Limersheim

commune française du département du Bas-Rhin

Limersheim (Limersche en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Limersheim
Limersheim
La mairie de Limersheim.
Blason de Limersheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Erstein
Maire
Mandat
Stéphane Schaal
2020-2026
Code postal 67150
Code commune 67266
Démographie
Gentilé Limersheimoises, Limersheimois[1]
Population
municipale
681 hab. (2023 en évolution de +4,13 % par rapport à 2017)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 24″ nord, 7° 38′ 42″ est
Altitude Min. 147 m
Max. 155 m
Superficie 5,58 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Erstein
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Limersheim
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Limersheim
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Limersheim
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Limersheim
Liens
Site web www.limersheim.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie

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Localisation

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Limersheim est située dans le Nord-Est de la France, dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Le village appartient à l'arrondissement de Sélestat-Erstein et au canton d'Erstein.

L'altitude moyenne de Limersheim est de 150 mètres environ.

Sa superficie est de 5,58 km2.

Les villes et villages proches de Limersheim sont Hindisheim (67150) à 1,66 km, Nordhouse à 2,25 km, Hipsheim à 2,60 km, Schaeffersheim à 3,36 km, Ichtratzheim à 3,47 km.

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par l'Andlau, le ruisseau la Scheer et la Fosse Neugraben[2],[Carte 1].

L'Andlau, d'une longueur de 42 km, prend sa source dans la commune de Le Hohwald et se jette dans l'Ill à Illkirch-Graffenstaden, après avoir traversé 21 communes[3].

La Scheer, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Scherwiller et se jette dans l'Andlau à Fegersheim, après avoir traversé 20 communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Limersheim[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Ill Nappe Rhin ». Ce document de planification concerne la nappe phréatique rhénane, les cours d'eau de la plaine d'Alsace et du piémont oriental du Sundgau, les canaux situés entre l'Ill et le Rhin et les zones humides de la plaine d'Alsace. Le périmètre s’étend sur 3 596 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[5].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[8] et est dans la région climatique Alsace, caractérisée par une pluviométrie faible, particulièrement en automne et en hiver, un été chaud et bien ensoleillé, une humidité de l’air basse au printemps et en été, des vents faibles et des brouillards fréquents en automne (25 à 30 jours)[9]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 630 mm, avec 8,1 jours de précipitations en janvier et 1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Entzheim à 9 km à vol d'oiseau[12], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,7 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Limersheim est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[17],[18].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,3 %), forêts (21,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), zones urbanisées (6,7 %), prairies (4,1 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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Selon une explication étymologique stricte Limersheim proviendrait de leammer : « brebis », comme schaeffersheim de "schaeffer" (berger). On disait à l'époque mérovingienne que les brebis mangeaient déjà sur les terres déboisées de Limersheim et que les huttes des bergers étaient à Schaeffersheim.

Une autre légende prétend que Limersheim provient du nom d'un soldat romain nommé Lithomar, nom alors assez répandu[20].

Quant à la terminaison -heim, très fréquente dans les villages alsaciens : Hilsenheim, Schaeffersheim, Hindisheim, … Elle vient de l'ancien germanique et désigne généralement une demeure, un foyer ou un établissement. Par conséquent, le nom ancien Leidmareshaim pourrait avoir été formé à partir d'un nom de personne + heim, c'est-à-dire quelque chose comme « le domaine/la demeure de Leidmar ». C'est une construction toponymique très courante dans l'espace germanique.

En résumé : l'origine exacte de Limersheim reste discutée. La commune retient traditionnellement l'explication par le nom du soldat romain nommé « Lithomar ».

Les noms à travers les siècles

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Leidmareshaim à la fin du 8e siècle ; La mention « Leidmareshaim » en 778 que l'on attribue parfois à Limersheim semble en réalité correspondre à Leimersheim, en Rhénanie-Palatinat. Une source historique allemande donne précisément Leidmaresheim en 778 et l'interprète comme « la demeure du clan de Leidmar ».

Lumaresheim en 845

Linemaresheim en 847

Lumereshen en 1004 le texte dit que ces biens avaient été donnés par l'empereur Lothaire Ier : « ... ab eo data ... Lumereshen ... ». Autrement dit, en 1005, l'évêque Wernher consulte les anciens privilèges de Saint-Étienne et rappelle que Lothaire Ier avait accordé des biens à Lumereshen. Toutefois, la fiabilité de cet acte reste douteuse.

Lumersheim en 1183

Lumeresheim au XIIe siècle

Villula Linemarshaïn au XIIe siècle

Lymmersheim en 1358

Lemersheim en 1657

Leimersheim

Histoire

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Époque romaine

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Au nord est du village, sur la rive gauche de la Scheer qui forme limite orientale de la commune, au sud de la départementale Hindisheim-Nordhouse, a été découvert en 1932 une station romaine avec trace d’habitat, construction de bois et de terre[20].

