas et se cache à bord d'un camion en partance pour Paris. Lorsque le chauffeur, Monsieur Bruneau, le découvre, il réagit d'abord avec colère avant de s'attendrir sur son sort et de l'accueillir dans le modeste foyer de sa famille. Déterminé à ne pas être une charge pour les Bruneau, déjà pauvres, Porphyras trouve un emploi au restaurant Acropolis, un établissement grec tenu par des expatriés. Si le propriétaire, Xaropoulus, paraît d'abord aimable et généreux, il se révèle rapidement autoritaire et avare, obligeant le garçon à travailler de longues heures. Après avoir été giflé par son employeur, Porphyras démissionne et retourne chez les Bruneau.

Toujours à la recherche de Mina, il décide ensuite de se rendre à Marseille, où habite Anne-Marie. Durant le voyage, il se cache dans un autre camion mais est victime d'un grave accident sur la Nationale 7. Blessé mais vivant, il est secouru par Toine et Miette Barbidoux, propriétaires d'une station-service appelée ''Le Relais de l’Empereur''. Celle-ci doit son nom au passage d'un empereur éthiopien qui s'y était arrêté après une crevaison. Porphyras s'installe chez les Barbidoux et commence à travailler à la station, réalisant enfin son rêve d'enfant de porter un uniforme de pompiste, même si celui-ci est bleu plutôt que rouge. Grâce à son sérieux et à sa capacité à parler plusieurs langues, il devient rapidement populaire auprès des voyageurs et contribue à attirer de nouveaux clients. Le climat ensoleillé, les oliveraies et les paysages méditerranéens lui rappellent la Grèce et lui redonnent espoir.

Finalement, des nouvelles arrivent des Pays-Bas : une lettre du consulat de Norvège a permis de retrouver la trace de Mina. Après sa disparition, celle-ci avait été emportée par une tempête en mer avant d'être recueillie par un navire. Lors de son sauvetage, elle avait subi un traumatisme crânien qui lui avait fait perdre la mémoire et avait passé plusieurs mois à Bergen, en Norvège, incapable de se souvenir de son identité. Ce n'est que récemment qu'elle a retrouvé la mémoire grâce à l'aide de l'épouse du consul de Norvège à Athènes.

Mina est alors envoyée dans le sud de la France, où elle retrouve enfin son frère après huit mois de séparation, et lui raconte les épreuves qu'elle a traversées en Norvège. Enchantée par le climat et la cuisine, qui lui rappellent leur pays natal, elle décide de rester auprès de lui. Porphyras continue à travailler à la station-service tandis que Mina fréquente l'école et aide Miette dans les tâches ménagères. L'histoire s'achève sur le début de leur nouvelle vie dans le sud de la France. Tandis que Mina observe son frère servir les clients avec assurance, elle songe à la manière dont il a surmonté toutes les épreuves sans jamais perdre confiance en la vie. Tous deux gardent l'espoir de revoir un jour les nombreuses personnes qui les ont aidés au cours de leur voyage.

Prix et distinctions

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Pour cette œuvre, Paul-Jacques Bonzon reçut le prix Enfance du Monde en 1955 ainsi que le prix du Children's Spring Book Festival, décerné par le New York Herald Tribune, en 1962[3].

Adaptations

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Le roman a été adapté par Nippon Animation en une série télévisée d'animation japonaise de 52 épisodes, intitulée Porphy no nagai tabi (Le long voyage de Porphy)[4]. Diffusée sur BS Fuji du 6 janvier au 28 décembre 2008 dans le cadre du programme World Masterpiece Theater, consacré à l'adaptation en séries animées de classiques de la littérature de jeunesse, la série n'a jamais été diffusée en France[5]. Si les personnages principaux de Porphyras et de sa sœur Mina conservent les caractéristiques essentielles du roman, la plupart des autres personnages ainsi que le développement de l'intrigue sont propres à cette adaptation.

Notes et références

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  1. Albert Chazelle, Les orphelins de Simitra, Hachette, coll. « Idéal-bibliothèque », (lire en ligne)
  2. Albert Chazelle, Les orphelins de Simitra, Hachette, coll. « Nouvelle bibliothèque rose », (lire en ligne)
  3. 1 2 « Prix littéraires | Paul-Jacques Bonzon » (consulté le )
  4. (en) « MINA AND PORPHYRAS | PROGRAM », sur NIPPON ANIMATION CO., LTD. (consulté le )
  5. « 世界名作劇場第25作「ポルフィの長い旅」 », sur www.nippon-animation.co.jp (consulté le )