Louis Sailhan
Louis Sailhan, né le à Saint-Pardoux-du-Breuil en Lot-et-Garonne et mort pour la France à Perthes-lès-Hurlus dans le département de la Marne le , est un poète français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Pierre Louis Sailhan |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Conflit | |
| Distinctions |
Biographie
modifierPierre Louis Sailhan, né le à Saint-Pardoux-du-Breuil[1], est le fils d'Arnaud Sailhan (né en 1852), employé aux tabacs et de Marie Chaulet (née en 1856)[2].
Issu d'une famille gasconne, il fait ses études au lycée Bernard-Palissy à Agen et entre à la faculté de droit avant de faire son service militaire au 7e régiment d'infanterie de à puis à la 17e section de secrétaires d'état-major et du recrutement jusqu'en . Après le service militaire, il part travailler à Paris comme commis des contributions indirectes[3]. Il collabore à diverses publications, notamment La Revue hebdomadaire et La Démocratie de Marc Sangnier[1].
Il épouse Jeanne Gabrielle Launay (1885-) le à Toulouse[4] et publie la même année son premier recueil Petits poèmes. Un second volume parait en 1913, Paysages intérieurs, tous deux inspirés par les paysages de l'Agenais[1]. Edmond Pilon rapporte qu'Emmanuel Delbousquet, poète du Lot-et-Garonne, était son ami[5] et Henri Bremond dit qu'il « était simple, modeste, généreux, prêt au sacrifice »[6].
Quand il est rappelé au 20e régiment d'infanterie par le décret de mobilisation en , il est rédacteur principal au service d'architecture de la Préfecture de la Seine[7]. Nommé sergent en , il est retenu au dépôt de Marmande jusqu’à [5]. Parti au front comme sergent à la 8e compagnie du 20e régiment d'infanterie, il est tué à Perthes-lès-Hurlus, d’une balle à la tête, le [8],[9].
La citation qui accompagne sa distinction dans l'ordre de la médaille militaire décrit un « sous-officier courageux et dévoué. Mortellement blessé le , devant Perthes, en se portant à l'assaut des positions ennemies »[1].
Œuvres principales
modifier- Petits poèmes, 1908
- Paysages intérieurs, 1914
Distinctions
modifierHommages
modifier- Le nom de Louis Sailhan est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[10].
- Son nom figure dans sur la plaque commémorative du lycée Bernard-Palissy à Agen, sur le monument aux morts de Saint-Pardoux-du-Breuil et le monument aux Parisiens morts pendant la Première Guerre à Paris.
Bibliographie
modifier- Edmond Pilon, « Louis Sailhan », Bulletin des écrivains de 1914-1915, , p. 2 (lire en ligne)
- Henri Bremond, « De Quelques jeunes écrivains morts pour la France », Le Correspondant, , p. 451-455 (lire en ligne)
- L. Bordes, « Louis Sailhan - Mort pour la France », Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest, , p. 461-473 (lire en ligne)
- Alexandre Arnoux, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 1, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , p. 622-628
Références
modifier- 1 2 3 4 Arnoux 1924, p. 622.
- ↑ « 4E259-7 - Naissances, Mariages, Décès-Saint-Pardoux-du-Breuil-1873-1882 - acte n° 7 », sur lotetgaronne.archives.prismia.fr, p. 30
- ↑ « 1 R art. 600 - Classe 1900 - Marmande - matricule militaire n° 621 », sur lotetgaronne.archives.prismia.fr
- ↑ « TOULOUSE - Mariages 1908 - acte n° 374 », sur basededonnees.archives.toulouse.fr, p. 131
- 1 2 Pilon 1915, p. 2.
- ↑ Bremond 1915, p. 454.
- ↑ « Recueil des actes administratifs de la Préfecture du département de la Seine », sur Gallica, , p. 325
- ↑ « Pierre Louis SAILHAN - Mort pour la France le 11-03-1915 (Souain-Perthes-lès-Hurlus, 51 - Marne, France) », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
- ↑ « Paris - 1915 - Décès - 5e arrondissement - 5D 212 - acte n° 1642 », sur archives.paris.fr, p. 6
- ↑ « La Pensée française », sur Gallica, , p. 2
Liens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative aux militaires :