Louis-Thomas Achille

intellectuel français, professeur, chanteur de blues, d'origine martiniquaise

Louis Thomas Achille (Fort-de-France, - Lyon, [1]) souvent appelé Louis T. Achille, est un intellectuel, professeur et chanteur français, d'origine martiniquaise. Acteur important du mouvement de la Négritude, il collabore avec ses cousines Jane et Paulette Nardal à la fondation de La Revue du Monde Noir. Après la Seconde Guerre mondiale, il s'installe à Lyon et enseigne en khâgne au lycée du Parc. Il y fonde une chorale en langue anglaise, le Parc Glee Glub, spécialisée dans les negro spirituals[2].

Louis Thomas Achille
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Louis Thomas Eugène Achille
Activités

Biographie

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Achille nait le à Balata, Fort-de-France, fils de Louis Achille, professeur associé à l'université[2].

Il poursuit ses études à Paris en khâgne, au lycée Louis-le-Grand où il côtoie Etiemble, Paul Guth, Thierry Maulnier, Robert Merle, Henri Queffelec, Roger Vailland, Georges Pompidou, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire. À la fin des années 1920, Achille rejoint le « cercle d'amis » du dimanche de ses cousines, les sœurs Nardal, dans leur maison de Clamart.

En 1930, il adhère au mouvement catholique des Compagnons de Saint-François.

Dans les années 1930, Achille enseigne la langue et la littérature françaises à l'Université Howard de Washington, DC, et à l'Université d'Atlanta.

De 1943 à 1945, il combat pour les Forces françaises libres[3].

Agrégé d'anglais en 1945, il est affecté, en 1946, au lycée du Parc, à Lyon, où, devenu professeur de chaire supérieure[4], il enseigne jusqu'à sa retraite, en 1974[5]. Dans les classes de khâgne, Jean Lacroix et Victor-Henry Debidour y enseignent la philosophie et les lettres classiques.

Il se marie en avec Paulette Marie Dominjon. Un fils nait en 1948 de cette union. Après le décès de sa première épouse en 1950, il épouse en secondes noces Monique Pouzet, en 1952[6]. Ils ont trois enfants nés en 1953, 1954 et 1960[4].

Achille participe au premier congrès des écrivains et artistes noirs à Paris en 1956. Il y pose la question de savoir si les Africains doivent se dire Noirs, « expression qui, en effet, a été imposée de l'extérieur, par les nations colonisatrices »[7].

Il meurt à Lyon[2].

En , sa collection de documents et de musique est donnée à la bibliothèque municipale Part-Dieu de Lyon[8].

Œuvres

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  • « L'Art et le noir », Revue de Monde noir, n° 2 (), pp. 28–31
  • « L'Artiste noir et son peuple », Présence africaine, Nouvelle série, 16 (octobre-), pp. 32–52
  • « In Memoriam : Paulette Nardal », Présence africaine 133-134 (1985)

Références

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  1. « Relevé des fichiers de l'Insee », sur matchid.io (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Photographes en Rhône-Alpes::[Louis Thomas Achille, chantre de la négritude] », sur numelyo.bm-lyon.fr (consulté le )
  3. « Hommage à Louis Thomas Achille jeudi à la bibliothèque de la Part-Dieu », Le Progrès, (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 Les enfants de Louis Thomas ACHILLE, « Biographie documentée de Louis Thomas ACHILLE », sur Louis Thomas Achille, (consulté le )
  5. « Qui était Louis Thomas ACHILLE ? », sur Louis Thomas Achille (consulté le )
  6. « Le Tout Lyon : littéraire, artistique et mondain... », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Débats », Présence africaine, , p. 219. Quoted in Femi Ojo-Ade, Social Work Diagnosis in Contemporary Practice, (ISBN 978-0-19-803778-1), « Africans and Racism in the New Millenium », p. 435
  8. Richard Schittly, « A Lyon, un trésor sur les negro spirituals tombé du ciel », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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