Lion T
Lion T ou Leo T est une galaxie naine, découverte en 2006 dans les données obtenues par le relevé astronomique Sloan Digital Sky Survey, située dans la constellation du Lion. La galaxie se trouve à une distance de la Terre d'environ 420 kpc (∼1,37 million d'al) et s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de + 35 km/s[1].
| LionT | |
Photographie de Lion T du télescope spatial Hubble. | |
| Données d’observation (Époque J2000.0) | |
|---|---|
| Constellation | Lion |
| Ascension droite (α) | 09h 34m 53,4s |
| Déclinaison (δ) | +17° 03′ 05″ |
Localisation dans la constellation : Lion | |
| Astrométrie | |
| Vitesse radiale | 35 km/s |
| Distance | 1 370 000 al |
| Caractéristiques physiques | |
| Type d'objet | Galaxie |
| Type de galaxie | Galaxie naine |
| Masse | 200 000 M☉ |
| Découverte | |
| Date | 2006 |
| Désignation(s) | AGC 198305 ; LEDA 4713564 |
| Liste des galaxies | |
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Sa vitesse radiale par rapport à la Voie lactée est d'environ - 60 km/s, ce qui implique une chute lente en direction de la Voie lactée. Lion T a été classée par ses découvreurs comme un objet de transition (d’où le « T » dans le nom) entre les galaxies naines sphéroïdales (dSph) et les galaxies naines irrégulières (dIrr). Son rayon effectif est d'environ 180 pc[1].
Lion T est l'une des galaxies les plus petites et les plus pâles du Groupe Local. Cependant, sa masse totale, baryonique et non baryonique, est d'environ 8,2 ± 3,6 x 106 M☉, ce qui signifie que le rapport masse/luminosité de Lion T est de 138 ± 71. Ce rapport M☉/L☉ élevé implique que Leo T est dominé par la matière noire[2].
Hydrogène neutre et formation d'étoiles
modifierLa population stellaire de Leo T est composée à la fois d'étoiles anciennes et d'étoiles jeunes[1]. Les étoiles anciennes se sont probablement formées il y a de cela environ 12 à 6 milliards d'années. Après une pause, l'activité de formation stellaire a repris il y a environ 1,5 milliard d'années, ce qui a donné naissance à une génération d'étoiles jeunes et bleues[3],[4]. Ces jeunes étoiles, qui ne représentent qu'environ 10 % de toute la masse stellaire, semblent être plus concentrées au centre de Lion T que la population d’étoiles plus âgées[3],[4].
Lion T contient une quantité significative d’hydrogène neutre (HI)[5]avec une masse du gaz d'environ 4,1 ± 0,4 × 105 M☉, ce qui est deux fois plus élevé que la masse des étoiles de cette galaxie de 2,0 × 105M⊙[6].
En 2023, c'est la galaxie la moins massive connue contenant de l’hydrogène neutre[7]. Ce gaz HI est réparti en deux composants principaux :
1) du gaz froid (cool neutral medium, CNM) présent au centre de la galaxie à une température d'environ 780 kelvins, d’une masse de 3,7 × 104 M⊙, soit presque 10% de la masse totale du gaz HI contenu dans Lion T[6].
2) du gaz chaud réparti dans tout Lion T à une température d’environ 6 300 K[6].
Malgré cette grande quantité d'hydrogène froid par rapport à d'autres galaxies naines riches en gaz, Lion T, depuis les 25 derniers millions d'années, ne forme pas ou peu d'étoiles. Une des explications avancée est que la formation du gaz froid est relativement récente, liée à la chute de Lion T dans la Voie lactée et à l’interaction avec le milieu intergalactique[6],[7],[8].
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leo T » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 (en) M. J. Irwin, V. Belokurov, N. W. Evans, E. V. Ryan-Weber, J. T. A. de Jong, S. Koposov, D. B. Zucker et al., « Discovery of an Unusual Dwarf Galaxy in the Outskirts of the Milky Way », The Astrophysical Journal, vol. 656, no 1, (lire en ligne
) - ↑ (en) Joshua D. Simon et Marla Geha, « The Kinematics of the Ultra-faint Milky Way Satellites: Solving the Missing Satellite Problem », The Astrophysical Journal, vol. 670, no 1, (lire en ligne
) - 1 2 (en) J. T. A. de Jong et al., « The Structural Properties and Star Formation History of Leo T from Deep LBT Photometry », The Astrophysical Journal, vol. 680, no 2, (lire en ligne
) - 1 2 (en) Gisella Clementini, Michele Cignoni, Rodrigo Contreras Ramos, Luciana Federici, Vincenzo Ripepi et al., « VARIABILITY AND STAR FORMATION IN LEO T, THE LOWEST LUMINOSITY STAR-FORMING GALAXY KNOWN TODAY », The Astrophysical Journal, vol. 756, no 2, (lire en ligne
) - ↑ (en) Emma V. Ryan-Weber, Ayesha Begum, Tom Oosterloo et al., « The Local Group dwarf Leo T: H i on the brink of star formation », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 384, no 2, (lire en ligne
) - 1 2 3 4 (en) Elizabeth A. K. Adams et Tom A. Oosterloo, « Deep neutral hydrogen observations of Leo T with the Westerbork Synthesis Radio Telescope », Astronomy & Astrophysics (A&A), vol. 612, (lire en ligne
) - 1 2 (en) Daniel Vaz et al., « The MUSE-Faint survey IV. Dissecting Leo T, a gas-rich relic with recent star formation », Astronomy & Astrophysics (A&A), vol. 678, (lire en ligne
) - ↑ (en) Matías Blaña, Andreas Burkert, Michael Fellhauer, Diego Calderón, Manuel Behrendt et Marc Schartmann, « The Milky Way satellite galaxy Leo T: A perturbed cored dwarf », Astronomy & Astrophysics (A&A), vol. 692, (lire en ligne
)
Liens externes
modifier- (en) Leo T sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.