Lierre (Belgique)

ville de la province d'Anvers, en Belgique

Lierre (en néerlandais Lier) est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province d'Anvers. La ville est située au confluent de la Grande Nèthe et de la Petite Nèthe.

Lierre
(nl) Lier
Lierre (Belgique)
La collégiale vue depuis le marché aux poissons
Blason de Lierre
Héraldique
Image illustrative de l’article Lierre (Belgique)
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Arrondissement Malines
Bourgmestre Rik Verwaest (N-VA)
Majorité N-VA, OpenVLD (2013-24)
Sièges
N-VA
OpenVLD
Groen-Lier & Ko
CD&V
Vlaams Belang
sp.a
Hart voor de Burger
33 (2019-24)
12
6
5
4
4
1
1
Section Code postal
Lier
Koningshooikt
2500
2500
Code INS 12021
Zone téléphonique 015 - 03
Démographie
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
38 747 (2026)
48,69 %
51,31 %
777,27 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
17,80 %
59,50 %
22,70 %
Étrangers 9,97 % ()
Taux de chômage 5,91 % (2026)
Revenu annuel moyen 22 167 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 51° 07,52′ nord, 4° 34,1′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
49,85 km2 (2023)
66,06 %
13,75 %
20,18 %
Localisation
Localisation de Lierre
Situation de la ville au sein de l'arrondissement de Malines et de la province d'Anvers.
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Lierre
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Lierre
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Lierre
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Lierre
Liens
Site officiel www.lier.be

Elle est née de la fusion des communes de Belgique de 1977 entre celles de Lierre et de Koningshooikt.

Sections de la commune

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#SectionSuperf.
(km2)[1]
Habitants
(2025)[1]
Habitants
par km2
Code INS
1Lierre33,2334 0881 02612021A
2Koningshooikt16,634 42926612021B

Héraldique

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La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 3 décembre 1988. Elles montrent trois chevrons d'origine inconnue. Les chevrons apparaissent pour la première fois sur le deuxième sceau de la ville, connu depuis 1355. Le sceau montre deux lions et une bannière avec les trois chevrons. Les chevrons n'apparaissent dans un écu que dans le sceau suivant de 1422. Tous les sceaux ultérieurs portent les mêmes armoiries, avec deux lions en supports. Dans tous les cas, les lions font face au bouclier et non à l’arrière. Les couleurs des armes sont connues depuis le XVIe siècle et n'ont pas changé depuis.

À l'époque napoléonienne, les armoiries d'une ville du second rang ont été accordées à la ville, ce qui signifie que ces armoiries ont été augmentées d'un quartier libre avec un N et une étoile. Ces armoiries ont été officiellement accordées le 16 décembre 1810.

Après l’indépendance des Pays-Bas, Lier reçut ses armoiries le 20 octobre 1819. Elles montraient à nouveau les trois chevrons, mais maintenant avec les lions tournés vers l’arrière. Après l'indépendance de la Belgique, les armoiries sont confirmées le 30 juin 1838.

En 1988, les armoiries actuelles ont été octroyées, dans lesquelles seule la couronne a été changée en une couronne murale, indiquant que Lierre avait déjà reçu les droits de la ville au XIIIe siècle.
Blasonnement : D'argent à 3 chevrons de gueules. Le bouclier surmonté d'une couronne de ville avec cinq tours d'argent et tenu par deux lions d'or.(Traduction libre)
Source du blasonnement : Heraldy of the World[2].



Démographie

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Évolution démographique : avant la fusion des communes

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  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre[3].

Évolution démographique : commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

  • Source : DGS - Remarque : 1806 jusqu'à 1981 = recensement ; depuis 1990 = nombre d'habitants chaque 1er janvier[4].

Histoire

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Origine et Moyen Âge

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Selon la légende, la ville aurait été fondée par saint Gommaire. S'il faut en croire la Gesta Espiscoporum Cameracensium, Gommaire aurait fondé le chapitre de chanoines de Lierre. Il faudrait plutôt situer cette fondation au XIe siècle. À partir du XIIe siècle, ce chapitre est rattaché à l'église principale de la ville, dont le patron est saint Jean-Baptiste. Au XIIIe siècle, Gommaire remplace Jean le Baptiste.

