Lionel Ngakane
Lionel Ngakane, né le à Pretoria et mort le à Rustenburg, est un acteur et cinéaste sud-africain.
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Son film de 1965, Jemima et Johnny, inspiré des émeutes raciales de 1958 à Notting Hill à Londres, est primé aux festivals de Venise et de Rimini.
Biographie
modifierLionel Ngakane est né à Pretoria. En 1936 sa famille et lui déménagent dans le quartier de Sophiatown à Johannesburg[1]. Son père, un enseignant, est également le fondateur d'un foyer pour jeunes délinquants avec l'intellectuel anti-apartheid Alan Paton, auteur du roman Pleure, ô pays bien-aimé[2].
Ngakane fait ses études à l'université de Fort Hare et à l'université du Witwatersrand, et travaille comme journaliste pour les magazines Drum (en) et Zonk de 1948 à 1950[3]. En 1950, il part pour la première fois au Royaume-Uni et commence sa carrière dans le cinéma comme assistant réalisateur et acteur dans la version cinématographique de Pleure, ô pays bien-aimé (1952)[4], réalisée par Zoltan Korda.
En tant qu'acteur, il apparaît notamment au cinéma dans The Mark of the Hawk (en) en 1957 (avec Eartha Kitt), et à la télévision dans Quatermass and the Pit (en) (1958) et la série d'espionnage Destination Danger (dans l'épisode Moment décisif, en 1962) avec Patrick McGoohan, et sur scène dans Moon on a Rainbow Shawl (en) d'Errol John (en), et la pièce de Wole Soyinka The Lion and the Jewel (en) au Royal Court Theatre en 1966.
Ngakane retourne en Afrique du Sud après la fin de l'apartheid en 1994.
Il est surtout connu pour son court métrage Jemima and Johnny (1965), inspiré des émeutes raciales de 1958 à Notting Hill à Londres. Ce film a été primé aux festivals de Venise et de Rimini. Il a également réalisé des documentaires sur l'apartheid et le développement de l'Afrique.
En 1967, Ngakane est membre fondateur de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI), dont il deviendra président d'honneur[5], et du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
Prix et distinctions
modifierEn 1997, Ngakane a reçu un doctorat honorifique de l'université du Natal.
En 2003, il a reçu l'Ordre sud-africain d'Ikhamanga en argent pour ses « réalisations exceptionnelles dans le domaine du cinéma et sa contribution au développement de l'industrie cinématographique en Afrique du Sud et sur le continent »[6].
En 2020, Ngakane est mis à l'honneur lors du Festival international du film sud-africain RapidLion[7].
Références
modifier- ↑ (en) « Biography of Lionel Ngakane by Rod Reyna | South African History Online », sur sahistory.org.za (consulté le )
- ↑ (en) « Lionel Ngakane », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « BFI Screenonline: Ngakane, Lionel (1928–2003) Biography », screenonline.org.uk (consulté le )
- ↑ (en-GB) Keith Shiri, « Lionel Ngakane », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) Lebogang Selekane, « Lionel Ngakane: A brave spirit and tenacity for the film industry », sur 54 Connect, (consulté le )
- ↑ (en) « The Order of Ikhamanga in Silver : Profile of Dr Lionel Ngakane », sur thepresidency.gov.za, S A National Orders (version du sur archive.org)
- ↑ « Lionel Ngakane will be honored at the RapidLion South African International Film Festival », Newzroom Afrika, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Keith Shiri, "Lionel Ngakane - South African film pioneer", The Guardian, 1 December 2003.