Lionel Martin (saxophoniste)

saxophoniste et compositeur de jazz français

Lionel Martin, également connu sous le pseudonyme de Madsaxx, né à Lyon en 1974, est un saxophoniste et compositeur de jazz français.

Lionel Martin
Lionel Martin en 2024.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Biographie

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Lionel Martin commence le saxophone à l'âge de 7 ans à l'école de musique de Caluire, où il est formé par Michel Rodriguez. Ses influences musicales sont variées, incluant des artistes tels que Sidney Bechet, John Coltrane et Bérurier Noir[1].

Carrière

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À 18 ans, Lionel Martin commence à enseigner la musique tout en se produisant principalement lors de festivals de jazz. Il joue également dans la rue, où il puise inspiration et énergie pour ses compositions[2],[3]. En 1997, avec l'un de ses premiers groupes, le « Free Sons Sextet », il obtient le premier prix du festival de Getxo. En 2001, il sort son premier disque sous son nom. Il joue à Cuba dans l'orchestre de Luc Le Masne puis enregistre trois albums avec le Trio Résistances (avec Benoît Keller et Bruno Tocanne).

En 2007, il crée avec le guitariste Damien Cluzel, le batteur Guilhem Meier, le claviériste Fred Escoffier et le chanteur éthiopien Asnake Gebreyes, le groupe Ukandanz, inventant le style « ethio-crunch »[4]. Le groupe se produit en Europe, au Japon et aux États-Unis, enchaînant albums et tournées internationales.

Lionel Martin fonde en 2015 son propre label, Ouch! Records, qui compte une trentaine de références d'artistes variés, dont Eugene Chadbourne, Chris Speed & Jim Black, Zézé Wolo, Louis Sclavis, Mario Stantchev, Steve Mackay avec Bunktilt, Eric Mingus et No Suicide Act, duo qu’il forme avec FanXoa, ex-chanteur de Bérurier noir[5].

Il crée également l'orchestre O.S.L.O., une synthèse live de son label, avec Louis Sclavis, Damien Cluzel, Mario Stantchev et Ramon Lopez[6].

Collaborations

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Lionel Martin forme le groupe Bunktilt pour jouer les compositions instrumentale du groupe de garage rock The Stooges[7]. Steve Mackay, saxophoniste original des Stooges, rejoint le groupe pour une tournée en . En 2015, il démarre une collaboration avec le pianiste Mario Stantchev avec qui il redécouvre et enregistre la musique du compositeur Louis Moreau Gottschalk. En 2016 sort l'album Jazz Before Jazz, distingué par le label « Choc » du magazine Classica et comme « Indispensable » par Jazz News[8]. Ensemble, ils rencontrent le saxophoniste américain George Garzone (en) au festival de Stara Zagora en Bulgarie, et enregistrent, sous le nom de Madness Tenors, l'album Be Jazz For Jazz avec Benoît Keller à la contrebasse et Ramon Lopez à la batterie[9].

En parallèle, Lionel Martin crée le projet D’art Dard avec le slammeur Mehdi Kruger[10]. En 2022, ils enregistrent 7sept7 en Outre-mer, un projet comprenant sept destinations et sept cartes postales sonores. Il collabore également avec les poètes et écrivain Samira Negrouche, Dimitri Porcu, Emmanuel Merle et Patrick Chamoiseau, pour qui il compose la musique du documentaire Ce que nous disent les gouffres en 2021. Il participe aussi à la création théâtrale Le Projet Rimbaud, mis en scène par Laurent Fréchuret[11].

En 2018, le producteur Antoine Rajon passe commande d'un album hommage à la musique de Jef Gilson, Chant inca. Avec Lionel Martin, ils créent le groupe Palm Unit, rejoint par Fred Escoffier (claviers) et Philippe « Pipon » Garcia (batterie) et le musicien complice de Jef Gilson, Del Rabenja. En 2019, sur son label Comos, le producteur commande au groupe un hommage à Henri Texier : Don't Buy Ivory Anymore avec le percussionniste cubain Abraham Mansfaroll. En 2021, Fred Escoffier signe sous le nom du groupe l'album Figures avec le bassiste Jean Joly.

En , Lionel Martin retrouve Samira Negrouche en Algérie pour créer le spectacle J’habite en mouvement[12]. Avec le batteur Sangoma Everett, il enregistre Revisiting Afrique, une adaptation de l'album Afrique de Count Basie et Oliver Nelson, ainsi que Letter to the World, sorti en .

Entre 2020 et 2022, Lionel Martin enregistre trois albums en solo, dont les pochettes sont illustrées par des œuvres de Robert Combas. Leur rencontre a lieu en , lors du festival Rhino Jazz, à la Cité du design de Saint-Étienne, où se tient une exposition avec une importante sélection d'œuvres de Combas (des années 1980 à 2020). Pendant 24 jours, Lionel Martin vit 24h / 24 dans un container, jouant et composant en public au milieu des œuvres de l'artiste.

Cette expérience le conduit à rejoindre le groupe « Les Sans Pattes », fondé par Combas et le guitariste Lucas Mancione, avec qui il donne régulièrement des concerts.

