Le thé longjing (chinois simplifié : 龙井茶 ; chinois traditionnel : 龍井茶 ; pinyin : lóngjǐng chá ; litt. « thé du puits du dragon ») est un thé vert de Hangzhou, Zhejiang, en Chine.

Longjing cha
Lung ching, « puits du dragon »
Description de l'image Stir frying Xi Hu Longjing.png.
Pays d'origine Chine
Ville d'origine Hangzhou
Type Thé vert
Parfum(s) Doux et vert

Légende de création

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La légende chinoise raconte qu'un homme aurait trouvé au IVe siècle, au pied du mont Tianmu (zh) une pierre en forme de dragon au moment de creuser un puits, d'où l'appellation « thé du puits du dragon »[1].

Dans Contes de la chambre du thé, Sophie de Meyrac rapporte un mythe fondateur du long jing : une vieille femme, propriétaire de théiers, vit pauvrement mais généreusement. Un riche marchand parcourt le pays à la recherche de thé rare et la rencontre. Le thé est quelconque, mais le marchand veut aider la vieille femme, alors il lui rachète un mortier qui contient de vieilles herbes oubliées, en espérant les récupérer pour en faire des remèdes. Quand il revient, le mortier est propre, les herbes ont été déposées comme engrais au pied des théiers. Ceux-ci se mettent à produire un thé d'une excellente qualité, et la femme devient riche[2].

Histoire

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Le Long Jing est attesté depuis au moins l'époque du Classique du thé de Lu Yu[3]. Un empereur de la dynastie Qing offre la reconnaissance aux théiers du Pic du Lion, qui deviennent les plus réputés des Long Jing[3].

Production

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Plantations

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Champ de théiers à Longjing (Hangzhou) (en)

Les plantations de Long Jing se situent à Longjing (Hangzhou) (en)[4] et autour du mont Tianmu (zh)[5]. La récolte commence début avril, avec les feuilles des trois premiers jours réservées aux dignitaires chinois[3].

Manufacture

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La feuille fraîche de thé est brassée une vingtaine de minutes[3] au wok pour en dégager l'humidité, puis confectionner de manière à ressembler à une feuille[5] ou une langue de moineau[4].

Contrefaçons

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En raison de la popularité du Long Jin, de nombreux producteurs issus des villages et provinces environnantes commercialisent leur thé sous l'appellation Long Jing[4].

Commerce

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De par sa réputation, les prix du Long Jing peuvent être très élevés, certains atteignant à Hangzhou plusieurs dizaines de milliers d'euros le kilo[4]. Ces prix sont moins répandus suite à une politique active de lutte contre la corruption en Chine, le Long Jing étant utilisé comme cadeau de valeur en échange d'un service[4].

Le Long Jing est vendu sous différents grades, le plus prestigieux étant nommé Pic du Lion, sans que cela ne corresponde forcément à leur lieu de production[3].

Tourisme

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Cars de touristes à Long Jing en 2011

Le village de Long Jing est un haut-lieu du tourisme, notamment pour réaliser des photographies de mariage[4].

Références

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  1. « Thé vert Longjing », sur Chine365.fr
  2. Sophie de Meyrac, Contes de la chambre de thé, Paris, Albin Michel, , 365 p. (ISBN 978-2-226-20739-5 et 2-226-20739-2, OCLC 690546378, lire en ligne), p. 21-24.
  3. 1 2 3 4 5 Christine Barbaste, François-Xavier Delmas et Mathias Minet, « Long Jing / Puits du dragon », dans Le guide de dégustation de l'amateur de thé, (ISBN 9782812310126), p. 164
  4. 1 2 3 4 5 6 Ingrid Astier et François-Xavier Delmas, « Long Jing », dans Dictionnaire amoureux du thé, Plon, (ISBN 9782259319706), p. 368-369
  5. 1 2 Palais des thés, « Chine : Thés verts », dans Le guide téophile, (ISBN 9782951741904), p. 42-43

Voir aussi

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