Louis Gal
Louis Gal, né le à Marseille et mort le à Paris, est un officier de marine puis administrateur de journal français.
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Officier de marine, dirigeant de presse |
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Biographie
modifierNé le 12 février 1826 au no 25 à Marseille, Louis Marie Gal est le fils de Sophie Thérèse Antoinette Gal, née Daumas, et de Jean-Baptiste Joseph Étienne Gal, percepteur des contributions directes, domiciliés au Puy-Sainte-Réparade[1].
Entré à l’École navale le 5 novembre 1842, Louis Gal est nommé aspirant de deuxième classe le 16 août 1844 puis aspirant de première classe le 1er octobre 1846. Enseigne de vaisseau depuis le 1er octobre 1848, il prend part à l'expédition de Rome en 1849[1].
Participant à la Guerre de Crimée de 1854 à 1856[1], il s'illustre au siège de Sébastopol (1854-1855)[2], ce qui lui vaut d'être promu au grade de lieutenant de vaisseau le 5 octobre 1855 puis d'obtenir la croix de la Légion d'honneur et celle du Médjidié au début du mois de décembre 1855[1].
Placé en en non-activité en raison d'une maladie contractée au service[3], le lieutenant de vaisseau Gal est admis à faire valoir ses droits à la retraite à l'issue de 25 ans de services effectifs, le 5 novembre 1867[1]. Il reprend cependant du service lors de la Guerre franco-allemande de 1870 : nommé colonel d'état-major au titre auxiliaire par le gouvernement de la Défense nationale[2] le 12 décembre 1870 (décret du 23 janvier 1871), il assume les fonctions de chef d'état major du camp de La Rochelle[1].
En 1871, Gal quitte Marseille pour s'installer à Paris, où il entre comme administrateur à La Liberté, un journal bonapartiste dirigé par un autre ancien officier de marine, Léonce Détroyat, neveu par alliance du précédent propriétaire et directeur du quotidien, Émile de Girardin. Le nom de Gal figure ainsi dans l'ours de la Liberté dès le 3 novembre 1871 et y restera pendant près de vingt ans, jusqu'au 31 janvier 1891.
Le 14 mai 1876, sous l'influence d'Isaac Pereire[4], principal actionnaire du journal, la Liberté annonce son ralliement à la République. Détroyat ayant quitté la direction par désaccord avec ce changement de ligne éditorial, il est remplacé par Gal, qui reçoit le titre d'administrateur délégué[5] du conseil d'administration. Par décret du 6 novembre 1877, le nouveau directeur de la Liberté est élevé au grade d'officier dans l'ordre de la Légion d'honneur. La même année, il est élevé au grade de commandeur dans l'ordre du Médjidié et dans l'ordre de Charles III d'Espagne[1].
Cette même année 1877, Louis Gal a la douleur de perdre son fils unique, Joseph Gal, un jeune homme de 19 ans qui avait été l'élève de Victor Massé au Conservatoire et qui écrivait des articles de critique dramatique dans la Liberté sous le nom de plume de « Yousouf »[6]. Veuf de Joséphine Jaubert depuis le 19 mars 1876[7], Louis Gal épouse en secondes noces Eugénie Lagare (née en 1838), veuve de Vital-Aphrodise Donnadille, le 22 juin 1878[8].
Membre de l'Association syndicale de la presse parisienne, Louis Gal est l'un des douze cofondateurs de l'Association des journalistes parisiens en 1885[9]. La même année, il est l'un des cofondateurs de la Caisse des victimes du devoir, qui émane également de la presse parisienne, et dont il sera le trésorier[2].
Dans la droite ligne du ralliement de la Liberté à la République, Gal est un partisan du ralliement des conservateurs modérés à un nouveau parti à la fois loyalement républicain et résolument conservateur, comme le montre la lettre ouverte qui lui est adressée en 1886 par son ami Edgar Raoul-Duval, fondateur de la Droite républicaine[10].
Gal prend progressivement sa retraite au début des années 1890 : avant de disparaître de l'ours de la Liberté le 1er février 1891, il y est mentionné comme « un administrateur » (et non plus comme l'administrateur délégué) à partir du 2 février 1890. Âgé de 67 ans, il meurt le 5 août 1893 en son domicile du no 17 de la rue Saint-Florentin[11]. Après des obsèques célébrées le 8 août à la Madeleine, il est inhumé au cimetière du Montparnasse[2] (16e division).

Bibliophile, Louis Gal avait fait réaliser un ex-libris représentant un coq (Gallus en latin) sur une ancre de marine, avec la devise : « Je veille et tiens bon »[3].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Informations contenues dans le dossier de récipiendaire de la Légion d'honneur consultable sur la base Léonore.
- 1 2 3 4 Nécrologie dans La Liberté du 6 août 1893, p. 3.
- 1 2 Perrier, p. 194-195.
- ↑ Le Figaro, 14 mai 1876, p. 1.
- ↑ La Liberté, 14 mai 1876, p. 1.
- ↑ Le Monde artiste, 31 mars 1877, p. 7.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 9e arrondissement, registre des décès de 1876, acte no 486.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 8e arrondissement, registre des mariages de 1878, acte no 473.
- ↑ Association des journalistes parisiens, Compte rendu annuel. Exercice 1888. Rapports lus à l'assemblée générale du 22 mars 1889. Statuts et règlements, Paris, 1889, p. 4.
- ↑ « Une lettre de M. Raoul Duval », La Liberté, 26 août 1886, p. 1.
- ↑ Archives de Paris, état civil du 8e arrondissement, registre des décès de 1893, acte no 1440.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Émile Perrier (d), Les Bibliophiles et les collectionneurs provençaux anciens et modernes : arrondissement de Marseille, Marseille, 1897, p. 194-195 (consultable sur Gallica).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :