Louis-Eugène Simonis
Louis-Eugène Simonis, né à Liège le et mort le à Koekelberg, est un sculpteur belge. Il a notamment réalisé nombre de sculptures d'importance ornant les bâtiments, monuments et lieux publics dans le centre de Bruxelles.
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- |
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Famille Simonis (d) |
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François-Joseph Dewandre, Carlo Finelli (d) |
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Biographie
modifierFamille
modifierEugène Simonis, né le , est le fils de Jean Simon Simonis (1774-1841), saunier, et de Marie Bertrand (1770-1847)[1]. Il se marie avec Nathalie Van Schoubroeck à Bruxelles en 1838 et, après le décès de celle-ci, à Florence, en , il épouse à Liège en 1846 Hortense Orban (1825-1915), sœur de l'épouse de Walthère Frère-Orban, Premier ministre belge[2].
Formation
modifierIl étudie à l'Académie des beaux-arts de Liège et est un des élèves les plus doués de François-Joseph Dewandre qui a eu une grande influence sur le développement des arts dans la principauté liégeoise. Grâce à une bourse de la fondation Lambert Darchis, Eugène Simonis part à 19 ans poursuivre sa formation en Italie à Bologne puis à Rome entre 1829 et 1836. Il est admis comme élève auprès de Carlo Finelli (it)[3], le disciple de Canova le plus réputé.
Carrière
modifierFort de cette formation à l'italienne, il revient en Belgique. Voulant s'adonner librement à son art, il quitte Liège pour s'établir à Bruxelles[4] et y créer son atelier.
Il expose d'abord ses sculptures lors d'expositions en Belgique, en France et en Angleterre. À partir de 1842, son activité est principalement absorbée par les commandes de sculptures monumentales pour le compte du gouvernement belge. L'enjeu est alors d'inscrire dans la pierre des monuments la conscience nationale naissante de la Belgique. En témoignent la statue équestre de Godefroid de Bouillon sur la Place Royale et le fronton du Théâtre de la Monnaie ou le bas-relief circulaire et les deux lions de la Colonne du Congrès[5].
Ayant acquis la reconnaissance publique, il est élu conseiller communal de Koekelberg[5]. De même, il est élu membre de l'Académie royale de Belgique le , dans la Classe des Beaux-arts[4] et membre de l'Institut de France. En 1863, il devient professeur et directeur à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles. En 1877, il donne sa démission en qualité de directeur, tout en demeurant professeur jusqu'à sa mort[2]. Il y est entre autres le professeur d'Albert Desenfans, Julien Dillens, Franz Seghers, Thomas Vinçotte et Charles Samuel. Il forme également dans son atelier des sculpteurs tels Paul Bouré, Jean Chardon, Isidore De Rudder, et Constant Devreese[6].
Mort
modifierLe , Eugène Simonis meurt chez lui, chaussée de Jette, où il était établi depuis 1843. Trois jours plus tard, il est inhumé, après des funérailles civiles et militaires, au cimetière de Koekelberg[7].
Œuvres
modifier- 1834 : Bacchus au tigre
- 1836 : Guerrier combattant pour la patrie et Enfant sauvant un lapin poursuivi par une levrette.
- 1839 : L'Innocence, aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, à Bruxelles.
- 1842 :
- L'Enfant au tambour brisé.
- Jeune fille au bouquet.
- 1846 :
- Cénotaphe en marbre du chanoine Pierre-Joseph Triest en la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles.
- Statue de Simon Stevin, à Bruges.
- 1848 : Statue équestre de Godefroid de Bouillon, sur la Place Royale à Bruxelles.
- 1851-1854 : bas relief L'Harmonie des passions humaines décorant le fronton du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles
- 1852 : La vérité se dévoilant ou la muse Thalie, marbre, musée royal de Mariemont
- 1856 : buste de André Dumont, à l'Académie royale de Belgique, à Bruxelles.
- 1859 : le tambour en haut-relief représentant les figures allégoriques des Neuf provinces et le Génie de la Belgique, la figure assise symbolisant La Liberté des Cultes ainsi que les lions de la Colonne du Congrès à Bruxelles.
- 1860 : buste de Frère-Orban, au musée de l'art wallon, à Liège.
- 1862 : les Quatre fleuves décorant l'ancienne Gare du Nord
- 1866 : statue de André Dumont, place du Vingt-Août, à Liège.
- les statues des apôtres de l'église Saint-Jacques de Liège
- 1875 : statue de Léopold Ier sur la place Léopold Ier de Mons, déplacée en 2014 rue Pierre-Joseph Duménil[8].
- Statue équestre de Godefroid de Bouillon (1848) Place Royale - Bruxelles
- Statue équestre de Godefroid de Bouillon (1848) Place Royale - Bruxelles
- Statue allégorique de la liberté des cultes - Colonne du Congrès - Bruxelles
- Lion (1859) Colonne du Congrès - Bruxelles
- Lion (1859) Colonne du Congrès - Bruxelles
- La vérité se dévoilant ou la Muse Thalie, musée royal de Mariemont.
- Statue de Léopold Ier - Place Léopold Ier - Mons
Honneurs et distinctions
modifierLa place où se situait l'atelier d'Eugène Simonis à Koekelberg a été renommée place Eugène Simonis en son honneur. La station de métro qui s'y trouve porte également son nom depuis 1982. Sur cette même place, en 2007, est inaugurée une composition sculpturale en forme de « S » en l'honneur du sculpteur. À cette composition signée Annie Jungers est ajouté un buste réalisé par Simonis[9]. L'on trouve également une rue Eugène Simonis à Liège.
Eugène Simonis a reçu les distinctions suivantes :
Officier de l'ordre de Léopold (Belgique) le [10].
Grand officier de l'ordre de Léopold (Belgique) le [11].
Chevalier de l'ordre de Saint-Michel de Bavière le .
Décoration de 4e classe de l'Ordre du Médjidié (Empire ottoman), le .
Notes et références
modifier- ↑ Commune de Liège, « Acte d'état civil n°855 »
, sur Familysearch, (consulté le ). - 1 2 Edmond Marchal, Biographie nationale - Volume 22, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique - Etablissements Emile Bruylant, 1914 - 1920, 900 p. (lire en ligne), p. 578-580.
- ↑ Théodore Gobert, Liège à travers les âges, Liège, 1925.
- 1 2 L'Académie / Who's who ? / Jean-Marie Jules Amaury Simonis sur le site de l'Académie royale de Belgique
- 1 2 « Nécrologie », L'Indépendance Belge, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ (nl) F. de Vleeschouwer, « Devreese, Constant Fideel », Nationaal Biografisch Woordenboek, vol. 7, , p. 170 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Nécrologie », Journal de Bruxelles, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ laprovince.be, « La statue Léopold en face de la gare montoise déménage », laprovince, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (nl) « Beeld Eugène Simonis onthuld », sur www.bruzz.be (consulté le )
- ↑ Rédaction, « Exposition nationale des beaux-arts », L'Indépendance belge, no 307, , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Moniteur, « Nominations », Moniteur belge, no 135, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Patrick Duchesne (directeur scientifique), Vers la modernité : le XIXe siècle au pays de Liège (Catalogue de l'exposition organisée au Musée de l'Art wallon et à la salle Saint-Georges, à Liège, du 5 octobre 2001 au 20 janvier 2002), Stavelot, Imprimerie J. Chauveheid, , 565 p. (OCLC 66405174)
- Jean Puraye, La Fondation Lambert Darchis à Rome, Rome-Liège, Fondation Lambert Darchis, , 424 p. (OCLC 315768224)
- (en) « Louis-Eugène Simonis », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit
, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :