Leviia est une start-up française fondée en 2020 par Arnaud et William Méauzoone. Elle propose des services de stockage, sauvegarde et partage de fichiers en ligne. Elle revendique en 2025 environ un million d'utilisateurs particuliers et 1 000 clients professionnels.

Leviia
logo de Leviia

Création
Fondateurs Arnaud et William Méauzoone
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social 14 avenue de l'Europe, Montévrain
Drapeau de la France France
Direction Arnaud et William Méauzoone
Activité Hébergement web
Site web leviia.com

Historique

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Arnaud Méauzoone, diplômé d’une école d’ingénieur spécialisée en génie informatique, crée Leviia avec son frère William Méauzoone en à Saint-Soupplets, en Seine-et-Marne[1]. L'entreprise a pour objectif de fournir des solutions françaises et abordables de stockage et de partage de données aux particuliers, ainsi qu'aux entreprises et collectivités[1]. Leviia se veut une alternative souveraine aux services américains qui dominent alors le marché, en proposant notamment un stockage des données en France, sur des serveurs français[2].

En 2022, Leviia annonce une levée de fonds de trois millions d'euros, auprès de la holding personnelle de Xavier Niel[3]. Celle-ci a pour but de renforcer les équipes techniques et développer de nouveaux produits, ainsi que de permettre à Leviia de s'implanter sur de nouveaux marchés, comme ceux de la santé et de l’administration[4]. Elle obtient également une certification du ministère de la Santé concernant l'hébergement de données de santé à caractère personnel[5]. Leviia revendique en 2025 environ un million d'utilisateurs et 1 000 clients professionnels[6].

Produits

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Leviia propose principalement deux solutions de stockage en ligne : la première, Leviia Drive, est basée sur la technologie open source NextCloud[7]. C'est un outil similaire à celui fourni par Dropbox, OneDrive ou Google Drive, disponible par abonnement et livrée avec une application de bureau. Une option en marque blanche est également proposée pour les professionnels[1]. De plus, l’entreprise propose Leviia Storag3, qui sert à stocker et à sauvegarder de manière sécurisée et souveraine de grandes quantités de données. Son offre se veut beaucoup moins chère, à espace de stockage équivalent, que celle proposée par les GAFAM[8]. Elle propose aussi du stockage plus primitif, des sauvegardes de parcs informatiques pour les entreprises[9].

Les données sont hébergées en France, via un partenariat signé avec OVHCloud puis avec Free Pro sur trois sites situés à Marseille, Lyon et Paris à partir de 2024, ce qui rend le service conforme au règlement général sur la protection des données européen[7],[10],[8]. Cela permet notamment aux clients d'échapper au CLOUD Act, une loi qui autorise la justice américaine à saisir des données en Europe si elles sont hébergées sur des serveurs américains[3]. En matière de sécurité, les fichiers sont chiffrés au moment de l'envoi et sur les serveurs[11]. Leviia propose également un système anti-ransomware, anti-virus et anti-malwares[11].

En , Leviia lance Leviia Squad, une offre de suite collaborative hébergée sur le cloud, destinée aux particuliers et aux TPE. Cette suite, hébergée en France, est directement concurrente de Microsoft 365 Copilot[12].

Marché et clients

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Les clients de Leviia se répartissent sur trois marchés : les particuliers qui souhaitent stocker leurs données sur un cloud français ; les petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire qui cherchent une alternative abordable et souveraine aux services des grands groupes américains ; et les administrations et collectivités qui stockent et partagent leurs documents en ligne et qui ont obligation de le faire sur des serveurs français via une entreprise française[11]. Le conseil régional d'Île-de-France a ainsi abandonné en 2025 l'utilisation de Microsoft Office pour la centralisation des données de ses 550 000 lycéens au profit d'une suite collaborative française, dont Leviia est le principal opérateur[13]. Il justifie ce choix par le fait que les serveurs sont situés sur le territoire français, à Marseille et Lyon et par un prix plus abordable[14].

Références

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  1. 1 2 3 Bénédicte de Chivré, « A 27 ans, il challenge les poids lourds américains dans le partage de données », Actu.fr,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  2. ↑ [vidéo] Frédéric Simottel, « Le programme OVH dédié au soutien envers les startups - 16/06 », BFM Business,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  3. 1 2 Camille Wong, « Cloud : ces nouvelles start-up qui veulent être des alternatives aux Gafam », Les Échos,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  4. ↑ Léna Corot, « Leviia lève 3 millions d’euros pour sa solution française de stockage et partage de fichiers », L'Usine digitale,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  5. ↑ « Liste des hébergeurs certifiés », sur Ministère de la Santé, (consulté le )
  6. ↑ Camille Suard, « Leviia s’attaque au marché européen », Solutions numériques & Cybersécurité,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  7. 1 2 Célia Seramour, « Stockage cloud en mode hexagonal chez Leviia », Le Monde informatique,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  8. 1 2 Yann Serra, « Stockage en cloud : Leviia reste moins cher, mais mieux certifié », LeMagIT,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  9. ↑ Lucas Mediavilla, Keren Lentschner et Ingrid Vergara, « Mistral AI, Olvid, Leviia… Ces sociétés européennes qui proposent de solides alternatives à la tech américaine », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  10. ↑ Juliette Paoli, « Leviia s’associe à Free Pro et lance un nouveau produit S3 », Solutions numériques & Cybersécurité,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  11. 1 2 3 Isabelle Piroux, « La relance éco : à 27 ans, il crée Leviia une entreprise qui veut devenir le OneDrive Français », France Bleu,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  12. ↑ Alexandre Boero, « Le Français Leviia lance une offre façon Microsoft 365 pour tous, moins chère que celle du géant et sans contraintes » Accès libre, Clubic, (consulté le )
  13. ↑ Victoria Beurnez, « Les lycées de la région Île‑de‑France sont désormais équipés de cloud français », Acteurs publics,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  14. ↑ Bogdan Bodnar, « Souveraineté numérique : l’Île-de-France remplace Microsoft par des solutions françaises pour centraliser les données des lycéens », La Tribune,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )