Liste des évêques de Toulon

page de liste de Wikimédia

La liste des évêques de Toulon recense le nom des évêques qui se sont succédé sur le siège du diocèse de Toulon, dans l'actuel département du Var, en France. Toulon était le siège de l'évêché.

Fondé au Ve siècle[1], l'évêché est supprimé lors du Concordat de 1801. Par décret consistorial du , les évêques de Fréjus sont autorisés à adjoindre à leur titre celui de l'évêché de Toulon. Ce décret fut reçu par décret présidentiel du .

Les évêques par période

modifier

Haut Moyen Âge

modifier
Lors du concile de Vaison, il est présenté comme loco Telonensi Agustales episcopus, c'est-à-dire évêque non pas d'une cité, mais d'un lieu[1]. Probablement mort à Arles en 450[1].
  • vers 451 : Honoratus (non mentionné par Duchesne).
Longtemps considéré comme le premier évêque, signataire d'une lettre à destination du pape Léon, en 451[1].
Non confirmé par l'ensemble des historiens[1].
Devenu le saint Patron de la ville[1].
  • vers549-vers 554 : Palais (Palladius), assiste au concile d'Orléans (549) et à un synode provincial (554)[b 2].
  • vers 573-vers 585 : Desiderius, assiste au 4e concile de Paris (573) et il se fait représenter au Second concile de Mâcon (585)[b 2].
  • vers 601 : Mennas, reçoit une lettre, en 601, de Grégoire le Grand[b 2].
  • vers 614 : Hiltigisus (de Tholosa ?), non mentionné par Duchesne.
  • vers 636 : Marius, auteur du privilège de Rebais en 636[b 2].
  • vers 680 : Taurinus, participe au concile de Rome (680), non mentionné par Duchesne.
  • Gandalmarus, non mentionné par Duchesne.
  • vers 879 : Eustorgius, présent au concile de Mantaille (879)[b 2].
  • vers 899 : Armodus, l'un des consécrateurs de l'archevêque de Vienne, Rainfroi (Raganfredus)[b 2].

Bas Moyen Âge

modifier
  • 1020-1050 : Déodat (Deodatus), ancien chanoine de Marseille[2]
  • 25 janvier 1055-1086 : Guillaume Ier Centulli, ancien chanoine de Marseille
  • 1096-1110 : Ariminus ou Aiminus
  • 1117-septembre 1165 : Guillaume II
  • 1168-1183 : Pierre Ier Isnard, ancien chanoine d’Arles, puis archevêque d'Arles (1183-1190); il meurt à la fin novembre 1190.
  • 1183-1201 : Desiderius
  • vers 1201 : Ponce Ier Rausianus
  • ? Guillaume III de Soliers
  • 1212-1223 : Stephanus
  • 1223-1232 : Jean Ier des Baux, dit Jean Baussan
  • 1234-vers 1257 : Rostaing
  • 1257-vers 1266 : Bertrand (?)
  • 1266-1277 : Gauthier/Gautier (Gualterus) Gaufredi/Gaufridy
  • 17 mai 1279-1289 : Jean II Silvestre
  • 1293-1311 : Raymond Ier de Rostaing
  • 1314-vers 1317 : Ponce II
  • 1317-septembre 1323 : Elzéar de Glandevès
  • 1324-1325 : Hugues Ier
  • 1325-1326 : Pierre II de Guillaume
  • 1328-1329 : Fulco
  • 1329-1345 : Jacques Ier de Corvo
  • 9 décembre 1345-1357 : Hugues II Le Baille
  • 1er avril 1357-1358 : Pierre III
  • 1358-novembre 1364 : Raymond II de Daron
  • 1364-septembre 1368 : Guillaume IV de la Voute
  • 1368-1380 : Jean III Stephani de Girbioto
  • 1395-4 ou 5 septembre 1402 : Pierre IV de Marville
  • 1403-1409 : Jean IV
  • 13 février 1411-27 juillet 1427 : Vital Valentin (Vitalis Valentini)
  • 1428-1434 : Nicolas Ier Draconich
  • 1437-1454 : Jean V Gombard
  • 1454-1483 : Jean VI Huet
  • 1487-1497 : Jean VII le Bigre

Temps modernes

modifier

Dans les années 1760-1780, l'évêché de Toulon était taxé 400 florins par la cour de Rome, et son revenu était de 15 000 livres provenant de 20 cures[3].

Références

modifier

Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule (1907)

modifier

Autres références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 Gabriel Jauffret, Tony Marmottans, Ça s'est passé à Toulon et en pays varois (4), FeniXX réédition numérique, , 203 p. (ISBN 978-2-40207-040-9), p. 11-13.
  2. ↑ Florian Mazel, La noblesse et l'Eglise en Provence fin Xe-début XIVe siècle. L'exemple des familles d'Agoult-Simiane, de Baux et de Marseille, Paris, CTHS, , 803 p., p. 75
  3. ↑ Le clergé - liste des archevêchés et évêchés dans Almanach royal, pour l'année 1780. Laurent d'Houry. p. 63. Indique aussi le montant de la taxe pour la cour de Rome et le revenu pour chaque évêché et archevêché, ainsi que le nombre de cures qui sont la source de ces revenus.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Trésor de chronologie, d’histoire et de géographie pour l'étude et l'emploi des documents du Moyen Âge, par M. le comte de Mas-Latrie; pages 1498 et 1499 - Paris - V. Palmé (1889) (consultable sur )
  • L’annuaire pontifical, sur
  • Joseph-Hyacinthe Albanès, Louis Fillet, Ulysse Chevalier, Toulon (Évêques, prévots), Société anonyme d'imprimerie montbéliardaise, (lire en ligne).
  • Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule. Provinces du Sud-Est (tome premier), Paris, Albert Fontemoing. Anc. Thorin et fils, , 2e éd. (lire en ligne), pp. 277-278.
  • Jean-Rémy Palanque, « Les évêchés provençaux à l'époque romaine », Provence historique, t. 1,‎ , p. 105-143.
  • Jean-Marie Roux, « Les évêchés provençaux de la fin de l'époque romaine à l'avènement des Carolingiens (476 - 751) », Provence historique, t. XXI,‎ , p. 373-420 (lire en ligne [PDF]).

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier