Les Salles-du-Gardon

commune française du département du Gard

Les Salles-du-Gardon est une commune française située dans le nord du département du Gard, en région Occitanie.

Les Salles-du-Gardon
Les Salles-du-Gardon
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Rémy Clemencier
2026-2032
Code postal 30110
Code commune 30307
Démographie
Population
municipale
2 395 hab. (2023 en évolution de −7,88 % par rapport à 2017)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 29″ nord, 4° 02′ 08″ est
Altitude Min. 145 m
Max. 723 m
Superficie 21,09 km2
Type Petite ville
Unité urbaine La Grand-Combe
(banlieue)
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Grand-Combe
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.les-salles-du-gardon.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Gardon d'Alès, le valat de Gravelongue et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Les Salles-du-Gardon est une commune urbaine qui compte 2 395 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 5 357 habitants en 1962. Elle est dans l'unité urbaine de La Grand-Combe et fait partie de l'aire d'attraction d'Alès. Ses habitants sont appelés les Sallois ou Salloises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église de La Tour, inscrite en 1963, et le château de La Tour, inscrit en 1963.

Géographie

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Les Salles-du-Gardon se trouve dans les Cévennes, en limite de la zone périphérique du parc national :

La commune, dont le relief est très accidenté, est partagée par la faille des Cévennes en deux parties. L'est aride et calcaire. La végétation, proche de la garrigue, y est dominée par le chêne vert. L'ouest est humide et schisteux. La végétation y est plus haute, principalement composée de châtaigniers et de pins.

Le Gardon longe la limite orientale de la commune. La rive opposée (rive gauche) est occupée par La Grand-Combe.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Branoux-les-Taillades, Cendras, La Grand-Combe, Lamelouze, Laval-Pradel, Saint-Martin-de-Valgalgues et Soustelle.

Milieux naturels et biodiversité

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 1] est recensée sur la commune[1] : le « Gardon d'Alès à la Grand-Combe » (179 ha), couvrant 8 communes dont 7 dans le Gard et 1 dans la Lozère[2] et une ZNIEFF de type 2[Note 2],[1] : les « Hautes vallées des Gardons » (73 898 ha), couvrant 48 communes dont 27 dans le Gard et 21 dans la Lozère[3].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat de montagne et le climat méditerranéen[6] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[7]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 265 mm, avec 7,8 jours de précipitations en janvier et 3,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Grand-Combe à 1 km à vol d'oiseau[10], est de 13,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 414,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,1 °C, atteinte le [Note 3].

Statistiques 1991-2020 et records station LA GRAND COMBE (30) - alt : 499 m, situation : lat : 44°14'34"N, lon : 4°00'36"E (à 4,4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
19,8
27.1.2008
21,1
5.2.2024
24,5
31.3.2012
28,3
29.4.2005
33,1
27.5.2026
40,2
28.6.2019
37,7
1.7.2025
40,1
23.8.2023
34,3
4.9.2016
30,2
8.10.2023
23
16.11.2015
18,6
30.12.2021
40,2
2019
Maximale moyenne 8,8 9,5 13,5 17 20,7 26 29 28,2 23,4 17,7 12,6 9,7 18
Moyenne 5,7 6 9,3 12,5 15,9 20,6 23,2 22,6 18,6 14,1 9,6 6,7 13,7
Minimale moyenne 2,6 2,4 5 8 11,1 15,2 17,3 16,9 13,8 10,5 6,6 3,6 9,4
Record de froid
date du record
−7,2
13.1.2003
−10,1
5.2.2012
−9,3
1.3.2005
−0,9
4.4.2022
2,7
1.5.2004
8,4
5.6.2014
10
10.7.2007
8,8
27.8.2011
5,9
27.9.2025
0,1
30.10.2008
−4,2
27.11.2010
−7,7
30.12.2005
−10,1
2012
Précipitations
Hauteur (mm) 101,2 96,9 102,8 124,3 108,6 56,5 38,4 65,4 133,7 224,4 243 118,8 1 414
≥ 1 mm (jours) 8,1 6,4 6,4 8,6 7,5 5,7 4,3 5,1 4,9 9,6 10 8,2 85
≥ 5 mm (jours) 4,2 3,8 3,9 5,3 4,7 3 2 3,1 3 6,2 6,5 4,3 50,1
≥ 10 mm (jours) 2,7 2,6 2,8 3,7 3,2 1,8 1,1 2 2,4 4,4 4,9 3 34,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
86,1
3.1.2008
122,4
2.2.2009
135,5
9.3.2024
106,4
26.4.2015
183,3
10.5.2021
58,1
5.6.2018
46,1
21.7.2016
70,1
17.8.2003
243,5
8.9.2002
470
21.10.2008
200,2
1.11.2008
116,4
30.12.2008
470
2008
Source : « Fiche 30132004 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/06/2026 dans l'état de la base
8,8
2,6
101,2
70 mm
140 mm
210 mm
jan.
9,5
2,4
96,9
fév.
13,5
5
102,8
mars
17
8
124,3
avril
20,7
11,1
108,6
mai
26
15,2
56,5
juin
29
17,3
38,4
jui.
28,2
16,9
65,4
août
23,4
13,8
133,7
sep.
17,7
10,5
224,4
oct.
12,6
6,6
243
nov.
9,7
3,6
118,8
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