C’est également lors de cette performance qu’il rencontre le beat boxer Rewind (Willy Amarat) avec lequel il fonde le duo « Breath ».

En 2022, à l'occasion de la 44e édition du festival Rhino Jazz, Lionel Martin est invité à improviser sur L’Oiseau de feu de Stravinsky à l'opéra de Saint-Étienne avec le chef d'orchestre Daniel Kawka et l'orchestre symphonique OSE[13].

Discographie

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  • 1997 :
    • Free Sons Sextet (avec Antoine Bost, Eric Coppé, Jérémie Mignotte, Sébastien François et Sébastien Mourant)
    • Free Sons Sextet – Live à Getxo
  • 2001 :
    • Abigoba – Astrophysical emotions
    • Trio Résistances (avec Benoît Keller et Bruno Tocanne)
    • Lionel Martin Trio (avec Sébastien François et Sébastien Mourant) – Scènes de méninges
  • 2002 :
  • 2003 : Lionel Martin New Trio – Valse à Ekaterinbourg
  • 2004 : Trio Résistances – Global songs
  • 2006 : Trio Résistances – États d’urgence
  • 2007 :
    • New Dreams Now ! (avec Bruno Tocanne et Rémi Gaudillat)
    • ANIMOts (avec Adam Daudrich, Benoît Keller, Fred Roudet et Bruno Tocanne)
  • 2008 : Nachoff-Tocanne Project (avec Quinsin Nachoff, Bruno Tocanne, Frédéric Roudet et Rémi Gaudillat) – 5 New Dreams
  • 2012 : uKanDanZ – Yetchalal
  • 2016 :
    • uKanDanZ – Awo[14]
    • Jazz Before Jazz (avec Mario Stantchev)
  • 2017 :
  • 2018 :
    • uKanDanZ – Yeketelale ;
    • Palm Unit – Chant inca ;
  • 2019 :
  • 2020 :
    • Solos[18],[19],[20]
    • Jazz Before Jazz 2 (avec Mario Stantchev)
  • 2021 :
  • 2022 :
    • Sol. Étincelles
    • Ukandanz – 4 Against the Odds
  • 2023 : Ukandanz – Kemekem
  • 2024 :

Notes et références

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  1. ↑ « Tout Sur... Lionel Martin », sur Citizen Jazz (consulté le )
  2. ↑ Petit Bulletin Lyon Musiques, « Lionel Martin, un souffle continu », sur www.petit-bulletin.fr (consulté le )
  3. ↑ Raphaël Benoit, « Lionel Martin », sur Citizen Jazz (consulté le )
  4. ↑ « Ukandanz présente 'Guesse', extrait de son nouveau disque Yeketelale », sur PAM | Pan African Music, (consulté le )
  5. ↑ « Linflux - Ouch! Records, le label qui ne connait pas la crise », sur L'influx, .
  6. ↑ Nicole Videmann, « O.S.L.O au Saint-Fons Jazz Festival », sur Latins de Jazz, (consulté le )
  7. ↑ « Moulin de Brainans. Bunktilt, quand le jazz rencontre les Stooges », sur www.leprogres.fr, (consulté le ).
  8. ↑ « In memoriam : Mario Stantchev », sur bnr.bg (consulté le )
  9. ↑ Nicole Videmann, « "Madness Tenors - Be Jazz For Jazz" met le feu », sur Latins de Jazz, (consulté le )
  10. ↑ « Mehdi Krüger | Prix Georges Moustaki » [archive du ], sur www.prixgeorgesmoustaki.com via Internet Archive (consulté le ).
  11. ↑ Bruno Fougniès, « "Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur », sur La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc. (consulté le )
  12. ↑ (en) « Basilique Nnotre-Dame d’Afrique à Alger : Poésie, musique et danse à l’honneur », sur El watan (consulté le )
  13. ↑ Denis Desassis, « Lionel Martin », sur Citizen Jazz (consulté le )
  14. ↑ (en) leoluce, « UKanDanZ », sur Indie Rock Mag, (consulté le ).
  15. ↑ Franpi Barriaux, « MADNESS TENORS - BE JAZZ FOR JAZZ, Chronique », Citizen Jazz,‎ 12 mars *2017 (lire en ligne)
  16. ↑ « Jazz Culture : Les 20 ans des Allumés du Jazz », sur France Musique, (consulté le ).
  17. ↑ « Palm Unit, l'hommage à Henri Texier », sur France Musique, (consulté le ).
  18. ↑ « "Solos", l'album... solo de Lionel Martin », sur Ouch ! records.
  19. ↑ Denis Desassis, « Solos - Lionel Martin - Chronique », sur Citizen Jazz.
  20. ↑ Bruno Guermonprez, « Solos - Chronique », Jazz News Magazine,‎
  21. ↑ Louis-Julien Nicolaou, « Figures - Chronique », Télérama,‎ , p 48
  22. ↑ « No Suicide Act : quand un ex-Bérurier Noir rencontre un jazzman | Les Inrocks », sur https://www.lesinrocks.com/ (consulté le )

Liens externes

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