Lloyd Charmers

musicien et producteur jamaïcain

Lloyd Charmers (né Lloyd Tyrell le [1] à Kingston, en Jamaïque, et mort le à Londres, au Royaume-Uni)[2] est un chanteur, claviériste, producteur et auteur-compositeur jamaïcain[3]. Il est associé aux débuts du ska, du rocksteady et du reggae, et est particulièrement reconnu pour son travail de production dans les années 1960 et 1970[4].

Lloyd Charmers
Nom de naissance Lloyd Winston Tyrell
Naissance
Kingston, Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Décès (à 66 ans)
Londres, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Musicien, producteur, auteur-compositeur
Activités annexes Arrangeur
Genre musical Ska, rocksteady, reggae
Instruments Chant, claviers
Membre de The Charmers, The Hippy Boys, The Uniques, The Messengers
Années actives Années 1960–2000
Labels Splash, Soul Beat, Wildflower

Sa carrière musicale s'étend sur cinquante ans (1962-2012). Son plus grand succès, en tant que producteur, est sans doute Everything I Own, dans la version reggae de Ken Boothe. Il collabore également au single Bangarang de Stranger Cole et Lester Sterling, sorti en 1968 et considéré comme l'un des premiers morceaux de reggae[5].

Biographie

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Jeunesse et débuts

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Lloyd Tyrell naît à Trenchtown, un quartier de Kingston[3], où il grandit dans un contexte marqué par l’essor de la musique populaire jamaïcaine. Sa carrière professionnelle débute en 1962, lorsqu'il se produit avec des groupes vocaux tels que The Charmers[6]. Avec le saxophoniste Lester Sterling des Skatalites et le chanteur Stranger Cole, les Charmers enregistrent le single Bangarang pour Treasure Isle en 1968. L'arrangement, avec son rythme original, est une idée de Lester Sterling. Cet enregistrement, parfois considéré comme le premier morceau de reggae, est produit par Bunny Lee[5].

Après la séparation des Charmers, Lloyd intègre temporairement le groupe The Flames du chanteur Alton Ellis ; il forme les Hippy Boys, un groupe de studio travaillant pour les producteurs Bunny Lee, Sonia Pottinger ou Lee Scratch Perry, qui accompagne notamment Max Romeo, Pat Kelly et John Holt[4] ; puis il rejoint Slim Smith et Jimmy Riley au sein de The Uniques, formation importante de la scène rocksteady des années 1960[7].

Carrière musicale

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Charmers se lance ensuite dans une carrière solo, sortant deux albums en 1970, et enregistrant également des titres à caractère érotique tels que Birth Control et l'album Censored, ces morceaux plus osés paraissant sous son vrai nom ou sous le pseudonyme de « Lloydie & The Lowbites »[8]. Il est aussi, brièvement, membre des Messengers, un supergroupe éphémère composé de Ken Boothe, B.B. Seaton et Busty Brown[9].

Au début des années 1970, il fonde son propre label, Splash Records, et se lance dans la production[10]. Ses réalisations se distinguent par leurs arrangements sophistiqués, intégrant des influences de musique orchestrale et de Philadelphia soul[4],[10] ; il collabore avec plusieurs artistes jamaïcains majeurs tels que Don Drummond, Roland Alphonso, Tommy McCook, Marcia Griffiths, The Abyssinians, Roy Cousins, Cornell Campbell, Gregory Isaacs et The Silvertones. Avec son groupe de musiciens de studio, Now Generation, il produit des artistes tels que Ken Boothe (dont certains de ses plus grands succès solo de l'époque, comme sa reprise de Everything I Own de David Gates)[11], Lloyd Parks, B.B. Seaton ou The Gaylads[10] Il compose Crying Over You pour Boothe et enregistre lui-même Oh Me Oh My et Rasta Never Fall.

Activités au Royaume-Uni

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Installé en Angleterre dans les années 1970, il continue d'enregistrer et de produire dans des styles variés, du lovers rock au disco[3]. Il collabore avec le label Trojan Records et contribue à diffuser la musique jamaicaine au Royaume-Uni, notamment auprès de la diaspora caribéenne[12], participant au développement du reggae britannique[13].

Lloyd Charmers meurt subitement le , à Londres, des suites d'un infarctus survenu au volant de sa voiture[3].

Influence et postérité

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  • En 1970, Byron Lee and the Dragonaires enregistrent une reprise de Birth Control, une chanson de Lloydie and The Lowbites sortie en 1969[14].
  • En 1980, le groupe de ska britannique The Specials connaît un succès avec Too Much Too Young, une adaptation de Birth Control[3].
  • En 1986, la chanson I'll Be Your Shelter (Just Like a Shelter) du groupe The Housemartins, incluse en titre bonus dans la version CD de l'album London 0 Hull 4, est créditée à Lloyd Charmers.
  • En 2001, le rappeur américain Pete Rock utilise un sample de la version de I'm Gonna Love You a Little Bit More de Charmers (une reprise de Barry White) dans son morceau Pete's Jazz, figurant sur l'album PeteStrumentals[15].
  • En 2007, le musicien et DJ Fatboy Slim réalise un remix du single Skinhead Train des Charmers pour Trojan Records en 2007[16].

Discographie sélective

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  • 1969 : House in Session – Lloyd Charmers & The Hippy Boys (Pama Records)
  • 1970 : Reggae Charm – Lloyd Charmers with Byron Lee & the Dragonaires (Dynamic Sounds/Trojan Records)
  • 1970 : Reggae Is Tight (Trojan)
  • 1972 : Censored – Lloydie and The Lowbites (Lowbite)
  • 1973 : Charmers in Session (Trojan)
  • 1974 : Wildflower Original Reggae Hits (Trojan)
  • 1975 : Too Hot To Handle (Wildflower)
  • 1980 : Golden Days (Sarge)
  • 1982 : Sweet Memories (Echo)

Notes et Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lloyd Charmers » (voir la liste des auteurs).
  1. Certaines sources indiquent une naissance en 1938.
  2. (en) « Lloyd Charmers, Jamaican Musician and Producer, Passes », sur Billboard, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 (en) Laurence Cane-Honeysett, « The Great Lloyd Charmers » [archive du ], sur Trojan Records, (consulté le ).
  4. 1 2 3 (en) Stephen Cook, « Lloyd Charmers Biography », sur AllMusic (consulté le ).
  5. 1 2 (en) Claudia Gardner, « Stranger Cole Insists ‘Bangarang’ Was First Reggae Song Ever Recorded », sur Dancehall Mag, (consulté le ).
  6. Barrow et Dalton 2004, p. 22.
  7. Thompson 2002, p. 308.
  8. Bradley 2005, p. 282.
  9. Larkin 1998, p. 542.
  10. 1 2 3 Barrow et Dalton 2004, p. 115.
  11. Larkin 1998, p. 32.
  12. Barrow et Dalton 2004.
  13. Larkin 1998.
  14. (en) « Birth Control - Byron Lee and the Dragonaires », sur WhoSampled (consulté le ).
  15. (en) « Pete Rock's 'Pete's Jazz' sample of Lloyd Charmers's 'I'm Gonna Love You a Little Bit More' », sur WhoSampled (consulté le ).
  16. (en) « The Charmers [Skinhead Train(Fatboy Slim Mix)…] », sur Drum & Bass Records (consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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