Louis Lajarrige

syndicaliste et homme politique français

Louis Lajarrige, né le à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et mort le à La Baule (Loire-Atlantique), est un homme politique français.

Louis Lajarrige
Illustration.
Fonctions
Député français

(9 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 10 mai 1914
Réélection 16 novembre 1919
Circonscription Seine
Législature XIe et XIIe (Troisième République)
Groupe politique PRS
Prédécesseur Louis Brunet
Maire de La Baule-Escoublac

(4 ans)
Prédécesseur Roger de Lapeyrouse
Successeur Marcel Rigaud
Conseiller général de la Seine

(17 ans)
Circonscription Pont-du-Flandre
Prédécesseur Alfred Brard
Successeur Émile Lhenry
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Nazaire
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès La Baule
Nationalité Française
Profession Chaudronnier

Il est conseiller municipal de Paris, vice-président du conseil général de la Seine et député de la Seine de 1914 à 1924, inscrit au groupe de l'Union républicaine radicale et radicale-socialiste. Il ne se représente pas en 1924 et s'installe à La Baule, dont il devient maire.

Biographie

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Orphelin à neuf ans[1], Louis Lajarrige se place comme mousse aux Chantiers de la Loire ainsi qu’à la Compagnie générale transatlantique[2], puis à la Compagnie des wagons-lits[1]. Chaudronnier en cuivre, il suit pendant cinq ans les cours de l’Association philotechnique de Paris[2]. En 1898, il est nommé secrétaire général du syndicat des travailleurs du gaz et en 1899, il devient secrétaire général de l'instance nationale[2]. Il a alors 24 ans et il occupe ce poste pendant 15 ans[2]. Il est l’auteur du projet de loi du portant sur les congés payés pour tous. Conseiller municipal de Paris (XIXe), vice-président du conseil général de la Seine et député de la Seine de 1914 à 1924, mais ne représente pas aux élections de [2]. Il est alors secrétaire général du quotidien Le Journal[3].

Vers 1902, il initie des colonies de vacances d’enfants parisiens sur la future Côte d'Amour[1], rachetant pour cela l’hôtel de l’Océan à Pornichet et l’Atlantic Hôtel à Batz-sur-Mer[1].

En 1921, il achète 230 hectares à La Baule-Escoublac et entreprend de lotir le futur quartier La Baule-les-Pins[3]. Il obtient le détournement de la voie ferrée qui joint Pornichet à La Baule en longeant la côte, traversant le quartier en devenir. Afin d’éviter une urbanisation anarchique, il organise un concours pour lotir du Bois d’Amour  160 ha rachetés à la Société des Dunes par la Société immobilière de la Baule-les-Pins  auquel 70 architectes participent ; les résultats ne satisfaisant pas Louis Lajarrige  ni le 1er prix, ni le 5e ne sont décernés , il confie aux architectes Lévêque et Fabre le soin de réaliser une synthèse des 20 meilleurs projets[4]. L'arrêté préfectoral du approuve la création du lotissement, qui est inscrit au plan d’extension et d’embellissement de La Baule que le conseil d’État valide le [1].

Louis Lajarrige est récompensé par la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1927[2] puis par celle d’officier le [5]. Il quitte son poste au Journal et Paris en 1929 et s'installe à La Baule, à la tête de la Société immobilière de la Baule-les-Pins[2], créée le [1].

Élu maire de La Baule en 1935, il démissionne en 1939 au profit de Marcel Rigaud[2]. En 1951, Louis Lajarrige fait don à la commune de la place René-Coty, des tennis de La Baule-les-Pins et du parc des Dryades[5].

Il meurt le dans le Pavillon des Dunes, son domicile baulois[2]. Le conseil municipal, par ses délibérations des et renomme l’avenue des Tilleuls au nom de Louis Lajarrige[5]. L'association des Amis de Louis Lajarrige est créée le de la même année[5].

Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Charles, La Baule et ses villas : le concept balnéaire, Paris, Massin, , 213 p. (ISBN 2-7072-0444-7, BNF 38890407).
    Alain Charles est architecte DPLG et DEA en histoire de l'architecture, spécialiste du balnéaire[6],[7].
  • Colette David (photogr. Stéphan Ménoret), Les villas de La Baule : des bourgeoises modèles aux excentriques rigolotes, La presse de l’Estuaire, , 95 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Colette David est journaliste au quotidien Ouest-France[8].
  • Laurent Delpire, « Urbanisme et architecture balnéaire : histoire d'un phénomène de société, l’exemple du Pays de Guérande », Les cahiers du Pays de Guérande, no 52, (ISSN 0765-3565).
    Laurent Delpire est historien de l’art, conservateur des antiquités et objets d’art de Loire-Atlantique.
  • Jean-Louis Kerouanton, « Éléments de cartographie pour la connaissance de l’architecture balnéaire bauloise » [PDF], sur un site du ministère de la Culture, (consulté le ).
    Jean-Louis Kerouanton est chercheur au service régional de l’Inventaire, direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire.
  • Ouvrage collectif, La Baule de A à Z : petite histoire d'une grande station, La Baule-Escoublac, publication sous l’égide de la mairie, coll. « Patrimoine de La Baule », , 214 p. (ISBN 2-9512-8790-9, BNF 37046006). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Bernard Vighetti, La Baule et la presqu'île guérandaise : XXe siècle, le grand essor du tourisme, t. 2, Nantes, Siloé, , 359 p. (ISBN 2-8423-1257-0, BNF 39054875). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 La Baule de A à Z, p. 105.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 La Baule sépia.
  3. 1 2 David 1979, p. 26.
  4. Vighetti 2003, p. 243.
  5. 1 2 3 4 La Baule de A à Z, p. 106.
  6. Anne Vidalie, « La Baule: le bonheur est dans les pins », sur un site du magazine L'Express, (consulté le ).
  7. Alain Charles, « Panorama Le Pouliguen - La Baule - Pornichet », sur panorama-labaule.com (consulté le ).
  8. Daniel Le Couédic, « L’architecture et les paysages, bastions de l’identité bretonne », sur bretonsdujapon (consulté le ), p. 11.