En 1212, le duc de Brabant Henri Ier accorde une charte urbaine aux Lierrois. La première enceinte de la ville (nl) date de 1244. Le XIIIe siècle voit également la fondation du béguinage de Lierre hors de la première enceinte et du couvent de Nazareth. L'abbesse Béatrice écrit au XIIIe siècle la première œuvre en prose en moyen-néerlandais, un ouvrage mystique intitulé « Seven manieren van heiliger minnen ».

Le XIVe siècle et une époque de prospérité pour la ville : construction d'une halle aux draps en 1367, d'un beffroi en 1369 et d'un deuxième rempart en 1389. La prospérité de la ville repose sur l'industrie de la draperie et sur l'existence d'un marché au bétail, qui lui avait été concédé par les ducs de Brabant. Lierre fait alors partie du Marquisat d'Anvers. La ville se compose d'un centre urbain et d'une « cuve », appelée « Bijvang », c'est-à-dire une banlieue comprenant les villages de Bevel, Emblem, Kessel et Nijlen.

Parmi les événements les plus marquants de l'histoire de la ville, on peut citer le mariage de Philippe le Beau et de Jeanne de Castille en 1496 : la venue d'une reine espagnole dans les Dix-Sept Provinces pour se marier était un événement sans précédent à l'époque. La cérémonie de mariage a lieu dans l'église Saint-Gommaire de Lierre. La ville est ensuite ravagée par plusieurs incendies notables, notamment en 1485, 1518 et 1527. De 1523 à 1530, le roi Christian II de Danemark y séjourne durant son exil. En 1559, Lierre, qui faisait partie de l'antique diocèse de Cambrai, est intégrée au nouveau diocèse d'Anvers.

Période espagnole autrichienne et française

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La ville de Lierre d'après la carte de Ferraris (1775)

Lors de la guerre de Quatre-Vingts Ans, la ville rejoint d'abord l'Union d'Utrecht en 1580 mais, deux ans plus tard, elle est prise par les Espagnols, à la suite de la trahison d'un capitaine écossais[5]. En 1595, Lierre est reprise par Charles de Héraugière pour le compte des Provinces-Unies, mais est secourue par les milices espagnoles venues de Malines et d'Anvers : cet épisode est connu sous le nom de « furie lierroise ». Définitivement acquise aux Habsbourg d'Espagne au sein des Pays-Bas espagnols, la ville passe ensuite, comme toute la région, sous la main des Habsbourg d'Autriche dans ce qui devient les Pays-Bas autrichiens dès 1713. En 1754, l'entreprise de textile De Heyder en Co (nl) est fondée en ville et va progressivement devenir le plus important employeur de la cité.

Lors de la révolution brabançonne, Lierre prend le parti des révolutionnaires sous la houlette de Jean-Baptiste Mens[6]. Après l'éphémère république des États belgiques unis, l'armée révolutionnaire française envahi le territoire des Pays-Bas méridionaux puis l'annexe dès 1794 et le redessine en départements français : les départements réunis. Lierre fait alors partie des Deux-Nèthes durant la période française de l'histoire de la Belgique de 1795 à 1814, puis de la province d'Anvers au sein du Royaume uni des Pays-Bas de 1815 à 1830. C'est à cette occasion que Lierre obtient son titre de ville, décerné en 1825 par le roi Guillaume Ier.

