Louis Prosper Lofficial
Louis Prosper Lofficial, né le 27 novembre 1751 à Montigné-sur-Moine (généralité de Tours, actuel département du Maine-et-Loire)[1], mort le à Paris, est un homme politique de la Révolution française et du Premier Empire.
| Louis Prosper Lofficial | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Député du bailliage de Poitiers | ||
| – (2 ans, 6 mois et 6 jours) |
||
| Gouvernement | Assemblée constituante de 1789 | |
| Groupe politique | Tiers état | |
| Député des Deux-Sèvres | ||
| – (3 ans, 1 mois et 19 jours) |
||
| Gouvernement | Convention nationale | |
| Député de la Marne | ||
| – (2 ans, 7 mois et 1 jour) |
||
| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Montigné-sur-Moine, France | |
| Date de décès | (à 63 ans) | |
| Lieu de décès | Ancien 2e arrondissement de Paris | |
| Nationalité | Française | |
| Parti politique | Modérés | |
| Profession | Juge consulaire Conseiller à la cour impérial |
|
|
|
||
| députés des Deux-Sèvres députés de la Marne |
||
| modifier |
||
Entre 1789 et 1798, il est député à l'Assemblée nationale constituante, à la Convention nationale où il vote la détention de Louis XVI, et au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
modifierEn 1786, Louis Prosper Lofficial reçoit la charge de « conseiller bailli et lieutenant général au bailliage de Vouvant ».
Mandat à la Constituante
modifierEn 1789, Louis Prosper Lofficial est élu représentant du tiers-état pour la sénéchaussée du Poitou aux États généraux. Durant son mandat, il adhère au club des Jacobins.
Mandat à la Convention
modifierLa monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Louis Prosper Lofficial, alors juge au tribunal de Parthenay, est élu député du département des Deux-Sèvres, le sixième sur sept, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[3],[4] :
Si j'avais à émettre mon vœu comme juge je voterais pour la mort, mais je n'ai point ce pouvoir ; mes commettants m'ont envoyé pour faire des lois, et non pour juger. Je vote pour la détention durant la guerre et le déportation à la paix.
Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].
Après la chute de Robespierre, Louis Prosper Lofficial adhère à la réaction thermidorienne.
Le 12 frimaire an III (le 2 décembre 1794), il est envoyé en mission aux côtés d'Étienne Chaillon (député de Loire-Inférieure), Pierre-Marie Delaunay (député du Maine-et-Loire), Joseph-Marie Gaudin (député de Vendée), Henri Menuau (député du Maine-et-Loire) et Charles Morisson (député de Vendée) auprès de l'armée de l'Ouest. Le 29 pluviôse an III (le 17 février 1795), il cosigne le traité de La Jaunaye qui établit la paix entre la France et une partie des chefs de la Chouannerie.
Le 22 thermidor an III (9 août 1795), de retour il dénonce la conduite d'Adrien Francastel (député de l'Eure) et de Nicolas Hentz (député de la Moselle), anciens représentants en mission à Nantes[7] :
La marche tenue à Nantes par Carrier a été suivie par Hentz et Francastel dans notre commune, et par le comité de révolutionnaire et la commission qui étaient à leurs ordres.
Toutefois, il défend la conduite de Jean-Baptiste Bô (député de l'Aveyron), ancien représentant en mission[8] :
Bô, avant le 9 thermidor, a fait arrêter le comité révolutionnaire de Nantes, et a, par cette mesure vigoureuse, fait respirer les habitants de cette commune.
Mandat aux Cinq-Cents
modifierSous le Directoire, Louis Prosper Lofficial est réélu député, pour le département de la Marne, et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798)[9].
Après son mandat, il est nommé juge consulaire à Angers, conseiller à la cour impériale en 1811.
Une rue porte son nom dans sa commune de naissance à Montigné-sur-Moine.
Notes et références
modifier- ↑ Archives départementales du Maine-et-Loire, « Registre paroissial de Montigné-sur-Moine, baptêmes, mariages et sépultures de 1722 à 1752, vue 219 / 229 »
, sur https://recherche-archives.maine-et-loire.fr (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°327, « Convention nationale, séance du soir du 22 thermidor (9 août) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 27 thermidor an 3 (14 août 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°326, « Convention nationale, séance du 22 thermidor (9 août) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 26 thermidor an 3 (13 août 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
Sources
modifier- « Louis Prosper Lofficial », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :