Lu Qianyi
Lu Qianyi (chinois : 鹿虔扆 ; chinois traditionnel : 鹿虔扆 ; pinyin : ; Wade : Lu Ch'ienyi) est une figure politique de la période des Cinq Dynasties, ayant servi à des postes militaires élevés. En plus de sa carrière politique, il a également laissé des poèmes qui ont été compilés dans des anthologies classiques, notamment dans le Recueil parmi les fleurs ((花间集, Huajian Ji).
| Naissance |
N.D. |
|---|---|
| Décès |
ND |
| Nom dans la langue maternelle |
鹿虔扆 (Lu Qianyi) |
| Nom de naissance |
鹿虔扆 (Lu Qianyi) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
école poétique Parmi les fleurs |
Poème lyrique ci: Derrière les lourdes portes aux verrous d’or |
Biographie
modifierPeu d’informations existent au sujet Lu Qianyi; l’année de sa naissance et de sa mort ainsi que son nom de courtoisie sont inconnus. Il est entendu que c’est un poète de la période des Cinq dynasties[1].
Dans sa jeunesse, il étudie la poésie ancienne. Par la suite, il devient diplômé de l’examen impérial (jinshi, érudit) sous la dynastie du Shu postérieur[2]. Lu Qianyi occupe plusieurs postes officiels, et pendant la période Guangzheng (environ 938–950), il sert en tant que gouverneur militaire de Yongtai, puis promu au titre de grand commandant de la garde impériale et enfin, il est nommé au poste élevé de grand protecteur (太保)[a 1],[3] ce qui lui vaut le surnom de Lu Taibao (鹿太保) (littéralement grand protecteur Lu)[4].
Il fait partie, avec Ouyang Jiong, Han Chong, Yan Xuan, Mao Wenxi, des poètes célèbres pour leur maîtrise des poèmes lyriques (ci), au service du dernier souverain de Shu postérieur, Meng Chang (en) (r. 934-965)[5],[2]. Il a été écrit que ceux qui les détestent les surnomment « les Cinq Fantômes», mais cette affirmation semble contestée aujourd’hui[2].
Après la chute du royaume du Shu postérieur, Lu Qianyi cesse de servir dans l’administration et n’occupe plus de fonction officielle jusqu’à la fin de sa vie[1].
Poésie
modifier花间集 (Huajian ji)
Lu Qianyi fait partie du groupe des poètes floraux et il appartient à l’école poétique Parmi les fleurs. Ses vers, empreints de mélancolie et de regrets, sont élégants et clairs, avec peu de tendances à l’ornementation excessive. Son style est proche de celui de Wei Zhuang. Il écrit beaucoup de poèmes à chanter ci, mais, il n’y en a que six ont été sélectionnés dans la célèbre anthologie de poésie ci des Cinq Dynasties, le Recueil parmi les fleurs (花间集, Huajian Ji)[3],[6] p. 215.
Poème
modifierSon poème probablement le plus célèbre est celui ci-dessous[a 2],[3]. C’est un poème empreint de mélancolie où les sentiments se mêlent aux éléments de la nature.
Derrière les lourdes portes aux verrous d’or (金鎖重)
modifier
| Chinois
金鎖重門荒苑靜, |
Traduction libre
Derrière les lourdes portes aux verrous d’or, le jardin désolé est désert et silencieux. |
|
煙月不知人事改, |
La lune brumeuse ignore que les choses ont changé. |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Dans le Recueil parmi les fleurs, il est présenté ainsi : 鹿太保虔扆: Lu Qianyi, grand protecteur.
- ↑ Ce poème se trouve dans le Recueil parmi les fleurs, volume 9, à la page 170.
Références
modifier- 1 2 (zh) « 鹿虔扆 », sur Baike.Baidu.com, (consulté le )
- 1 2 3 (zh) « 鹿虔扆 », sur Sohu.com (consulté le )
- 1 2 3 (zh) Chongzuo Zhao (active 934-965), 花間集 (Huajian ji), The Project Gutenberg eBook, vol. 9, (lire en ligne), p. 170
- ↑ (zh) « 鹿虔扆 (Lù Qián yí) », sur Ctext.org (consulté le )
- ↑ (zh) « 鹿虔扆 », sur Gushici.cina.com (consulté le )
- ↑ Yang Shengqiang, De la formation des genres poétiques : ci et trobar, Lausanne, Thesis, University of Lausanne, (lire en ligne)