Époque mérovingienne : "villa regia" d'Erstein et abbaye de Liépvre

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Lors de la conquête de l'Empire romain par les Francs, la propriété des biens fiscaux romains passa aux rois mérovingiens. C'est ainsi qu’Erstein et Marlenheim devinrent des "cours royales". L’agglomération de Limersheim se développe sous la dépendance de la "villa régia" d'Heristein, première forme du nom d'Erstein.

Époque carolingienne

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L'abbaye de Saint-Denis à Paris avait comme abbé le moine Fulrad, qui était en même temps chancelier de Pépin le Bref. Il était d'origine alsacienne, de famille riche, qui possédait des biens dans notre région (Hindisheim, Limersheim). En l'espace de 20 ans, il avait fondé deux abbayes sur ses biens patrimoniaux en Alsace (au VIIe siècle). L'une pour moines, dans son milieu de naissance, qui devint Saint-Hippolyte et l'autre à Liépvre (abbaye pour moniales).

Au IXème siècle.

Dans l'édition de Johann Daniel Schöpflin, Alsatia illustrata. Dans son chapitre consacré à Limersheim, Schöpflin écrit :

« Lumarshein. Curtis haec regia fuit, quam Lotharius Imp. Monasterio Stephaniano An. DCCCXLV. cum curte Lupotheshen, ad luminaria concinnanda, destinavit, uti in suo Diplomate loquitur. Vicus nunc Lienmarsheim dicitur, qui trium ab Argentorato leucarum spatio versus meridiem distat. »

On peut le traduire ainsi :

« Lumarshein. Cette curtis était un domaine royal, que l'empereur Lothaire destina en l'an 845 au monastère Saint-Étienne, avec la curtis de Lupotheshen, pour l'entretien de l'éclairage [de l'église], comme il le dit dans son diplôme. Le village est aujourd'hui appelé Lienmarsheim ; il se trouve à trois lieues au sud de Strasbourg. »

Schöpflin ne se contente donc pas de citer le nom : il donne trois informations historiques :

  • Lumarshein est le nom utilisé dans le document ancien ;
  • le lieu était une curtis regia, c'est-à-dire un domaine relevant directement du pouvoir royal ;
  • Lothaire Ier le donne en 845 au monastère Saint-Étienne de Strasbourg, avec Lupotheshen (Lipsheim), afin de fournir des revenus destinés à l'éclairage de l'église.

Et surtout, Schöpflin précise que « Vicus nunc Lienmarsheim dicitur » : à son époque, le village correspondant était appelé Lienmarsheim. La localisation qu'il donne — trois lieues au sud de Strasbourg — correspond bien au secteur de l'actuelle Limersheim. Nous avons une confirmation indépendante beaucoup plus tardive : une charte de 1005 de Wernher, évêque de Strasbourg, rappelle les possessions anciennes de Saint-Étienne et mentionne :

« Lupoteshen, Lumereshen ad lumina concinnanda »

c'est-à-dire Lupotheshen et Lumereshen, précisément dans le contexte des biens servant à l'entretien de l'éclairage.

Une édition scientifique du Mittellateinisches Wörterbuch cite un document du Chartularium Argentoratense (Chart. Argent. I, n° 25) qui contient le passage :

« dominicam curtem ... cum salica terra et suis ... Lumarshein, Lupotheshein »

Le texte associe donc explicitement Lumarshein et Lupotheshein. Il est intéressant de noter que l'édition moderne classe toutefois cette charte comme « spur. s. XII.2 », c'est-à-dire comme un document jugé suspect/falsifié datant du XIIᵉ siècle, même s'il transmet vraisemblablement une tradition documentaire beaucoup plus ancienne.

C'est une nuance essentielle : nous ne possédons donc pas un original authentique de 845 dans cette source.

Toutefois le passage nous permet de comprendre que Lumarshein était associé à une curtis, terme latin désignant un domaine ou une exploitation foncière importante, avec sa terra salica — les terres relevant directement du domaine — et ses dépendances.

Une source lexicographique moderne reproduit également l'expression :

« duas curtes ... Lumarshein, Lupotheshein »

On comprend donc qu'il s'agit de deux domaines distincts, Lumarshein et Lupotheshein, avec leurs dépendances.

Cela renforce l'idée que le Limersheim du IXᵉ siècle n'était pas simplement un petit hameau : c'était un domaine foncier identifié, suffisamment important pour apparaître dans la documentation des possessions de Saint-Étienne.

En 847 Charles le Chauve fit don à l'abbaye de Liépvre de propriétés à Limersheim. Cette abbaye assurait aussi l'assistance spirituelle et religieuse de ses fermiers. Elle construisit une chapelle à Limersheim et lui donna comme patron saint Denis, puisqu'elle-même était une fondation de Fulrad, abbé de Saint-Denis (Paris).

