Louis Castex (officier)

colonel de l'armée de l'air et écrivain spécialisé dans l'aéronautique

Louis Joseph Marie Nestor Castex, né le à Pinsaguel en Haute-Garonne et mort le à Paris 16e, est un pilote, pionnier de l'aviation, homme politique et écrivain français. Il est surtout connu pour ses récits de voyage du milieu du XXe siècle.

Louis Castex
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Passy, tombe de Louis Castex (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Grade militaire
Distinctions
Liste détaillée
Œuvres principales
Mon tour du monde en avion. Carnet de notes tenu au jour le jour sur 50 000 km de vol (d), Îles, relais du ciel (d), De Clément Ader à Gagarine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Biographie

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Castex a étudié le droit et est titulaire d'une licence en droit. Il participa à la Première Guerre mondiale, effectuant plusieurs vols de reconnaissance et obtenant le grade de colonel.

Il devient directeur des services transatlantiques d'Air France et se lie d'amitié avec Antoine de Saint-Exupéry. Il collabore de 1939 à 1940 avec Georges Mandel, ministre français des Postes et plus tard membre de la Résistance[1].

Tour du Monde

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Un jour avant l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg et du début du front occidental de la Seconde Guerre mondiale en Europe occidentale, Castex s'embarque pour un vol autour du monde en avion. Il a ensuite documenté ce voyage dans son livre primé Mon tour du monde en avion (1945).

Au départ de Paris, il vole sur un Dewoitine D.338 (F-ARIB Ville de Bangkok ) d'Air France, avec de nombreuses escales, initialement vers la colonie française d’Indochine française à Saïgon. Il y passe plusieurs jours puis continue vers Hanoï.

Il rejoint ensuite Hong Kong avec un De Havilland DH.86 Express (appelé par erreur De Havilland DH.84 Dragon ) d'Imperial Airways, où il demeure pendant une période prolongée. En , il revient à Saïgon avec Air France. En , il vole à bord d'un Douglas (DC-2 ou DC-3) de la KNILM (Koninklijke Nederlandsch-Indische Luchtvaart Maatschappij) via Singapour (où il séjourne à l'hôtel Raffles) jusqu'à Batavia, où il rencontre, entre autres, Evert van Dijk (de), qui, en 1930, avait traversé l'Atlantique Nord sans escale d'est en ouest avec Charles Kingsford Smith à bord du Southern Cross.

Il part vers Bali, où il rend visite au peintre belge Jean Le Mayeur à Sanur, et de là, il s'envole pour l'Australie. Après quelques jours à Sydney, il décolle début à bord d'un Boeing 314 Clipper de Pan American World Airways pour Auckland.

C’est de là qu’avec Harold Gatty (en) il continue son périple en passant notamment par Nouméa et par l’aéroport de Canton, où Noël Coward le rejoint, jusqu'à Hawaï. Il y visite la base navale américaine de Pearl Harbor quelques mois seulement avant l'attaque japonaise ; il y voit entre autres le Boeing B-17 Flying Fortress.

Castex continue vers San Francisco et Los Angeles, où il est invité à des événements mondains par Robert Hakim (en) et Jean Renoir. À bord d'un Boeing 307 Stratoliner, il prend le cap de Chicago, puis New York et Washington DC. Début , il décolle à nouveau à bord d'un Boeing 314 Clipper avec des escales aux Bermudes et à Faial jusqu'à Lisbonne. Fin juillet, il séjourne une semaine à Gibraltar, puis début août, à bord d'un Caudron C.440 Goéland, il continue via Oran et Alger afin de contourner l'Espagne, alors alliée de l'Allemagne. D'Alger, il revient finalement à Marseille à bord du Dewoitine D.338 (F-ARIB Ville de Bangkok ), d'où il avait débuté son périple, le , concluant ainsi son tour du monde en avion[2].

En 1952, il rejoint l'Assemblée de l'Union française.

En , il participe à l'inauguration de la première liaison aérienne entre Papeete et les îles Marquises à bord d'un Grumman G-73[3],[4].

Louis Castex décède le à Paris[5] et est enterré au cimetière de Passy, avec Béatrice Bretty, pourtant compagne de Georges Mandel.

Décorations

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Distinctions

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Depuis 1969, l'Académie française décerne chaque année le prix Louis-Castex.

Publication sélective

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  • L'Amérique devant le conflit. Impressions et souvenirs 1941
  • Mon tour du monde en avion. Carnet de notes tenu au jour le jour sur 50 000 km de vol , Paris : Librairie Plon 1945.
    • Traduction allemande : Mein Flug um die Welt, Traduction d'Ernst Christ et Leonore Schlaich, Stuttgart : Deutsche Verlagsanstalt 1948.
  • L'âge de l'air. 25 ans d'aviation commerciale dans le monde, 1920-1945. Préface de Henri Farman. Paris : É. Chiron 1946.
  • La Vérité sur l'aviation civile française en 1948, 1948
  • L'homme qui donna des ailes au monde Clément Ader, Paris : Librairie Plon 1947.
  • En mission aux îles australes, 1951
  • Clément Ader ou l'enfant qui voulait se faire oiseau, 1957
  • Îles, relais du ciel, Union Générale d'Édition 1964
  • Les secrets de l'île de paques, Paris : Hachette 1966.
    • Espagnol : Los secretos de la Isla de Pascua, Santiago du Chili : J. Almendros 1968
  • De Clément Ader à Gagarine, Paris : Hachette 1967.
  • A. MM. les membres de l'Assemblée Nationale et du Conseil de la République. Un grand débat sur l'aviation s'impose

Références

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  1. « Louis Castex - Musique et patrimoine de Carcassonne », sur musiqueetpatrimoinedecarcassonne.blogspirit.com (consulté le )
  2. Louis Castex: Mein Flug um die Welt, Translation by Ernst Christ and Leonore Schlaich, Stuttgart: Deutsche Verlagsanstalt 1948.
  3. Patrick O’Reilly (1969): Le Colonel Louis Castex (1896–1968), in: Journal de la Société des Océanistes Année (25), p. 302
  4. Patrick O'Reilly, « Le Colonel Louis Castex (1896-1968) », Journal de la Société des Océanistes, vol. 25, no 25, , p. 302–302 (lire en ligne, consulté le )
  5. Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, n° 1337, vue 8/31.
  6. 1 2 3 4 « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  7. 1 2 3 « Louis Castex », sur Académie française (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Entretien, dans : Tamarii Tahiti 73,
  • Interview, dans : Honolulu Advertiser 20,

Liens externes

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