Lu Chin-ku
Tony Lu Chin-ku (魯俊谷)[1], de son vrai nom Wang Chun-yeung (王振仰) est un acteur et réalisateur hongkongais né en s'étant illustré au cours du crépucule des studios Shaw Frères par des œuvres cinématographiques au style flamboyant, dont la propension à l'utilisation d'effets appuyés, d'une palette chromatique décomplexée et d'exagérations diverses le font comparer par le critique Richard Meyers à Busby Berkeley et Baz Luhrmann[2].
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
魯俊谷 |
| Nationalité | |
| Activités |
Originaire du Fujian et ayant immigré à Hong-Kong en 1962, il rejoint les studios Cathay en 1970 et adopte alors le nom de scène de Lu Chun[3]. Après la fermeture de la Cathay, il travaille pour le cinéma indépendant puis rejoint la Shaw Brothers en 1979 en tant que réalisateur[3]. L'auteur spécialisé Arnaud Lanuque le qualifie de "génie oublié"[4].
Filmographie partielle
modifierActeur
modifierIl tourne dans 54 films, dont :
- 1972 : La dialectique peut-elle casser des briques ? : un capitaliste
- 1972 : Blind Boxer
- 1973 : Winchester, Kung-fu et Karaté
- 1976 : Bruce Lee & I : monsieur Zhao
- 1977 : Broken Oath
Réalisateur
modifierIl réalise une quarantaine de films, dont certains sont sortis en salle en France au cours des années 1970 :
- 1975 : On m'appelait Bruce Lee
- 1976 (?) : Le Tigre de Hong Kong[5]
- 1977 : Shao-lin et les hommes de bronze[6]
- 1983 : Bastard Swordsman
- 1983 : The Lady Assassin
- 1984 : Secret Service of the Imperial Court
- 1990 : The Dragon Fighter
- 1993 : Angel Terminators 2
Références
modifier- ↑ aussi connu sous diverses transcriptions de son pseudonyme et de son nom, dont Tony Liu, Lu Chun-ku, (Tommy) Loo Chun, etc
- ↑ Richard Meyers, Films of Fury: The Kung Fu Movie Book, 2011, p. 110
- 1 2 Celestial Pictures, biographie en bonus de l'édition hongkongaise du DVD Return of the Bastard Swordsman.
- ↑ Arnaud Lanusque, Tony Liu, le génie oublié, sur La Maison du cinéma ajiatique
- ↑ La Revue du Cinéma, 1977, p.7
- ↑ L'Année du Cinéma, 1979, p.247
