Liste des députés de Saint-Domingue
Saint-Domingue, colonie française établie dès 1697, fait partie des premiers territoires d'outre-mer à pouvoir être représenté au Parlement. C’est ainsi que les députés de Saint-Domingue ont été admis pour participer au Serment du jeu de Paume, alors que la Noblesse les ait rejeté.
L’Assemblée Constituante adopte le , le principe d’une représentation coloniale. Saint-Domingue obtient 6 sièges, l’île de France (Maurice), la Guadeloupe, la Martinique et l’Inde, chacune 1 siège.
Les États Généraux de 1789
modifierLes États généraux de 1789, convoqués par Louis XVI pour résoudre la crise financière et l'endettement du Royaume, siégèrent du au .
- Province du Nord (2 députés)
- 1. Thébaudières (Pierre André François Viau, chevalier de), 1751- 1816[1], Procureur général du roi
- 2. Jean-Baptiste Gabriel Larchevesque-Thibaud), 1745-1817, avocat et planteur de café[2].
- Suppléants ayant siégé :
- 1. Reynaud de Villeverd (François, comte de), 1731-1812, maréchal de camp, ancien colonel du régiment du Cap, ancien lieutenant général au gouvernement de Saint-Domingue. Admis à siéger en en remplacement de Larchevêque-Thibaud, démissionnaire[3].
- 2. Villeblanche (René Armand Levasseur de), 1749-1830, Major de vaisseau à Brest. Admis à siéger le en remplacement de Thébaudières, démissionnaire.
- Province de l'Ouest (2 députés)
- 1. Cocherel (Nicolas Robert, chevalier de), 1741-1826, Lieutenant des maréchaux de France[4]
- 2. Gouy-d'Arsy (Louis Henri Marthe, marquis de), 1753-1794, Président de la noblesse de Melun et grand bailli d'épée des bailliages de Melun et Moret.
- Province du Sud (2 députés)
- 1. Perrigny (Charles Léon de Taillevis, marquis de), 1730-1795, Colonel et Chevalier de Saint-Louis[5].
- 2. Gérard (Jean-Baptiste), 1735-1815, Propriétaire à Saint-Domingue[6].
Les députés de la colonie de Saint-Domingue se présentent pour demander la permission de s’unir provisoirement à la nation en prêtant le même serment. Bailly rend compte à l’assemblée que le bureau de vérification a été unanimement d’avis de l’admission provisoire des douze députés de Saint-Domingue
- le marquis de Gouy-d'Arcy
- Reynaud
- le marquis de Perrigny
- le marquis de Rouvray
- Cocherel
- Bodkin-Fitz-Gérald
- Larchevesque Thibaud
- Lucas de Bourgerel
- de Thébaudières
- Magallon
L'Assemblée Constituante
modifier- Louis Marthe de Gouy d'Arsy (° 1753 - † 1794), député de la noblesse pour Saint-Domingue.
- François de Reynaud de Villevert (comte) (1731-1812), député du Nord de la colonie de Saint-Domingue.
- Pierre André François Viau de Thébaudières (1751-1816), député du Nord de la colonie de Saint-Domingue.
Convention Nationale
modifierLa Convention nationale est l'assemblée qui assura le pouvoir exécutif de la Première République française du au et vota l'abolition de l'esclavage le 16 pluviose an II ()[7]
Le décret du prévoit 34 députés des colonies, avec 18 sièges pour Saint-Domingue répartis entre les trois provinces du nord, de l’ouest et du sud de la colonie[8]. Cependant, certains députés doivent alors traverser l'Amérique et l'océan Atlantique pour pouvoir siéger.
Le six députés et trois suppléants sont élus par les électeurs de la province du nord de Saint-Domingue suivant le principe de l’égalité de l’épiderme qui prévoyait deux noirs, deux blancs et deux métisses : Jean-Baptiste Belley (noir), Louis-Pierre Dufay (blanc), Joseph Georges Boisson (métis), Pierre-Nicolas Garnot (blanc), Jean-Baptiste Mills (métis), Réchin (noir) sont élus et les suppléants sont Étienne Laforest (noir), Marc Chavannes et Richebourg. Ce dernier informe la Convention qu'il est contraint de rester à Saint-Domingue en raison du blocus des Anglais alors que les autres partent de la Nouvelle-Angleterre pour rejoindre la France. Pourtant, le commissaire civil Sonthonax certifie le 12 vendémiaire an III () qu'il a refusé de se rendre en France à cause du délabrement de sa santé et de son âge avancé et finit par démissionner officiellement.
Belley, Dufay, Mills et Boisson embarquent pour Philadelphie sur le navire Les Citoyens-de-Marseille tandis que Garnot et Laforest feront le voyage à part sur un autre navire[9]. Tous seront pris à partie par les colons pendant le voyage. Garnot fut dépouillé par les corsaires anglais et il restera plus longtemps à New-York. Dufay parvient à s’échapper sur une chaloupe tandis que les autres furent violentés. Ils seront finalement relâchés sauf Joseph-Georges Boisson qui est mis en captivité par les forcenés. LE groupe décidera de se diviser en deux pour éviter tout guet-apens.
Dufay, Mills, Belley se présentèrent à la Convention le 15 pluviôse an II (). Les trois autres députés entrèrent à la Convention le 19 messidor an II ().
Conseil des Cinq Cents
modifierLe Conseil des Cinq-Cents est l'assemblée législative française qui a siégé entre le et le .
Léger-Félicité Sonthonax en est membre du au [10] ainsi que Jean-Baptiste Belley du au [11].
Notes et références
modifier- ↑ Pierre, André, François Viau de Thébaudières
- ↑ Jean-Baptiste Gabriel Larchevêque-Thibaud
- ↑ Jean-François Reynaud de Villeverd
- ↑ Nicolas, Robert de Cocherel
- ↑ Charles, Léon Taillevis de Périgny
- ↑ Jean-Baptiste Gérard
- ↑ Gouvernement de la Convention du 10 août 1792 au 1 novembre 1795
- ↑ Des chemins périlleux. Le voyage des conventionnels des colonies vers Paris (1793-1794)
- ↑ Des chemins périlleux. Le voyage des conventionnels des colonies vers Paris (1793-1794)
- ↑ « Léger, Félicité Sonthonax », sur assemblee-nationale.fr (consulté le )
- ↑ « Jean-Baptiste Belley, Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés », sur assemblee-nationale.fr (consulté le )