Période belge

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Lors de la révolution belge, la ville se révèle d'abord assez calme jusqu'aux Journées de Septembre, auxquelles participent un corps franc de volontaires lierrois, qui conduisent à l'indépendance de la Belgique le . Les jeunes forces armées belges décident alors de poursuivre les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas hors de la frontière et la ville se trouve sur l'un des deux axes de la campagne d'Anvers. Les Lierrois se révoltent le , permettant aux troupes belges, menées par Charles Niellon de prendre la ville sans coup férir. Si la garnison néerlandaise du comte François de Lens évacue sans perte, c'est pour mieux revenir avec des renforts deux jours plus tard. La bataille de Lierre fait alors rage pendant plusieurs jours, faisant des dizaines de victimes dont Jenneval, l'auteur de La Brabançonne, avant d'être remportée par les patriotes belges. Pour sa participation, Lierre est l'une des cent communes de Belgique à recevoir l'un des Drapeaux d'Honneur de 1830 des mains du premier roi des belges, Léopold Ier.

Un fait remarquable survien en 1860 lorsqu'un squelette presque complet d'un mammouth est découvert à Lierre, près de la caserne Dungelhoeff. Une réplique en plastique est exposée au musée de la ville depuis 2018[7].

Lierre n'est pas épargnée par la Première Guerre mondiale. En 1914, le fort de Lierre résiste à l'avancée allemande et la ville est sévèrement bombardée le et plus de 700 habitations sont détruites. En 1930, la Corneliustoren est restaurée afin d'accueillir le mécanisme horloger de Louis Zimmer, qui est inauguré pour les cent ans de la Belgique tandis que l'édifice porte depuis le nom de tour Zimmer.

En 1977, Lierre fusionne fusion des communes de Belgique avec Koningshooikt. En 2023, une route médiévale en bois est découverte à la Berlarij[8].

Patrimoine

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Béguinage

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Le béguinage de Lierre fait partie des treize béguinages flamands classés en 1998 au Patrimoine mondial. Le béguinage a été fondé au début du XIIIe siècle mais la plupart des maisons datent toutefois du XVIIe et du début du XVIIIe siècle.
L'inévitable église baroque, un calvaire, un chemin de croix : voici l'un des plus beaux béguinages de Flandre. Une cité miniature qui réunit, derrière un mur d'enceinte, quelque 160 maisonnettes.

Folklore

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Comme c'est le cas pour beaucoup de villes flamandes, les habitants de Lierre sont affublés d'un sobriquet : « schapenkoppen », c'est-à-dire « têtes de mouton ». Selon la tradition, ce sobriquet fut créé lorsque le duc de Brabant, voulant récompenser les Lierrois et leur ayant donné le choix entre le monopole d'un marché au bétail ou la création d'une université, les habitants préférèrent le marché au bétail. Dans la Schapenkoppenstraat, un monument dû à l'artiste lierrois Bertro rappelle la légende.

Personnalités

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • (nl) Anton Bergmann, Geschiedenis der stad Lier, Lierre, E. J. van Mol, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article ;
  • (nl) Julius Van In, De Omwenteling van 1830 te Lier, Lierre, L. Taymans-Nezy, . Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Notes et références

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  1. 1 2 « Population par secteur statistique », sur fgov.be (consulté le ).
  2. ↑ (en) « Lier (Antwerpen) : Wapen - Armoiries - coat of arms - crest », sur heraldry-wiki.com, Heraldry of the World, (consulté le ).
  3. ↑ « Project Belgische Historische Tellingen », sur KU Leuven Bibliotheken (consulté le ).
  4. 1 2 https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  5. ↑ Jacques-Auguste de Thou, Histoire universelle : Depuis 1543 jusqu'en 1607, vol. VIII : 1578-1582, Londres, (lire en ligne), p. 619-620
  6. ↑ (nl) « Van Jezuïeten tot Bar Muza. Als muren konden spreken... », sur Liersgenootschap (consulté le )
  7. ↑ (nl) De Mammoet van Lier keert na 150 jaar terug naar huis du site materialise.com du 12 juillet 2018 (lire en ligne). Archivé le 21 janvier 2022.
  8. ↑ (nl) Houten weg uit middeleeuwen gevonden in de Berlarij in Lier: "Nog in opmerkelijk goede staat" de Nora Eurlings du 04 octobre 2023 sur le site vrt.be (lire en ligne)

Liens externes

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