Ligue togolaise des droits de l'homme
La Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH) est une organisation non gouvernementale togolaise de défense des droits humains, créée le à Lomé. Elle est considérée comme la première organisation indépendante de défense des droits de l'homme au Togo.
Histoire
modifierLa LTDH est fondée le dans le contexte de l'ouverture démocratique et des revendications en faveur du multipartisme au Togo. À ses débuts, l'organisation déclare avoir fait l'objet de pressions de la part des autorités, notamment d'intimidations visant certains de ses membres[1],[2].
Selon ses statuts et ses communications publiques, l'association reçoit des plaintes relatives à des violations présumées des droits humains, mène des enquêtes, publie des rapports et des communiqués, engage des actions judiciaires lorsque cela est possible et sensibilise l'opinion publique ainsi que les organisations internationales[2],[3].
En 2005, l'organisation obtient sa reconnaissance officielle par les autorités togolaises[1].
Gouvernance, missions et activités
modifierParmi les personnalités ayant dirigé l'organisation figurent Adoté Ghandi Akwei[4], Ayayi Togoata Apedo-Amah, nommé président par intérim en , et Célestin Agbogan[1].
Raphaël Nyama Akpande-Adzare est mentionné comme président d'honneur de l'organisation par la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples[5].
La LTDH a pour objectifs de promouvoir, protéger et défendre les droits humains, ainsi que de sensibiliser et former les citoyens aux principes des droits humains, de la démocratie et de l'État de droit[2],[3].
Depuis sa création, la LTDH publie des rapports sur la situation des droits de l'homme au Togo, organise des conférences, des formations et des campagnes de sensibilisation. Elle intervient également dans le suivi de cas individuels de violations présumées des droits humains et formule des recommandations aux autorités nationales ainsi qu'aux partenaires internationaux[3],[4].
En , à l'occasion de son trentième anniversaire, la LTDH publie un rapport intitulé Le martyr du peuple togolais à travers trente ans de terreur et de résistance (1990-2020). Ce document dresse un bilan de l'évolution des droits humains au Togo entre 1990 et 2020 et formule plusieurs recommandations portant notamment sur la lutte contre l'impunité, la promotion des libertés publiques, l'indépendance de la justice et la protection des défenseurs des droits humains[3].
Relations avec les autorités
modifierAu cours de son histoire, la LTDH fait état de pressions et d'intimidations visant ses responsables et ses membres[2]. En 2004, à la suite de la publication d'un rapport de la Fédération internationale pour les droits humains consacré à la situation des droits de l'homme au Togo, plusieurs responsables togolais critiquent publiquement la LTDH. L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, programme conjoint de la Fédération internationale pour les droits humains et de l'Organisation mondiale contre la torture, exprime sa préoccupation face à ces déclarations, estimant qu'elles sont susceptibles de mettre en danger les défenseurs des droits humains[4].
En , à la suite de la crise politique provoquée par le décès du président Gnassingbé Eyadéma, la LTDH et la Fédération internationale pour les droits humains publient plusieurs communiqués dénonçant des atteintes aux libertés publiques et appelant au respect de la Constitution[6],[4],[3].
Notes et références
modifier- 1 2 3 « La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a un nouveau Président », sur Le Togolais (consulté le )
- 1 2 3 4 « La Situation Actuelle des Organisations des Droits de l'Homme en Afrique Sub-Saharienne : Togo », sur Human Rights Library, Université du Minnesota (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « 1990-2020 / Dans un nouveau rapport La LTDH décrit 30 ans de terreur et de résistance du peuple togolais », sur 27avril.com, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Togo : des défenseurs des droits de l'Homme assimilés à des « délinquants » », sur Organisation mondiale contre la torture (consulté le )
- ↑ « Ligue Togolaise des Droits de l’Homme », sur Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (consulté le )
- ↑ « Togo : au-delà des condamnations, la FIDH et la LTDH appellent à la mobilisation », ReliefWeb, (lire en ligne [archive du ], consulté le )