D'autres abbayes et monastères eurent des possessions à Limersheim : Ebermunster, Saint-Etienne de Strasbourg, l’abbaye de Fulda. C'est par des documents de dons et de ventes de ces différents propriétaires que le nom de Limersheim est connu.

Chronologie synthétique

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Époque romaine Habitat découvert en 1932 près de la Scheer

Époque mérovingienne Limersheim dépend de la villa royale d’Erstein

VIIIᵉ-IXᵉ siècles Premières formes écrites du nom du village

847 Propriétés de Limersheim liées à l’abbaye de Lièpvre

Moyen Âge Multiplication des possessions religieuses

1387 Fondation de l’ancienne église Saint-Denis

1461 Vente du Dinghof de Limersheim, attestée par un document d’archives

1765-1768 Construction de l’actuelle église Saint-Denis

1851 Construction de l’école

1841 Mise en service de la station ferroviaire de Limersheim

1871-1918 Limersheim dans le Reichsland Elsass-Lothringen

1914-1918 Mobilisation des habitants dans l’armée allemande

27 novembre 1944 Libération de Limersheim par les troupes de la 2ᵉ DB

1946-1962 Recul démographique lié à l’exode rural

Depuis les années 1970 Périurbanisation et développement des lotissements

2023 681 habitants selon l’INSEE

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Limersheim est membre de la communauté de communes du Canton d'Erstein[21], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Benfeld. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[22].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Sélestat-Erstein, à la circonscription administrative de l'État du Bas-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[21].

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton d'Erstein pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Bas-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[23].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1989 Marcel Issenhart[24]    
mars 1989 mars 2014 René Staub[25]    
mars 2014 en cours
(au 31 mai 2020)
Stéphane Schaal[26],[27]
Réélu pour le mandat 2020-2026
SE Président de la Communauté de Communes du Canton d’Erstein depuis 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services publics

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].

En 2023, la commune comptait 681 habitants[Note 4], en évolution de +4,13 % par rapport à 2017 (Bas-Rhin : +3,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
339292397407412443456443480
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
497514530518492498499469477
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461490501467471478471454442
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
407422436573572579583584672
2017 2022 2023 - - - - - -
654683681------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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L'église Saint-Denis

Histoire

L’église Saint-Denis constitue l’un des principaux monuments historiques de Limersheim. Une première église est attestée dès 1387, tandis qu’une chapelle, probablement construite au XVe siècle, occupait auparavant son emplacement. Devenue trop ancienne, celle-ci fut démolie pour laisser place à l’église actuelle, construite entre 1765 et 1768, sous le cardinal Louis-Constant de Rohan, prince-évêque de Strasbourg. Les travaux furent confiés à Jean-Michel Kieffer, maçon et entrepreneur de Bischoffsheim, pour la somme de 3 340 livres. La commune fournit les matériaux et la main-d’œuvre nécessaires, tandis que le baron de Wangen, seigneur du village et bénéficiaire d’un tiers de la dîme, fit construire le chœur à ses frais. Le plan original de l’architecte, légèrement modifié en 1766, est toujours conservé dans les archives paroissiales. L’édifice achevé, une première messe y fut célébrée le 9 octobre 1767, à l’occasion de la fête patronale. Depuis sa construction, l’église a connu plusieurs campagnes de restauration et de transformation, notamment en 1912, 1965 et 2019-2021. La célébration de son 250ᵉ anniversaire a ainsi marqué les années 2015-2018, rappelant la longue histoire de cet édifice au cœur du village[32].

RESTAURATION DE 1912 : L’église Saint Denis de Limersheim a été restaurée une première fois en 1912. A cette occasion elle a été décorée par M. Théophile Klem, sculpteur à Colmar, à raison de 4500 marks, y compris la restauration des autels. Les travaux se sont déroulés de juillet à octobre 1912. A cette occasion, le couvercle du baptistère a également été changé. Le dallage de l’église et du cœur a été remplacé par la société Siehr de Strasbourg pour un montant de 1 264,63 marks. Ces travaux ont été financés par la Commune et réalisés en mai 1912. En 1913, les stations du chemin de croix ont été fournies par M. Klem à raison de 1960 marks et inaugurées le 26 juin 1913[32].

RESTAURATION DE 1965 : En 1965 eut lieu un grand chamboulement. L’église fut dépouillée de l’ensemble de son mobilier à savoir les autels, statues, stalles du chœur, tableaux, stations de chemin de croix sous l’impulsion du curé Ritt. Ne subsistent aujourd’hui que deux tableaux présents dans le clocher et sur la tribune, la statue de procession de la Sainte Vierge en bois, datant du XVIIIème siècle et la tête sculptée en bois de Saint Denis, de l’ancien maître autel[32].

