Louis Joseph de Fernig
François Louis Joseph Fernig[1]. (Strasbourg, - Nanterre, ) est un militaire français.
| François Louis Joseph Fernig François Louis Joseph de Fernig | ||
| Naissance | paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux, Strasbourg, Alsace |
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| Décès | (à 80 ans) Nanterre |
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| Origine | ||
| Allégeance | France | |
| Arme | Houzards, Garde Nationale, Guides | |
| Grade | commandant de la garde Nationale en 1789, capitaine commandant les Guides | |
| Années de service | Maréchal-des-logis des Houzards (hussards) durant la Guerre de Sept Ans (1756-1763) – 5 avril 1793 | |
| Commandement | Garde nationale, capitaine commandant les Guides | |
| Conflits | Guerre de Sept Ans (1756-1763), Valmy, Jemmapes, Neerwinden | |
| Faits d'armes | coup de sabre à la bataille de Neerwinden | |
| Distinctions | chevalier de la légion d'honneur | |
| Autres fonctions | Maître des langues, Administrateur et greffier général des terres et châtellenies de Mortagne-du-Nord depuis le 29 juillet 1767, greffier de la Haute-Cour de Mortagne le 13 juin 1774, tuteur du comte Alexis-Léon de Montboissier. | |
| Famille | fils de François Joseph Fernig, notaire royal à Strasbourg de 1746 à 1753, et de Marie-Françoise Klein, veuve de Joseph Esprit ; époux de Marie-Adrienne Bassez, fille de Jean-François et Marie-Jeanne Hautecoeur | |
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Biographie
modifierCarrière militaire
modifierIl participe aux campagnes du Hanovre durant la Guerre de Sept Ans (1756-1763) sous Louis XV, dans les houzards (2e régiment de hussards), probablement dans le régiment du comte Lancelot Turpin de Crissé.
Il quitte le service à la paix pour se livrer aux lettres et à des travaux scientifiques (étude de la nature, application des principes de la philosophie).
Voltaire le retint à Ferney-Voltaire durant un an (entre 1762 et 1766). Après la mort celui ci, il se fixe au château de l'Escafotte à Flines-lès-Mortagne dans la châtellenie de Mortagne-du-Nord, où il partageait son temps entre les devoirs de ses charges (administrateur et greffier général des terres et châtellenie de Mortagne), l'étude de la nature, l'application des principes de la philosophie et l'éducation de ses enfants.
Il est nommé à Mortagne-du Nord en 1789 en tant que commandant de la garde nationale. Il organise un service militaire régulier dans la châtellenie. Après plusieurs mois d'escarmouches avec les autrichiens, le colonel Pierre Riel de Beurnonville vient prendre position au camp de Maulde. À la levée de ce camp pour marcher au secours de la Champagne, les propriétés des Fernig sont saccagées. Le général Dumouriez donne asile à sa famille dans son armée et le fait nommer capitaine commandant les guides.
Fernig combat à Valmy, à Jemappes et à Neerwinden où il recoit un coup de sabre.
Il quitte l'armée et la France avec le général Dumouriez le , rentre en France en 1802 par suite de sa radiation de la liste des émigrés, et vit dans la retraite au sein de sa famille. Il meurt d’une apoplexie en 1816. Ses cendres reposent à Nanterre près de Paris.
Mariage et descendance
modifierIl épouse à Estreux (Valenciennes) le Marie-Adrienne Bassez (1735 - 1789). Ils ont sept enfants :
- Auguste, officier au service français.
- Marie Antoinette Louise Fernig (1768 - 1837) : épouse à Bruxelles en 1802 Henri Nerenburger, négociant à Amsterdam (1771 - 1837).
- Marie Félicité Louise Fernig (1770 - 1841) : combattante dans l'armée révolutionnaire française en 1792.
- Général comte Jean Louis Joseph de Fernig (1772 - 1847).
- Louis Alexandre Désiré Fernig (1774).
- Marie Françoise Théophile Robertine Fernig (1775 - 1819): combattante dans l'armée révolutionnaire française en 1792.
- Marie Adrienne Elisabeth Josèphe Aimée Fernig (1777 - 1837) : épouse vers 1798 le Général et diplomate comte Armand Charles Guilleminot.
Notes et références
modifier- ↑ La particule n'apparaît dans cette famille qu'avec la noblesse d'Empire de l'un ses fils ; dans son acte de mariage et les actes de baptême de ses enfants, le nom n'en porte pas.
Voir aussi
modifierSources
modifier- « Louis Joseph de Fernig », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
- Revue du Nord, Tome XII, No 45, , relatant les mémoires du Général Dumouriez.
- Philippe Lebas, Dictionnaire encyclopédique de la France.
- Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay, Étienne de Jouy, de l'Académie Française, Jacques Marquet de Norvins (baron de Montbreton), et autres hommes de lettres, magistrats et militaires, Biographie nouvelle des contemporains, ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité (etc), Paris, librairie historique, 1822 (Library University of California Davis).>
- François-Xavier Feller, François Marie Pérennès, Jean Baptiste Pérennès, Biographie universelle, Dictionnaire historique des hommes qui se sont fait par leur génie, leurs talens, leurs vertus (etc), Volume 5, Paris, 1834, Princeton University.
- Honoré Bonhomme, Correspondance inédite de Mademoiselle Théophile de Fernig, aide de camp du général Dumouriez, d'après les manuscrits autographes originaux, Paris, Librairie de Firmin Didot Frères, Fils et Cie, 1873.
- Archives départementales du Nord, Registres des actes paroissiaux : "CHATEAU-L'ABBAYE / BMS [1737-1791]".