En électricité, la loi de Matthiessen est relative à la variation de la résistance d'un conducteur ou d'un isolant avec la température. Bien que postérieure aux travaux de Augustus Matthiessen sur la conductivité des alliages[1], elle lui doit probablement son nom.

Pour les conducteurs métalliques

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Cette formule donnant la résistivité d'un métal à une température proche de la température ambiante est :

ρ = ρ0(1 + α0 - θ0))

avec :

  • θ0 : température de référence (K) ou en (°C)
  • ρ0 : résistivité à la température θ0 (Ωm) ;
  • α0 : coefficient de température à la température θ0 (K−1) ;
  • θ : température (K) ou en (°C) mais doit être de la même unité que θ0.
Coefficient de température de quelques métaux pour θ0 = 20 °C[2]
Métalα (K−1)
Argent3,85 × 10−3
Cuivre3,93 × 10−3
Aluminium4,03 × 10−3
Plomb4,2 × 10−3
Tungstène4,5 × 10−3
Nickel5,37 × 10−3
Fer6,5 × 10−3

Plus un conducteur est chaud, plus sa résistance va augmenter.

Cas des isolants et les semi-conducteurs

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Au contraire des conducteurs: plus un isolant est chaud, plus sa résistance va diminuer.

Au niveau électronique, cela correspond à 2 effets différents : Le conducteur a des électrons de conduction (qui peuvent se déplacer dans le matériau) à température nulle : il peut donc toujours conduire le courant. En augmentant la température cependant, l'agitation thermique désorganise le matériau, les électrons ont de plus en plus de mal à se déplacer, la résistance du matériau augmente.

Cet effet de désorganisation du matériau existe aussi dans l'isolant, mais lui à température nulle n'a aucun électron de conduction... L'agitation thermique arrive à arracher quelques charges, l'augmentation de la température permet d'augmenter le nombre de charges, la résistivité du matériau diminue.

Les semi-conducteurs réagissent comme les isolants : l'effet le plus important est l'augmentation du nombre de porteurs, l'étude de la variation en température permet de faire la distinction entre un semi-conducteur et un (mauvais) conducteur qui peuvent avoir des résistivités du même ordre de grandeur.

Notes et références

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  1. Augustus Matthiessen s'opposa à Werner von Siemens lors de l'élaboration d'un ohm étalon dans les années 1860.
  2. Y. Déplanche, Mémo formulaire, Casteilla, , p. 138, 245.

Voir aussi

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