Lieutenant-colonel (France)

grade militaire dans l'armée française

Dans l'Armée de terre, de l'air et la Gendarmerie et les sapeurs-pompiers, le lieutenant-colonel est un officier supérieur dont le grade est immédiatement inférieur à celui de colonel.

Lieutenant-colonel
Image illustrative de l’article Lieutenant-colonel (France)
Grade de lieutenant-colonel d'infanterie de l'Armée de terre française.

Création 1668
Armée Armée de terre
Armée de l'air et de l'espace
Gendarmerie nationale
Service de l'énergie opérationnelle

Sapeurs-pompiers
Statut Officier supérieur
Désignation Lieutenant-Colonel
Abréviation LCOL
Appellation Mon Colonel
Code OTAN OF-4
Équivalence Capitaine de frégate

Le lieutenant-colonel de Gendarmerie Arnaud Beltrame en février 2018.
fourreaux d'épaule rigides de lieutenant colonel de gendarmerie.

Le grade de lieutenant-colonel comporte cinq galons d'or et d'argent alternés.

Obtention du grade

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Les visuels de ce grade varient selon les Armées et selon les armes :

  • Insigne de grade de lieutenant-colonel, à droite : infanterie, à gauche : chasseurs à pied (patte d'épaule et insigne de poitrine).

Dans la Marine, le grade équivalent est capitaine de frégate.

Quand un subordonné s'adresse à un lieutenant-colonel masculin, il l'appelle : « Mon colonel ». Sauf dans la Marine où il l'appelle : « Commandant ». L'usage veut que quand il s'adresse à une femme lieutenant-colonel, il l'appelle “colonel“, "Mon" étant le diminutif de "Monsieur".

Le visuel existe à la douane (inspecteur principal) et correspond à un niveau de responsabilité moins élevé.

Police municipale, « visuel » suivant la taille des villes supérieures à 100 000 habitants, directeur ou adjoint (catégorie A).[réf. nécessaire][pas clair]

Le grade de lieutenant-colonel (ou équivalent) dans les différentes forces armées nécessite le passage de l'ensemble des grades successifs. Cela prend en moyenne plus d'une vingtaine d'années. Cela s'explique par le fait qu'avant de passer officier supérieur, les officiers doivent d'abord commander une section (ou entité comparable ou équivalente), puis une compagnie (idem) avant de se voir confier des responsabilités plus importantes d'encadrement ou de spécialité en état-major. Une fois ces diplômes et emplois effectués et une fois atteint le grade de commandant (chef d'escadron(s) ou de bataillon ou capitaine de corvette, appellations différentes suivant l'entité militaire), les nominations au grade de lieutenant-colonel se font en fonction du mérite et de l'ancienneté, par tiers des effectifs : le premier au terme de quatre années de grade (dont dans cette situation d'office les titulaires du concours de l'entrée à l'Ecole de Guerre), le deuxième après cinq années et le dernier (dont en cette situation d'office les officiers sous contrats et les réservistes) à six années. Les officiers commissionnés[Quoi ?] ] ont des nominations et des avancements au cas par cas suivant un cadre général spécifique.[pas clair]

Ce grade chez les sapeurs-pompiers civils est accessible après diverses périodes d'ancienneté dont au grade de commandant et de qualifications spécifiques comme d'emplois. La hiérarchie est différente de la hiérarchie militaire et s'insère dans celle de la Fonction Publique Territoriale.

Histoire

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Ancien Régime

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Le grade de lieutenant-colonel fut créé en 1668. Étymologiquement, il désigne celui qui « tient lieu » de colonel, c’est-à-dire l’officier en second d’un régiment, susceptible de le remplacer en cas d'absence. À la différence des grades de capitaine et de colonel, le grade n’était ni achetable ni transmissible. Les lieutenants-colonels étaient donc promus par le secrétaire d'État à la Guerre parmi les capitaines méritants et expérimentés, alors que les colonels étaient bien souvent des fils de riches familles aristocratiques qui faisaient l’acquisition d’un régiment et s’assuraient ainsi la promotion au grade. La figure du lieutenant-colonel est donc celle de l’officier d’expérience contre celle du colonel, inexpérimenté et souvent absent. Il arrivait fréquemment que le lieutenant-colonel assure la charge réelle du régiment. Comme les colonels, les lieutenants-colonels étaient aussi capitaines d’une compagnie de leur régiment dont le commandement réel était assuré par un capitaine-lieutenant. Les régiments de cavalerie avaient des lieutenants-colonels, même s’ils n'étaient pas commandés par des colonels mais par des mestres de camp.

Révolution, Empire, époque contemporaine

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L'organisation des armées révolutionnaires fit disparaître le grade de lieutenant-colonel avec celui de colonel, dénommé chef de brigade. Sous l'Empire, ils deviendront des « majors », mais finalement l'appellation d'origine sera rétablie, et dans l'armée française, le grade de major est de nos jours celui d’un sous-officier, le plus élevé de ceux-ci.

Drapeau de la France France Grades de l'Armée de terre
Précédé par
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Lieutenant-colonel
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Colonel
Grades de la Gendarmerie nationale française

Lieutenant-colonel

Précédé par
Commandant





Suivi par
Colonel
Drapeau de la France France Grades de l'Armée de l'air
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Commandant
Lieutenant-colonel
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Colonel

Notes et références

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Voir aussi

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