Lodoïska Caweska
Lodoïska Kawecka (également orthographiée Lodoïska Caweska, Lodoyska Kawecka ou Kawecka-Ladojska) est une militante révolutionnaire d'origine polonaise, active durant la Commune de Paris. Figure des clubs politiques de 1871, elle est connue pour ses interventions en faveur de l'émancipation des femmes, du divorce et de l'union libre. Elle participe à la vie politique de la Commune et prend part à sa défense lors de la Semaine sanglante.
| Décès |
Date et lieu inconnus |
|---|---|
| Domicile | |
| Activité | |
| Conjoint |
Constantin Kawecki (d) |
Biographie
modifierLes renseignements concernant la vie de Lodoïska Kawecka avant la Commune sont rares. D'origine polonaise, elle est probablement l'épouse de Władysław Konstanty Kawecki, officier polonais engagé dans les rangs communalistes[1].
Pendant la Commune de Paris, elle se distingue par une présence remarquée dans plusieurs clubs révolutionnaires. Elle fréquente notamment le club de l'église Saint‑Sulpice, le club des Libres Penseurs installé à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois[1],[2]. Elle préside le Club de la Délivrance à l'église la Trinité[3]
Les témoignages contemporains la décrivent vêtue d'un costume militaire inspiré des uniformes de hussards et des turcos, armée de revolvers et participant activement aux débats politiques. Elle compte parmi les femmes qui prennent publiquement la parole dans les assemblées révolutionnaires de la Commune[4],[1]. Au club des Libres Penseurs, elle défend avec d'autres militantes communardes, parmi lesquelles Nathalie Lemel, plusieurs revendications avancées pour l'époque : reconnaissance de l'union libre, droit au divorce et égalité des femmes dans la société[2],[5]. Elle collabore également au Journal des citoyennes de la Commune, périodique rédigé par des femmes engagées dans le mouvement communaliste[6],[5].
Selon plusieurs témoignages, elle participe aux combats qui marquent les derniers jours de la Commune, notamment dans le secteur de la gare Montparnasse. Après la défaite des communards, elle se réfugie à Londres avec son mari, où sa trace devient plus difficile à suivre[1],[7].
Mémoire et historiographie
modifierBien que moins connue que Louise Michel, Élisabeth Dmitrieff ou Nathalie Lemel, Lodoïska Kawecka figure parmi les femmes qui incarnent l'engagement politique féminin pendant la Commune de Paris. Son activité dans les clubs révolutionnaires et son implication dans les débats sur les droits des femmes ont été soulignées par plusieurs travaux consacrés aux communardes et au mouvement féministe du XIXe siècle[5],[4].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « KAWECKA-LADOJSKA femme », sur Le Maitron (consulté le )
- 1 2 « Lodoïska Kawecka », sur Paris révolutionnaire (consulté le )
- ↑ Eugene W. Schulkind, « Le rôle des femmes dans la Commune de 1871 », Revue d'Histoire du XIXe siècle - 1848, vol. 42, no 185, , p. 15–29
- 1 2 Édith Thomas, Les Pétroleuses, Paris, Gallimard, , 295 p. (BNF 33191893)
- 1 2 3 (en) Carolyn J. Eichner, Surmounting the Barricades : Women in the Paris Commune, Bloomington, Indiana University Press, , 279 p. (ISBN 0-253-34442-5)
- ↑ Journal des citoyennes de la Commune,
- ↑ (pl) Krystyna Wyczanska, Polacy w Komunie Paryskiej
Bibliographie
modifierArticles
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Édith Thomas, « Les « pétroleuses » », La Révolution de 1848 et les révolutions du XIXe siècle, (lire en ligne).

- Eugene W. Schulkind, Le rôle des femmes dans la Commune de 1871, vol. 42, Revue d'Histoire du XIXe siècle - 1848 (no 185), (lire en ligne), p. 15–29.

- Marisa Linton (trad. de l'anglais par Christine HIVET), « Les femmes et la Commune de Paris de 1871 », Revue historique, Paris, Presses universitaires de France (PUF), no 603, , p. 23-48 (ISSN 0035-3264, lire en ligne, consulté le )
Livres
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Carolyn J. Eichner, Surmounting the Barricades : Women in the Paris Commune, Bloomington, Indiana University Press, , 279 p. (ISBN 0-253-34442-5).

- Paul Fontoulieu, Les Églises de Paris sous la Commune, Paris, E. Dentu, , 400 p. (BNF 32116507, lire en ligne)Récit d'un témoin anti-communard.
- Eugene W. Schulkind, Le rôle des femmes dans la Commune de 1871, vol. 42, Revue d'Histoire du XIXe siècle - 1848 (no 185), (lire en ligne), p. 15–29
- Michèle Riot-Sarcey, Histoire du féminisme, Paris, La Découverte, coll. « Repères », , 120 p. (ISBN 978-2-7071-5472-9)
- Édith Thomas, Les Pétroleuses, Éditions Gallimard, coll. « La suite des temps », , 295 p. (ISBN 2-0702-6262-6)
- Gustave de Molinari, Les clubs rouges pendant le siège de Paris, Paris, Garnier Frères, (lire en ligne)
Sites internet
modifier- « KAWECKA-LADOJSKA femme », sur Le Maitron*
- « Lodoïska Kawecka », sur Paris révolutionnaire
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Fiche sur Paris révolutionnaire