Limax maximus
Limace léopard
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Mollusca |
| Classe | Gastropoda |
| Ordre | Stylommatophora |
| Famille | Limacidae |
| Genre | Limax |
La Limace léopard (Limax maximus) est une grande espèce de limaces appartenant à la famille des Limacidae.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Limax maximus Linnaeus, 1758[1],
- Nom normalisé : Limace léopard, depuis 2010[2],
- Autres noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Grande limace cendrée[3], Grande limace grise, Grande loche grise[4],[5], Grande limace jaune, Grande limace tachetée[6],
- Autres noms vernaculaires (langage courant), pouvant désigner éventuellement d'autres espèces : limace tigrée, limace tachetée, limace cendrée[7].
Description
modifierLa limace léopard a une longueur d'environ 13 cm[8], certains auteurs lui donnent même une longueur maximum de 20 cm[9]. La limace léopard est de couleur grise ou brun clair. Son bouclier est moucheté de taches noires d’environ 3 mm, et ces taches sont alignées et peuvent ressembler à des rayures longitudinales sur la queue. Ces limaces ont une longévité de 2 ans et demi à trois ans.
- Variabilité des couleurs chez Limax maximus.
- Limace léopard
- Accouplement de limaces léopard.
- Accouplement de limaces léopard
- Limace léopard pondant ses œufs.
- Tête et cornes d'une limace léopard.
Répartition
modifierL’espèce est principalement répandue en Europe centrale, mais peut également se trouver dans les latitudes tempérées du monde.
Habitat
modifierCette limace vit en milieu humide, à proximité des cours d’eau, mais aussi dans les forêts, les jardins et les parcs.
Biologie
modifierAlimentation
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Cette limace est omnivore, détritivore, mais peut aussi se montrer carnivore à l'occasion.
La limace tachetée se nourrit principalement de végétation tendre (plantes abîmées, fanées ou mortes), de mousse, de champignons, de bois morts, mais aussi parfois de congénères, poursuivant ses proies à une vitesse qui peut atteindre 15 cm/min[10].
Reproduction
modifierComme la majorité des gastéropodes, ces limaces sont hermaphrodites et possèdent donc à la fois les organes génitaux mâles et femelles. La maturité sexuelle est atteinte à un peu plus d’un an et demi, et chaque individu pourra procréer deux fois dans sa vie, la première ponte ayant lieu vers juillet/août pendant la deuxième année de l’individu, puis entre juin et juillet la dernière année. Les comportements prénuptiaux peuvent différer énormément selon les espèces, mais l’accouplement reste semblable : le couple commence par escalader un arbre ou une construction, puis se suspend dans le vide à l’aide d’un fil de mucus. Chaque partenaire fait alors pendre son organe génital (de couleur blanc bleuté) vers le bas, et ceux-ci s’enroulent pour permettre la fécondation de l'un par l'autre, et inversement. La ponte comporte une à trois centaines d’œufs selon la taille et l’état de santé de la mère. Les œufs sont légèrement allongés, de 4 à 5 mm de diamètre, et éclosent entre 19 et 45 jours selon les conditions climatiques, et peuvent être détruits par de nombreux prédateurs qui en sont friands.
Toxicité
modifierCe gastéropode, avec d’autres, est l’hôte des larves de vers Metastrongylus, des parasites qui occasionnent chez les mammifères toux, bronchites et trachéites, parfois fatales, notamment chez les sangliers, les chats et les chiens. Ces animaux sont contaminés lorsqu’ils ingèrent des mollusques infestés par le ver[11].
Notes et références
modifier- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ Benoît Fontaine, Jean-Michel Bichain, Xavier Cucherat, Olivier Gargominy et Vincent Prié, « Les noms français des mollusques continentaux de France : processus d'établissement d'une liste de référence », Revue d'Écologie (La Terre et La Vie), vol. 65, no 4, , p. 293-317 (DOI 10.3406/revec.2010.1538, lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ Christian Meyer, « limaces », sur Dictionnaire des Sciences Animales, Montpellier, CIRAD, (consulté le ).
- ↑ Christian Meyer, « limace léopard », sur Dictionnaire des Sciences Animales, Montpellier, CIRAD, (consulté le ).
- ↑ (en) Derwent, Thesaurus of agricultural organisms: pests, weeds and diseases, Volume 1 . Derwent Publications, Ltd. Éditions CRC Press, 1990. 1529 pages. (ISBN 0412372908), 9780412372902. Rechercher dans le document numérisé
- ↑ Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
- ↑ Lucas Heitz, « La Limace Léopard, une super alliée du jardinier », sur AlsaGarden, (consulté le ).
- ↑ (de) Fechter und Falkner, S.186
- ↑ Kerney et al. 1983, S.183
- ↑ (en) Harriet Fleet, The Concise Natural History of New Zealand, Penguin Group New Zealand, , p. 132
- ↑ Pour la science.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Klaus Bogon.Biologie des mollusques terrestres, de l'écologie, l'habitat protection p. 404, Nature Verlag, 1990 (ISBN 3-89440-002-1) Augsbourg
- Tireurs Rosina et Gerhard Falkner:molluscs p 287, mosaïque-Verlag. Munich 1990 (Steinbach guide nature 10) (ISBN 3-570-03414-3)
- Michael P. Kerney, RAD Cameron & Jürgen H. Jung:Les escargots terrestres. Europe du Nord et centrale, p. 384, Paul Parey, Hambourg et Berlin, 1983 (ISBN 3-490 - 17918-8)
Liens externes
modifier- (en) BioLib : Limax maxima Linnaeus, 1758 - synonyme
- (en) Catalogue of Life : Limax maximus Linnaeus, 1758
- (en) Fauna Europaea : Limax maximus Linnaeus, 1758 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Limax maximus Linnaeus, 1758
- (en) Animal Diversity Web : Limax maximus
- (en) NCBI : Limax maximus (taxons inclus)
- (fr) INPN : Limax maximus Linnaeus, 1758 (TAXREF)
- (en) OEPP : Limax maximus Linnaeus (consulté le )
- « Photos de Limax maximus » (consulté le )