Louise Horte
Louise Horte, née Eugénie Marie Louise Rouen le à Saint-Féliu-d'Avall (Pyrénées-Orientales) et morte le à Perpignan (Pyrénées-Orientales), est une résistante française[1].
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Eugénie Marie Louise Rouen |
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René Horte (à partir de ) |
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Biographie
modifierJeunesse
modifierLouise Horte, après des études de secrétariat à Perpignan, travaille chez un avocat de Perpignan, puis dans une entreprise viticole à Banyuls-sur-Mer et Port-Vendres. Elle y rencontre René Horte et l'épouse à Port-Vendres le . Ce dernier est instituteur à Valmanya en Conflent. Elle s'y installe avec lui et leur fils Jean-Claude naît le [1].
Résistance
modifierAlors que René Horte est mobilisé en 1939, Louise Horte prend en charge le secrétariat de la mairie de Valmanya jusqu'à son retour. En , Abdon Robert Casso, également originaire de Valmanya, crée le réseau de résistance Sainte-Jeanne auquel René et Louise Horte prennent part dès le mois d'avril suivant ; elle y gagne le grade de lieutenant.
Arrestation, internement, déportation
modifierLe , la police allemande vient pour arrêter René Horte. S'étant échappé, elle est arrêtée à la place, interrogée puis transférée à Amélie-les-Bains et enfin à Perpignan. Interrogée à chaque fois, elle ne dit rien[1].
Trois mois plus tard elle est déportée au camp de Ravensbrück par le convoi I.126 parti de Paris le , où elle porte le matricule 22 388[2]. Elle s'y lie avec des militantes communistes, ce qui la conduit à adhérer au Parti communiste après la guerre.
Libération et après-guerre
modifierBénéficiant d'un échange de 1000 prisonnières allemandes contre 400 déportées grâce à la Croix-Rouge suisse, elle est de retour chez elle le , avant la fin de la guerre[1]. Elle y retrouve son village, détruit par les Allemands en , et son mari, qui poursuit ses activités dans le maquis puis redevient instituteur après la guerre[3].
Décès
modifierDistinctions
modifierLouise Horte a reçu les distinctions suivantes[1] :
Officière de la Légion d'honneur[Quand ?]
Croix de guerre - avec palme de bronze
Palmes d'or de l'ordre de la Couronne- Citation à l'ordre de la nation américaine par le général Eisenhower
Son mari René Horte a reçu la médaille de la Résistance française (décret du )[4].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Étienne Frénay, « Horte (Eugénie, Marie, Louise) née Rouen », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
- André Balent et Étienne Frénay, « Horte (René, Joseph) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
Articles connexes
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Étienne Frénay, « Horte (Eugénie, Marie, Louise) née Rouen », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
- ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.126 parti de Paris le 29 août 1943 » (consulté le )
- 1 2 André Balent et Étienne Frénay, « Horte (René, Joseph) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche René Horte » (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 16 P 522260, AC 21 P 572817)
- Ressource relative aux militaires :