Louis-Charles Bélanger

cofondateur du Pionnier (1840-1918)

Louis-Charles Bélanger, né le à Rapide-Plat, près de Saint-Hyacinthe et mort le à Sherbrooke, est un avocat, journaliste et entrepreneur de presse québécois du XIXe siècle, principalement connu pour avoir fondé Le Pionnier[1] et Le Progrès[2], les principaux journaux francophones de Sherbrooke à l'époque. Actif dans le monde politique, il est maire de Sherbrooke de 1895 à 1896 et de 1900 à 1901.

Louis-Charles Bélanger
Fonction
Maire de Sherbrooke
Biographie
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Nationalité
Activités

Biographie

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Né le [3] à Rapide-Plat, près de Saint-Hyacinthe, Louis-Charles Bélanger est le fils aîné de Charles Bélanger et d'Angélique Renaud-Blanchard. Il fait ses études classiques au séminaire de Saint-Hyacinthe de 1853 à 1860 avant de s'établir à Sherbrooke, où il perfectionne sa connaissance de la langue anglaise[4],[5].

Il est reçu avocat en 1866 et commence sa pratique avec Hubert-Charron Cabana[6]. Considéré comme un avocat éminent, il plaide devant le Conseil privé à Londres, entre autres dans les causes Mathieu et Wentworth, avec Louis-Edmond Panneton[7].

Le , Cabana et lui fondent Le Pionnier[8], considéré comme le premier journal de langue française publié dans les Cantons-de-l'Est[1]. Louis-Charles Bélanger a revendiqué la paternité de la traduction de township en canton, qu'il aurait utilisé dans son journal francophone dès 1866. Toutefois, selon le linguiste Gabriel Martin cet usage canadien-français du mot canton était en fait attesté dès les années 1820, avant même la naissance de Bélanger[9].

En 1874, Louis-Charles Bélanger fonde avec son frère Louis-Arthur Bélanger le journal Le Progrès, qu'il dirige jusqu'en 1878[2]. En 1876, il fonde l'Association de la presse de la province de Québec, dont il devient président[6]. En 1882, il lance Le Progrès de l'Est, un journal bihebdomadaire qui poursuit son engagement dans la presse régionale.

Bélanger occupe plusieurs fonctions dans la communauté sherbrookoise. Il est président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke en 1876 et en 1884, commissaire d'école, bâtonnier et capitaine du 53e Bataillon d'infanterie[7].

Il est élu maire de Sherbrooke pour la première fois en 1895. Il est alors conseiller municipal depuis plusieurs années. Sa candidature est proposée par Bryant et appuyée par Lomas, puis acceptée unanimement par le conseil municipal. Bélanger est élu une seconde fois maire en 1900 lors de la première élection municipale de Sherbrooke tenue au suffrage populaire. Il obtient 495 voix contre 449 pour son adversaire Félix-Herménégilde Hébert, soit une majorité de 46 voix, et devient ainsi le premier Canadien français élu maire de Sherbrooke par vote populaire[10]. La proposition de faire élire le maire de Sherbrooke par vote populaire, plutôt que par les conseillers municipaux en place, avait été initiée par Bélanger[11].

Bélanger est candidat aux élections générales québécoises à deux reprises. Il est défait par Joseph Gibb Robertson dans Sherbrooke lors des élections générales de 1890. Il perd également contre Louis-Edmond Panneton en 1897.

Louis-Charles Bélanger meurt le à Sherbrooke d'une maladie de cœur[4].

Bibliographie

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  • Amédée Gaudreault, Les maires de Sherbrooke, Sherbrooke, La Tribune, , 52 p.
  • Louise Leclair, Le Pionnier de Sherbrooke et Louis-Charles Bélanger (1866-1874), Sherbrooke, Université de Sherbrooke, (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Kesteman, Le Progrès (1874-1878) : étude d’un journal de Sherbrooke, Sherbrooke, Groupe de recherche en histoire des Cantons de l’Est, Département d’histoire, Université de Sherbrooke, , 204 p.
  • Jean-Pierre Kesteman, Histoire de Sherbrooke, vol. 3 : La ville de l'électricité et du tramway (1897-1929), Sherbrooke, GGC éditions, coll. « Patrimoine », , 292 p.
  • Gabriel Martin, « La véritable histoire du québécisme canton », Histoire Québec, Montréal, vol. 28, no 4,‎ , p. 34-35 (lire en ligne)

Notes et références

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  1. 1 2 Leclair 1978.
  2. 1 2 Kesteman 1979.
  3. ↑ (en) « Louis-Charles Bélanger », sur Find a Grave
  4. 1 2 « Nécrologie », Le Progrès de l'Est, vol. 35, no 86,‎ , p.2 (lire en ligne)
  5. ↑ J.P. St-Laurent, membre des sociétés d’histoire de Saint-Hyacinthe et de Sherbrooke, « Quelques pages de notre histoire - Louis-Charles Bélanger Avocat », Le Courrier de Saint-Hyacinthe, vol. 131, no 27,‎ , p. B 7 (lire en ligne)
  6. 1 2 Gaudreault 1954, p. 22.
  7. 1 2 Gaudreault 1954, p. 23.
  8. ↑ Musée d'histoire de Sherbrooke 2025.
  9. ↑ Martin 2023, p. 34.
  10. ↑ Gaudreault 1954, p. 21-22.
  11. ↑ Kesteman 2002, p. 164-166.