RESTAURATION DE 1990 : Pendant 5 semaines plusieurs entreprises locales se sont succédé. Crépis et peinture, travaux de plâtrerie, travaux d’électricité et de luminaires, sonorisation, réfection des vitraux. Sans oublier les nombreux travaux bénévoles effectués par les membres du Conseil de Fabrique et la Commune[32].

RESTAURATION DE 2019-2021 : En 2019, la commune engage un vaste programme de rénovation de l’église et de ses abords, destiné à préserver le patrimoine tout en améliorant le confort, la sécurité et l’accessibilité des lieux[32].

À l’intérieur de l’église, les travaux prévoient la pose d’un faux-plafond dans le chœur, la nef et le clocher, avec reconstitution des moulures, ainsi que la remise en peinture des murs et des plafonds. Les installations électriques sont mises aux normes, les issues de secours adaptées et les luminaires modernisés. Le système de chauffage est entièrement remplacé avec la création d’une nouvelle chaufferie. L’espace liturgique est également réaménagé avec la rénovation du baptistère, la création d’un nouvel espace de baptême et l’installation d’un autel déplaçable dans le chœur. La sonorisation est modernisée grâce à l’enfouissement des gaines dans les murs. Les agenouilloirs ainsi que plusieurs anciennes niches et emplacements sont supprimés ou fermés[32]. La restauration a permis de redécouvrir des décors peints anciens dans le chœur et sur l’arc triomphal.

Le clocher bénéficie lui aussi d’une intervention avec la rénovation des abat-sons et le remplacement du système d’enclenchement des cloches. L’acquisition d’une nouvelle cloche, destinée à marquer les 250 ans de l’église, est également envisagée[32].

Enfin, les travaux s’étendent aux espaces extérieurs avec la création d’une place publique entre l’église et la salle des cérémonies, le déplacement du monument aux morts et des deux portails d’entrée du cimetière, ainsi que la mise en accessibilité de l’église et de la salle des cérémonies. Cette rénovation constitue ainsi une étape majeure dans la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine communal[32].

Architecture

L’église Saint-Denis de Limersheim se distingue par son architecture sobre et harmonieuse, caractéristique des édifices religieux de la plaine d’Alsace. De plan allongé, elle se compose d’un seul vaisseau, offrant à l’intérieur un espace unifié et lumineux. Le gros œuvre associe le grès et le moellon, partiellement recouverts d’un enduit qui laisse apparaître par endroits la nature des matériaux. La couverture présente un toit à longs pans, complété par une croupe, tandis que le clocher est couronné d’une élégante flèche polygonale. À l’intérieur, un escalier en équerre, aménagé dans l’œuvre, dessert les différents niveaux de l’édifice. La lumière tient également une place importante dans l’architecture grâce aux vitraux, qui participent à l’atmosphère recueillie de la nef et mettent en valeur les volumes intérieurs. L’ensemble compose ainsi un édifice à la fois simple dans ses lignes, robuste par ses matériaux et remarquable par les jeux de lumière offerts par ses ouvertures et ses vitraux.

Personnalités liées à la commune

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  • Alex Lutz (comédien, auteur, scénariste, réalisateur, Chevalier des Arts et des Lettres)

Héraldique

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Blason de Limersheim Blason
D'or à saint Denis de carnation, vêtu de pourpre et d'argent, portant sa tête mitrée aussi d'argent dans ses mains.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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  1. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  3. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. ↑ « Réseau hydrographique de Limersheim » sur Géoportail (consulté le 11 juin 2024).
  2. ↑ « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
  3. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. ↑ « Bas-Rhin (67) », sur habitants.fr (consulté le ).
  2. ↑ « Fiche communale de Limersheim », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. ↑ Sandre, « l'Andlau »
  4. ↑ Sandre, « la Scheer »
  5. ↑ « SAGE Ill Nappe Rhin », sur gesteau.fr (consulté le ).
  6. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  7. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  8. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  9. ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  10. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  11. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. ↑ « Orthodromie entre Limersheim et Entzheim », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. ↑ « Station Météo-France « Strasbourg-Entzheim », sur la commune d'Entzheim - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  14. ↑ « Station Météo-France « Strasbourg-Entzheim », sur la commune d'Entzheim - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  15. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Limersheim ».
  17. ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  19. ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. 1 2 « Histoire et Patrimoine », sur limersheim.fr (consulté le ).
  21. 1 2 « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Limersheim », sur le site de l'Insee (consulté le ).
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  32. 1 2 3 4 5 6 7 8 S'Limerscher blattel Ou une année à Limersheim, « Rénovation de l’Eglise Saint Denis et aménagement d’une place publique entre les bâtiments « Eglise et Salle des Cérémonies » », Bulletin Communal, no n°31,‎ (lire en ligne)