Louis Naurissart

personnalité politique française

Louis Naurissart est un homme politique français né le à Limoges (Haute-Vienne) et décédé le à Cénevières (Lot).

Louis Naurissart
Fonctions
Maire de Limoges
-
Député aux États généraux de 1789
Tiers état
jusqu'au
Maire de Limoges
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
signature de Louis Naurissart
Signature.

Directeur de la monnaie à Limoges, il est député du tiers état aux États généraux de 1789 et s'occupe des questions financières. Il démissionne le . Il est également maire de Limoges de 1781 à 1785 et de 1791 à 1792.

Biographie

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Louis Naurissart nait à Limoges sur la paroisse de Saint-Michel-des-Lions[1]. Son père Jean-Etienne Naurissart, né à Constantinople et naturalisé français, est ingénieur et entrepreneur des ponts et chaussées de la généralité de Limoges[1].

Louis Naurissart se marie à Saint-Pierre-du-Queyrois en 1764 avec Anne Labiche (ou de la Biche, dont le frère sera martyr sur les pontons de Rochefort)[1].

En 1766, il acquiert l'office de conseiller du roi, directeur et trésorier général de la monnaie de Limoges, dispensé de la limite d'âge[1].

En 1776, il est nommé échevin de Limoges, puis maire en décembre 1780 dont il démissionne en 1784[1]. A cette époque, il est un des administrateur du collège royal de Limoges, et parraine en 1781 une cloche du couvent des dominicains de Limoges[1].

Très fortuné, il fait construire l'hôtel de la monnaie de Limoges[2],[3], et achète en 1788 aux Villoutreys de Brignac le château de Brignac à Royères[1].

Il est député du tiers état aux États généraux de 1789[1]. Il est hostile aux idées nouvelles, partisan de l'ancien régime, et ne s'y occupe quasiment que des questions économiques[1]. Il obtient à deux reprises un budget de soutien aux habitants de Limoges[1]. Ne se trouvant plus à sa place au sein de l'assemblée, il démissionne le [1].

Revenu à Limoges, il s'oppose ouvertement au nouvel ordre politique, incarnant, selon l'historien limousin Alfred Fray-Fournier, le parti de la contre-révolution représenté à Limoges par la haute bourgeoisie[1]. Il est un des chefs de l'opposition royaliste, groupée dans la société des amis de la paix[1].

Il est réélu maire de Limoges en novembre 1791, mais perd le soutien de la population du fait de son positionnement politique[1]. Il est accusé d'avoir fait détourner sur Coblence le blé destiné aux habitants[1]. Le 27 février 1792, une émeute éclate à Limoges, envahissant la salle du conseil municipal, et il la fait réprimer par les armes[1]. Il se réfugie dans son château de Brignac puis à Paris, Rouen puis Bordeaux[1]. En août 1792, il est déchu de la mairie[1].

Revenu à Limoges, il est arrêté à Brignac en décembre 1792, il est relâché peu de temps après[1]. Il est de nouveau arrêté le 17 mars 1793, et prend la fuite le soir même avec plusieurs codétenus, partant pour Bordeaux[1]. Accusé d'« aristocratie et incivisme », il est jugé par contumace en juillet 1793 et acquitté. A l'instar de Pétiniaud de Beaupeyrat, Naurissart doit fuir Limoges, et est considéré comme émigré[1]. Sa femme est arrêtée en octobre 1793, et, espérant adoucir son traitement obtient en janvier 1793 le divorce en tant que femme d'un « émigré mort civilement »[1].

Un partie des biens immobiliers de Naurissart sont vendus comme biens nationaux en juillet-août 1794[1].

Louis Naurissart revient à Limoges fin 1794 puis obtient sa radiation de la liste des émigrés, ainsi que la restitution de ses biens non vendus[1]. Ayant lancé à Paris une maison de banque, il doit vendre ses biens à la suite de pertes boursières. Il décède dans son château de Cénevières le 25 octobre 1809[1].

Sources

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 Boulaud 1912.
  2. ↑ Guillaume Bellavoine, « On nous a ouvert les portes de la Banque de France, présente dans cet hôtel de Limoges depuis 175 ans », Le Populaire du Centre,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ « Ancien hôtel Naurissart, actuellement succursale de la Banque de France - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  • « Louis Naurissart », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • A. Fray-Fournier, « Louis Naurissart », Archives révolutionnaires de la Société des archives historiques du Limousin, vol. IV,‎ , p. 219-246 (lire en ligne)
  • Joseph Boulaud, « Douze femmes d'émigrés divorcées à Limoges sous la Terreur (1793-1794) (suite), part. VII », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, vol. LXII, no 1,‎ , p. 19-37 (lire en ligne)

Liens externes

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