Lotus bleu d'Égypte

Nymphaeaceae du genre Nymphaea
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Nymphaea caerulea

Nymphaea caerulea
Description de cette image, également commentée ci-après
Lotus bleu dans le parc national Kruger en Afrique du Sud.
Classification APG III (2009)
Règne Plantae
Clade Angiospermes
Ordre Nymphaeales
Famille Nymphaeaceae
Genre Nymphaea

Espèce

Nymphaea caerulea
Savigny, 1798[1],[2]

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Synonymes

  • Castalia scutifolia Salisb.[2]
  • Nymphaea calliantha var. tenuis Conard[2]
  • Nymphaea calliantha Conard[2]
  • Nymphaea capensis var. alba K. C. Landon[2]
  • Nymphaea capensis Thunb.[2]
  • Nymphaea engleri Gilg[2]
  • Nymphaea magnifica Gilg[2]
  • Nymphaea mildbraedii Gilg.[1]
  • Nymphaea mildbraedii Gilg[2]
  • Nymphaea muschleriana Gilg[2]
  • Nymphaea nelsonii Burtt Davy[1]
  • Nymphaea nouchali var. caerulea (Savigny) Verdc. (préféré par BioLib)[2]
  • Nymphaea spectabilis Gilg[1]
  • Nymphaea vernayi Bremekamp & Oberm.[1]

Le lotus bleu d’Égypte (Nymphaea caerulea ou Nymphaea nouchali var. caerulea) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Nymphaeaceae . Cette plante aquatique est originaire d'une grande partie orientale et australe de l'Afrique ainsi que du sud de l'Arabie. Il ne s'agit pas d'un véritable lotus dont le genre est Nelumbo, qui lui fait partie de la famille des Nelumbonaceae.

Avec Nymphaea lotus, quant à lui appelé « lotus blanc » d’Égypte, Nymphaea caerulea est une plante culturellement importante en Égypte antique.

Taxonomie

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Le lotus bleu appartient à un complexe d'espèces ou de variétés proches d'Afrique, d'Asie et d'Australie dont la taxonomie n'est pas clarifiée, avec de fortes divergences entre les sources.

Description

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Le lotus bleu, comme les autres nénuphars, est une plante aquatique fixée dans la vase avec des feuilles flottantes. Les feuilles sont dentées, comme chez la plupart des Nymphaea tropicaux, et les fleurs sont entièrement émergées un peu au dessus de la surface. Il est plus petit que Nymphaea lotus, avec lequel il cohabite très souvent.

La forme caerulea au sens restreint, indigène dans le bassin du Nil et qu'on rencontre aussi dans toute l'Afrique orientale et australe, se caractérise par des pétales de couleur bleu pâle avec des étamines partiellement jaunes modérément contrastées, bien que cette coloration puisse varier localement. Cette couleur vraiment bleue est distinctive vis à vis des autres espèces ou variétés proches d'Asie, d'Afrique et d'Australie, le plus souvent de couleur mauve plus intense avec des étamines jaunes plus contrastées.

Répartition

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La forme caerulea au sens restreint est commune dans les zones humides de toute l'Afrique orientale, de l’Égypte jusqu'à l'Afrique du Sud en passant par la région des Grands Lacs d'Afrique de l'Est. Vers l'Ouest, on le trouve jusqu'au lac Tchad et sur le littoral de l'Angola, mais il est absent de la majeur partie du bassin du Congo et d'Afrique de l'Ouest. Il est aussi signalé à Madagascar (où il pourrait s'agir d'autres variétés ou espèces proches) et dans le sud de la péninsule Arabique.

Nymphaea caerulea a fait l'objet d'un culte rituel dans l'Égypte antique[3]. Contenant de l'aporphine (en) et d'autres alcaloïdes hallucinogènes, il est utilisé pour ses vertus psychotropes[4],[5],[6]. Ses fleurs sont également utilisées en tant que parures funéraires au même titre que les parures d'or et objets précieux, notamment dans les guirlandes végétales qui parent la momie de Ramsès II[7],[8]. Il partage avec une autre espèce à fleurs blanches, Nymphaea lotus, une riche iconographie qui orne les objets et murs de cette période et un hiéroglyphe leur est assigné montrant ainsi leur importance culturelle essentielle.

Liste des sous-espèces

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Selon Tropicos ()[9] :

Références

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  1. 1 2 3 4 5 The Plant List (2013). Version 1.1. Published on the Internet; http://www.theplantlist.org/, consulté le .
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 BioLib, consulté le .
  3. (en) Davide Tanasi, Branko F. van Oppen de Ruiter, Fiorella Florian et Radmila Pavlovic, « Multianalytical investigation reveals psychotropic substances in a ptolemaic Egyptian vase », Scientific Reports, vol. 14, no 1, , p. 27891 (ISSN 2045-2322, DOI 10.1038/s41598-024-78721-8, lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Vittorio Fineschi et al., « Nymphaea cults in ancient Egypt and the New World: a lesson in empirical pharmacology », Journal of the royal society of medecine, vol. 97, no 2, , p. 84-85 (DOI 10.1258/jrsm.97.2.84, lire en ligne [archive du ])
  5. Petit dico des drogues par le collectif FTP chez Esprit frappeur, 1997. page 84.
  6. (en-US) Sian Seligman, « Blue Lotus Flower: Smoking, Tea & More », sur DoubleBlind Mag, (consulté le )
  7. « Guirlandes de Ramsès II », sur Muséum national d'Histoire naturelle (consulté le )
  8. Pierre Barthélémy (photogr. Gilles Mermet / Muséum National d'Histoire Naturelle), « « Trésors du Muséum » : les guirlandes funéraires de Ramsès II, retrouvées par hasard dans un vieux carton après vingt-huit ans d’oubli », sur lemonde.fr, Le Monde,
  9. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le .

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Références taxinomiques

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Autres liens externes

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