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Typologie

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Au , Les Salles-du-Gardon est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Grand-Combe[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,1 %), zones urbanisées (7,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %), mines, décharges et chantiers (0,8 %), prairies (0,2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Hameaux et lieux-dits

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  • La Favède
  • Le Pouget
  • Le camp del Fray
  • Aubenas
  • La Fous
  • L'Impostaire
  • La Pomarède
  • Les Baumes
  • L'Habitarelle
  • Paillères
  • Les Amelhens
  • Pourcayrargues
  • Jouvenargues
  • La Tour
  • Glanière (Haut et Bas)
  • Le Grand Valat
  • Ruffières

Risques majeurs

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Le territoire de la commune des Salles-du-Gardon est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

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La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) d'Alès, regroupant 37 communes autour d'Alès, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[16], retenu au regard des risques de débordements de la Cèze et des Gardons. Parmi les dernières crues significatives qui ont touché le territoire figurent celles de 1958 et de . Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[17],[18]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1995, 1997, 1998, 2002, 2008, 2014 et 2015[19],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux des Salles-du-Gardon.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[20]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 29,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 670 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 589 sont en aléa moyen ou fort, soit 88 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

La commune est en outre située en aval du barrage de Sainte-Cécile-d'Andorge, un ouvrage de classe A[Note 7] doté d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[25].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune des Salles-du-Gardon est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[26].

Toponymie

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Le nom de la commune viendrait, selon un manuscrit de 1345, du germanique sala signifiant château non fortifié, manoir[27]. Selon une autre hypothèse, le nom viendrait d'une traduction mot à mot de « salle » dans le sens de grotte.

Histoire

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La commune abrite en effet, le long du Gardon, un ensemble de grottes qui auraient servi d'hôpital pendant la guerre des Camisards. Le site est malheureusement aujourd'hui recouvert par les remblais de la route nationale 106.

Politique et administration

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Administration municipale

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Élections de 2026

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Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 8] étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 19[28] et 1 au conseil communautaire.

Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Rémy Clemencier (72,18 %) et Cyril Vacher (27,82 %). 17 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Rémy Clemencier et deux à celle de Cyril Vacher. Un siège au conseil communautaire est alloué à la liste gagnante[29]. Rémy Clemencier est élu maire le [30].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1948 1975 Jean Delpuech PCF  
1975 mars 2026 Georges Brioudes[31]   Ancien employé
mars 2026 en cours Rémy Clemencier[30]   Infirmier, Cadre de Santé formateur en IFSI

Enseignant en lycée professionnel depuis 2013.

Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].

En 2023, la commune comptait 2 395 habitants[Note 9], en évolution de −7,88 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1 1881 2242 0001 0411 1121 1551 0701 0391 035
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 0851 2651 2961 5661 7821 5231 6391 6931 665
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
1 8311 8421 8252 4945 0315 3574 5483 9043 534
1990 1999 2006 2011 2016 2021 2023 - -
3 0632 5712 5852 5432 6062 4552 395--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Revenus

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En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 113 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 346 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 15 920 [I 6] (20 020  dans le département[I 7]). 25 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (43,9 % dans le département).

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]14 %14,7 %15,6 %
Département[I 9]10,6 %12 %12 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 373 personnes, parmi lesquelles on compte 59,8 % d'actifs (44,2 % ayant un emploi et 15,6 % de chômeurs) et 40,2 % d'inactifs[Note 12],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Alès, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 467 emplois en 2018, contre 427 en 2013 et 370 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 616, soit un indicateur de concentration d'emploi de 75,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 38,1 %[I 12].

Sur ces 616 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 141 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 90,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6 % les transports en commun, 4,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

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142 établissements[Note 13] sont implantés aux Salles-du-Gardon au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 15].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble142100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
2517,6 %(7,9 %)
Construction3826,8 %(15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
3625,4 %(30 %)
Information et communication32,1 %(2,2 %)
Activités financières et d'assurance10,7 %(3 %)
Activités immobilières21,4 %(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
96,3 %(14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
74,9 %(13,5 %)
Autres activités de services2114,8 %(8,8 %)

Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,8 % du nombre total d'établissements de la commune (38 sur les 142 entreprises implantées aux Les Salles-du-Gardon), contre 15,5 % au niveau départemental[I 16].

Agriculture

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1988200020102020
Exploitations7645
SAU[Note 15] (ha)79691514

La commune est dans les Cévennes, une petite région agricole occupant l'ouest du département du Gard[36]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 16] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4]. Cinq exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 17] (sept en 1988). La superficie agricole utilisée est de 14 ha[38],[Carte 5],[Carte 6].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de La Grand-Combe, il y a une ville-centre et trois communes de banlieue.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[24].
  8. Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
  9. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[37].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Alès », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 aux Salles-du-Gardon » (consulté le ).
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Autres sources

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  4. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
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  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  36. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  37. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  38. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune des Les Salles-du-Gardon - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  39. « Ancienne église de La Tour », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  40. « Château de La Tour - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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